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KISS - Crazy Nights (1987)
Par POWERSYLV le 23 Décembre 2007          Consultée 7657 fois
Allez, avec moi, tous en choeur : "It's a cra-zy, cra-zy, cra-zy, cra-zy niiiiiiight".

Un premier titre qui fleure bon le refrain immédiat, le machin qui vous rentre direct dans la caboche. Ben oui, c'est tout KISS ça. Eh, attention les mecs, vous avez quand même affaire à ceux qui ont écrit "Rock'n Roll All Nite", "Hotter Than Hell" et autres "I Was Made For Loving You". Nous sommes en 1987, KISS a toujours perdu ses masques mais le hard/heavy US crache sur le marché des tonnes de nouveaux groupes de jeunes loups qui essaient à grands coups de refrains fédérateurs, de mélodies faciles et de coupes permanentées de se faire une place sous le soleil californien. Alors KISS, le grand aîné, s'est lancé dans le créneau depuis 2 albums déjà où son heavy rock'n roll énergique "made in USA" s'est muté, sous l'influence de Paul Stanley essentiellement dans un hard US plus mainstream et acidulé afin de séduire minettes et minets fans de décibelles. Asylum, disque de très bonne tenue avait montré la voie. Crazy Nights va pousser encore plus loin le groupe vers la catégorie Hard FM/A.O.R. (au choix).

Au printemps 1986, l’Asylum Tour se termine pour KISS. Une tournée marathon dont les 4 musiciens sortent heureux mais fatigués. Il faut dire que la cadence n’a pas vraiment ralenti ces dernières années et il est grand temps de prendre un peu de repos. C’est presque une bonne grosse année sabbatique que s’accorde KISS, chose très rare dans leur carrière. Début 1987, KISS se rend à Los Angeles pour rencontrer le producteur Ron Nevison. Celui-ci a travaillé avec des pointures du hard mélodique telles U.F.O., HEART, SURVIVOR et dernièrement l’album The Ultimate Sin d’Ozzy Osbourne. A l’heure où les succès de BON JOVI et d’EUROPE mettent en première ligne les mélodies acidulées, les productions lisses et les permanentes, KISS serait idiot de passer à côté. MOTLEY CRUE avec Girls, Girls, Girls l’a bien compris.

Lors de la phase de composition, Paul Stanley, responsable encore une fois de la majorité des compositions ici et initiateur du tournant plus hard US/FM du groupe depuis quelques années met Gene Simmons devant ses responsabilités. Le bassiste/chanteur/compositeur/co-fondateur du groupe promet de revenir à une participation un peu plus active au sein du combo. Malgré tout, sur les 11 titres, 7 portent la marque de Stanley et 4 seulement de Simmons. C’était sans compter sur Bruce Kulick, dernière recrue du groupe qui participe également à l’écriture en co-signant 4 titres. Pas mal de compositeurs extérieurs néanmoins encore une fois, dont l’éminence Desmond Child (sur la ballade « Reason To Live » notamment) ou Adam Mitchell (co-signataire du titre-phare de l’album, « Crazy Crazy Night »).

D’ailleurs, on en vient aux singles. Des singles qui ont probablement compté dans la succès de cet album. 3 titres emblématiques du KISS sage et raffiné de 1987 dont les clips ont tourné en rotation sur MTV. On s’apercevra d’ailleurs que les 4 hommes ont troqué foulards, rimmel et couleurs de l’ère 1984-1985 pour revenir plus sobres avec les apparats de rockers : blousons et pantalons en cuirs … tout comme MOTLEY CRUE avec Girls, Girls, Girls (encore) et finalement on se demande si les KISS n’a pas pris pour modèle son benjamin. Car il faut bien avouer que depuis 1983, KISS change de look quasiment au même moment que le groupe de Nikki Sixx. Les clips de KISS montrent un groupe sûr de lui, séducteur et jouant sur scène devant des milliers de fans. Le single « Crazy Crazy Nights » est immédiat avec son refrain bon enfant et ses chœurs, où Paul Stanley en première ligne encourage les fans à ne pas se laisser abuser par les bien-pensants, de choisir sa vie, de garder ses convictions et de s’y tenir, quoique les autres en pensent. Le titre est un véritable carton et KISS s’envole dans les charts internationaux.

Les 2 autres singles sont la power-ballade « Reason To Live ». Une ambiance feutrée, un Paul sensuel qui chante avec émotion sur les couplets et un refrain plus intense. Titre servi par un clip où une créature de rêve s’enfuit dans la nuit après avoir mis le feu à sa maison. Il y a aussi le plus heavy-rock « Turn On The Night » hyper accrocheur avec ce clip où KISS joue en haut d’un gratte-ciel et où Gene Simmons fait les yeux doux à une blondinette qui se trémousse au premier rang. A côté de tout ça, d’autres très bonnes chansons, d’autres plus passables … mais surtout le sentiment que de précurseur, le combo New-Yorkais devient suiveur. Le sentimentalo-héroique mais dynamique « I’ll Fight Hell To Hold You » permet à Paul Stanley de rouler encore un peu plus des mécaniques. Idem pour le plus groovy « Bang Bang You » avec ses paroles profondes qu’on ne doute pas que c’est KISS qui les a écrites (« I’ll shoot you down with my Love Gun baby », mdr … comme quoi Desmond Child arrive à s’adapter).

« No, No, No » re-énerve un peu le tout, introduit par la guitare fluide et volubile de Bruce Kulick qui s’affirme de plus en plus. « Come Hell Or High Water » revient dans un heavy plus carré. Ces 2 titres sont chantés par Gene Simmons. « My Way » laisse un gout amer dans la bouche ... le couplet qui est plutôt pas mal et bien chanté par Paul sauve du naufrage cette chanson introduite par des claviers cul-cul (et pompés sur le VAN HALEN de la même époque, cf. « Dreams ») et au refrain bof. Les titres restants sont sympathiques mais n'ont pas l'impact que pouvaient avoir ceux des albums précédents. « When Your Walls Come Down » est enjoué, « Good Girl Gone Bad » possède un joli phrasé de guitare mais semble décidément trop lisse pour un titre co-écrit par Gene Simmons et « Thief In The Night » propose une fin gentille mais sans réel panache

Il resort de l'écoute de Crazy Nights un sentiment un peu mitigé. Il y a de bons titres mais l'album est à mon sens un poil plus fade et moins personnel que tout ce que KISS a réalisé jusque là. L'ensemble sonne un peu trop "aseptisé" à mon goût. De plus, en se tournant trop vers des compositeurs/collaborateurs extérieurs qui pourraient tenter de fondre KISS dans la masse, le groupe new-yorkais aurait tendance à devenir un peu transparent dans le paysage hard FM/AOR de l'époque. En 1987, KISS a-t-il déjà tout dit pour essayer de se frayer un chemin entre un BON JOVI qui atteint son heure de gloire et un VAN HALEN (époque Sammy Hagar) qui délaisse l'impact de la 6 cordes pour les claviers guimauves ? Même Gene Simmons a perdu de son mordant et a troqué son timbre rocailleux pour enfiler des gants de velours. Crazy Nights est un instantané de l'époque : un bon album dans le vent mais loin d'être le plus inspiré du groupe. Gros succès commercial cependant, tant du point de vue de l’album que des singles et un passage en bonne position sur l’affiche des Monsters Of Rock de Castle Donington de 1988.




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   POWERSYLV

 
   ALANKAZAME

 
   (2 chroniques)



- Paul Stanley (guitare, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Bruce Kulick (guitare)
- Eric Carr (batterie)


1. Crazy Crazy Nights
2. I'll Fight Hell To Hold You
3. Bang Bang You
4. No, No, No
5. Hell Or High Water
6. My Way
7. When Your Walls Come Down
8. Reason To Live
9. Good Girl Gone Bad
10. Turn Of The Night
11. Thief In The Night



             



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