Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  LIVE

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1984 We Want Moore
2001 Back To The Blues
 

- Style : Inglorious, Rory Gallagher
- Membre : Black Country Communion, Snakecharmer, Deep Purple, Glenn Hughes , Uriah Heep
- Style + Membre : Thin Lizzy, G-force, Wild Horses [uk], Rainbow, Msg, Ufo
 

 Site Officiel (32)

Gary MOORE - Live At The Marquee (1980)
Par JEFF KANJI le 2 Septembre 2018          Consultée 521 fois

L'avenir semblait sourire à Gary Moore en 1980. G-FORCE avait le potentiel pour marcher aux USA et a permis au guitariste de s'attirer les faveurs de Sharon Arden, future Osbourne qui, à la tête de Jet Records a une vengeance familiale à opérer avec son Ozzy. Si G-FORCE périclite, après avoir manqué d'être le backing-band du Madman sur "Blizzard Of Ozz", Gary Moore est bien entouré avec Tommy Aldridge, Andy Pyle et Don Airey. Kenny Driscoll (LONE STAR) fera bien l'affaire au chant, il disparaîtra peu après les quelques dates de 1980. S'étant frotté aux TYGERS OF PAN TANG, l'appétit de Gary Moore pour le Heavy Metal ne fait que s'accroître, et il peut compter sur une section rythmique aussi solide qu'éphémère (l'arrivée de Jimmy Bain pour les sessions de "Dirty Fingers" va faire la différence).

Ce Live, le premier de la carrière de Gary MOORE n'aurait jamais dû sortir en réalité, bien que proprement enregistré sur trois soirées au célèbre Marquee Club de Londres. Il permet aux fans de découvrir après coup la mutation alors à l'œuvre dans la musique de Gary MOORE et qui va permettre à l'artiste de recueillir la popularité qu'il mérite sur son seul nom, et plus seulement comme le guitariste de THIN LIZZY. Le line-up ne fera pas long feu puisque Gary voudra suite à la sortie de "Dirty Fingers" embaucher Jack Bruce (CREAM) et Cozy Powell (RAINBOW) pour tourner… Mais son projet ne sera jamais financé par Jet avec qui la collaboration s'arrêtera net, non sans que le label ne conserve ce "Live At The Marquee" et l'album studio enregistré début '81 "Dirty Fingers" dans les cartons… "Live At The Marquee" ne sortira donc qu'en septembre 1983.

Mais on peut compter sur la connexion quasi télépathique entre Gary Moore et Don Airey, héritée des années COLOSSEUM II, pour épater la galerie ("Dancin") où Tommy Aldridge démontre sa force de frappe mais aussi un certain manque de finesse. Kenny Driscoll entre dans la tradition des chanteurs de Gary MOORE, au timbre relativement proche du guitariste, sauf que celui-ci prend parfois des accents à la Paul Stanley, qui en font un chanteur un poil plus personnel. Il va se montrer à la hauteur dès "Back On The Streets" qui ouvre le bal en fanfare. On sent que le Marquee n'est pas l'Hammersmith Odeon et on entend assez peu le public ; on est en pleine ambiance club, ce qui sied bien à Gary MOORE à ce stade de maturation musicale. La setlist est donc assez originale et inédite, car la carrière solo de l'Irlandais n'a réellement commencé que depuis deux ans et demi. C'est dire le rythme qu'il tient !

Ce Live va piocher allègrement dans l'album de G-FORCE, et ne conserver que les deux plus grosses réussites de "Back On The Streets", ce qui lui donne une couleur assez unique. D'autant que s'il était sorti à l'époque, il aurait proposé de l'inédit, puisque deux titres du futur "Dirty Fingers" sont joués, à savoir "Run To Your Mama" qui continue de secouer le public après un "Back On The Streets" qui l'aura chauffé à blanc et le "Nuclear Attack" qu'il réenregistrera avec Greg Lake. Il faut savoir que ce "Live At The Marquee" (simplement sorti sous le titre "Live" au Japon où Gary est une vraie vedette en '83) ne reprendra même pas intégralement les sets de Gary MOORE lors de ces trois soirées, la maison de disques ayant préféré mettre le solo de batterie de Tommy Aldridge mais nous priver de "White Knucles", et "Rockin' And Rollin'" qui fermera les concerts du groupe pendant plusieurs années (c'est ce titre qui clôturera l'ébouriffant "We Want Moore!" quatre ans plus tard.

Voilà en tout cas le premier témoignage Live de Gary MOORE, permettant de comprendre à quel point sa musique prend toute sa dimension sur scène, les titres de G-FORCE perdant par exemple une bonne partie de leur côté FM. À noter qu'à l'époque, la brouille avec Phil Lynott étant sans doute encore fraîche, "Parisienne Walkways" est interprétée dans une version instrumentale, sentie et sauvage, comme Gary seul sait le faire.

A lire aussi en HARD ROCK par JEFF KANJI :


KISS
Monster (2012)
The bitch is back!

(+ 2 kros-express)



DEEP PURPLE
The Official (overseas) Live Series – Graz 1975 (2014)
Burn the austrian oak


Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Gary Moore (guitare, chœurs)
- Kenny Driscoll (chant)
- Don Airey (claviers)
- Andy Pyle (basse)
- Tommy Aldridge (batterie)


1. Back On The Streets
2. Run To Your Mama
3. Dancin'
4. She's Got You
5. Parisienne Walkways
6. You
7. Nuclear Attack
8. Dallas Warhead



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod