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1984 We Want Moore
2001 Back To The Blues
 

- Style : Inglorious, Rory Gallagher
- Membre : Black Country Communion, Snakecharmer, Deep Purple, Glenn Hughes , Uriah Heep
- Style + Membre : Thin Lizzy, G-force, Wild Horses [uk], Rainbow, Msg, Ufo
 

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Gary MOORE - Dirty Fingers (1981)
Par JEFF KANJI le 5 Septembre 2018          Consultée 484 fois

G-FORCE se désagrège rapidement une fois sa tournée en première partie de WHITESNAKE effectuée. Gary Moore rejoint alors Greg LAKE avec qui il tournera et enregistrera deux albums. Une fois ces considérations artistiques et pécuniaires remplies, il est temps pour le guitar-hero de penser sérieusement au successeur direct de "Back On The Streets". Surfant sur les acquis de ces dernières expériences, le ton va considérablement se durcir et la mue Hard Rock, quasi Heavy Metal va s'opérer alors. L'album de G-FORCE montrait déjà une approche plus policée et plus Hard, enterrant définitivement les relents Jazz Fusion, réminiscences de COLOSSEUM II.

Le Gary MOORE Hard qui a cartonné trois ans plus tard est déjà bel est bien là, et l'Irlandais va une nouvelle fois s'entourer d'une véritable dream-team, Don Airey restant fidèle parmi les fidèles, et la section rythmique Jimmy Bain/Tommy Aldridge est redoutable, le premier s'étant fait remarquer quatre ans plus tôt sur le "On Stage" de RAINBOW, et le second a déjà une belle carrière en compagnie de Pat TRAVERS. Mais le plus épatant est sans nul doute ce vocaliste, le seul qui réunissait selon moi toutes les qualités que Gary Moore attendait ; l'ex Ted NUGENT possède un timbre et des intonations très proches de ce que Gary produira l'année suivante avec "Corridors Of Power" mais dispose de cette réserve de puissance qui lui fera toujours un peu défaut. Cette association tire clairement "Dirty Fingers" vers le haut, d'autant que pour ne rien gâcher, Chris Tsangarides confirme sa montée en puissance en étant de retour derrière la console. Charlie Huhn ne restera malheureusement pas très longtemps avec Gary, puisqu'en '82, il partira bosser avec Trevor Rabin chez Geffen pour un album qui ne verra jamais le jour… Petit coucou du bassiste des KINKS Andy Pyle sur le chemin également.

"Hiroshima", "Really Gonna Rock Tonight" et l'instrumental "Dirty Fingers" montrent un visage nettement plus offensif. Mais l'aventure G-FORCE et les sirènes FM auront marqué durablement l'écriture de Gary Moore, qui au milieu des riffs et soli puissants organiquement restitués par Chris Tsangarides (loin du son synthétique de "G-Force") délivre des titres plus mélodiques aux refrains entêtants ("Bad News", "Run To Your Mama") qui contribuent à aérer et sacrément équilibrer ce premier classique de la carrière de Gary MOORE.

"Dirty Fingers" a été enregistré en 1981, mais on peut penser que le départ de Gary Moore pour le Greg LAKE BAND mettra le projet entre parenthèses, ce qui est bien dommage, car le succès solo aurait selon moi pu montrer son nez plus rapidement, et devenir bien plus important, sans attendre "Corridors Of Power" qu'il dépasse en de nombreux points. Il verra finalement le jour en 83, se télescopant avec les sorties de "Rockin' Every Night – Live In Japan" qui documentait la tournée "Corridors Of Power" justement, "Victims Of The Future" et le "Live At The Marquee", un enregistrement de 1979 de la tournée "Back On The Streets". Alors autant dire que c'est le bordel dans la carrière de Gary MOORE à ce moment-là, le musicien étant tellement prolifique qu'il publie des disques à un rythme effréné jusqu'au milieu des années 80 où sa carrière aura enfin atteint son rythme de croisière.

Mais les raisons principales de ce désordre sont des histoires de business (expliquées dans la chronique du "G-Force"). Et Gary refusera d'ailleurs de les considérer comme des albums canoniques dans sa discographie, arguant du fait que "Dirty Fingers" n'avait jamais été proprement fignolé, ni mixé, lui conférant un statut de démo à ses yeux. Gary Moore n'était pas quelqu'un de facile, il faut le concéder, et malgré l'appât du gain qui a été le seul moteur de sa sortie par Jet Records, "Dirty Fingers" demeure un témoignage essentiel de la carrière solo du Loner, le catalyseur des aspirations Hard de Gary MOORE.

Même s'il n'est sorti qu'ultérieurement, "Dirty Fingers" est donc le second album solo de Gary MOORE, le successeur de "Back On The Streets", si on ne compte bien évidemment pas "G-Force", venu pendant quelques temps s'intercaler entre les deux. Et cet album, particulièrement Heavy par rapport au reste des productions du guitariste (il n'y a bien que "Victims Of The Future" qui lui tienne la dragée haute), le montre en pleine possession de ses moyens, montrant ses penchants les plus agressifs (la folie furieuse ininterrompue de "Dirty Fingers", le sublime "Nuclear Attack", déjà écrite pour l'éponyme de Greg LAKE), et délaissant pour un temps les aspirations FM révélées par "G-Force". Tout n'y est pas parfait, mais la cohérence et l'envie débordent tellement de ce disque qu'on lui pardonne facilement quelques pièces moins mémorables mais gorgées de cette énergie Hard dont fait preuve Gary, et qui surpasse assez nettement celle à l'œuvre chez un THIN LIZZY en quête d'un nouveau souffle.

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   JEFF KANJI

 
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- Charlie Huhn (chant)
- Gary Moore (guitare, chant sur 10, chœurs)
- Don Airey (claviers, orgue)
- Jimmy Bain (basse)
- Tommy Aldridge (batterie)


1. Hiroshima
2. Dirty Fingers
3. Bad News
4. Don't Let Me Be Misunderstood
5. Run To Your Mama
6. Nuclear Attack
7. Kidnapped
8. Really Gonna Rock Tonight
9. Lonely Nights
10. Rest In Peace



             



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