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KISS - Hot In The Shade (1989)
Par POWERSYLV le 23 Janvier 2008          Consultée 7399 fois
Nous sommes en 1989 et KISS s'attelle à la composition de son nouvel opus qui ira garnir encore plus sa prestigieuse discographie. Après le très FM Crazy Nights sorti 2 ans plus tôt et la compilation Smashes, Trashes & Hits de l'année précédente, le quartet Simmons/Stanley/Kulick/Carr hésite un peu. Faut-il faire un Crazy Nights "bis" au risque de lasser ou encore jouer au caméléon, rôle dans lequel KISS a toujours excellé dans sa carrière ? Risque ou confort ? Car le côté mainsteam de Crazy Nights a permis à KISS de chasser avec succès sur les terres d'un BON JOVI alors au summum. Et puis d'ailleurs, d'autres valeurs sûres n'ont elles pas investi le créneau (MOTLEY CRUE, AEROSMITH ou encore ALICE COOPER qui s'apprête à sortir le très commercial Trash ?).

Le dénommé Hot In The Shade (l'album au Sphinx, avé les lunettes de soleil ... il ne manque plus que le pastis) dont il est question ici tente de concilier le côté lisse et maintream de Crazy Nights avec quelques relents plus basiques, un peu plus directs et "couillus" sans pour autant revenir au hard'n heavy tranchant d'un Lick It Up ou même au "Kiss'n Roll" des années 70. Il faut dire que les groupes « hair metal » ou estampilés « hard FM » saturent tellement le marché en cette fin de décennie qu'il commence à être difficile de s'y retrouver. Pour les fans, mais aussi pour MTV qui va délaisser progressivement Los Angeles et les permanentes pour les sirènes plus bruitistes de la sombre Seattle. 1989, l'année du Bleach de NIRVANA ... déjà.

En attendant, c'est le cul entre 2 chaises que KISS accouche d'un Hot In The Shade ma foi fort honorable, produit uniquement par le tandem Simmons/Stanley, un peu plus personnel et convaincant à mon sens que son prédécesseur. Certes, KISS est toujours séducteur et conserve l'image du groupe en cuir avec ses quelques restes de traces de rimmel héritées de la folie des années 80. Il y a toujours des compositeurs extérieurs qui se tapent l'incruste : Desmond Child ou Michael Bolton sont les plus notoires. Un certain Tommy Thayer co-écrit 2 titres ; on reparlera de lui plus tard car il sera partie prenante de l'aventure KISS dans les années 2000. Horreur : c'est également le retour de Vinnie Poncia, le compositeur de l'époque Dynasty/Unmasked ... mais qui se limite ici au rôle de co-writer (on va pas retourner 10 ans en arrière et faire de la disco non plus !). Ca travaille dûr : en ces temps où le support CD commence à remplacer les bons vieux vinyles dans les foyers, KISS n'a pas chômé puisqu'il nous propose ici 15 titres pour quasiment une heure (58.39 minutes exactement) de musique.

Le circuit est le même : on commence par sortir des titres succeptibles de faire de bons singles pour MTV, agrémentés des clips qui vont avec. Là dessus, KISS tape dans le mille puisque le premier d'entre eux, "Hide Your Heart" a tout pour plaire à ceux qui avaient aimé Crazy Nights. Paul Stanley sort le gros refrain qui tue à reprendre en choeur, avec les "ah ah ah aaaah, eh eh eh, hu hu hu huuuuuu hu hu hu huuu hu" et un couplet entrainant. Et ça marche. Et l'amour, toujours cet amour adolescent caché derrière. Deuxième single (et le premier titre/clip que j'ai découvert de KISS à la télé), "Forever" est la ballade qui tue : très jolie voire sublime, Paul est toujours aux commandes pour cette chanson sentimentale co-signée avec le crooner Michael Bolton. Plus épurée que "Reason To Live" (la ballade de Crazy Nights), "Forever" met quelques guitares à nu (notamment celle de Bruce Kulick qui se fend d'un très joli solo) et prend sa dimension émotionnelle sur un refrain chanté par un Paul Stanley écorché vif. Le résultat est assez poignant et sincère je trouve. Troisième single, l'enjoué "Rise To It" (premier titre de l'album d'ailleurs) qui démarre avec quelques mesures de guitare yankee et qui évolue sur un morceau très KISS dans l'esprit, qui d'ailleurs possède quelques relents de la période "années 70". D'ailleurs, le début du clip ne montre-t-il pas Paul et Gene en coulisses, discutant tout en se "remasquant" comme à la grande époque ? Le groupe jouerait-il la carte de la nostalgie ?

Le reste est un florilège de titres allant de plutôt réussis à plus dispensables, sans réelle autre prétention que de faire passer un bon moment à l'écoute du groupe. Gene Simmons retrouve sur ce disque un peu les crocs qu'il avait perdus sur Crazy Nights avec un "Betrayer" rythmé par la frappe décidément heavy d'un Eric Carr en pleine forme, ou encore avec un "Prisonner Of Love" bien hard. On n'oublie pas les séances un peu plus groovy ("Love's Like A Slap In The Face", "Read My Body" qui évoque un peu le "Cherry Pie" de WARRANT) et des surprises plus rock'n roll : "Cadillac Dreams" et son refrain "I want money, money, that's all I need ..." (une confession de Gene Simmons ?). D'autres moments sont assez sympathiques comme ce "King Of Hearts" qui aurait pu faire figure de single selon moi, "The Street Giveth And The Street Taketh Away" ... enfin bref, avec 15 titres et 1 heure de musique, chacun trouvera son affaire et fera le tri. Dernière curiosité à noter quand même : "Little Caesar" chantée par Eric Carr est l'avant-dernière plage du skeud. Hot In The Shade est ainsi le premier disque depuis un bail (depuis ... Music From The Elder, en 1981 !) où Gene Simmons et Paul Stanley décident de laisser le temps d'un titre le micro à un de leurs partenaires. Le disque se conclut sur un "Boomerang" très rapide (ça faisait longtemps) qui rappelle la période heavy 1983-1985.

Hot In The Shade n'est pas à proprement parler un « classique » de KISS et aura peut-être moins marqué les esprits que Crazy Nights ou même Revenge qui lui succèdera. Il n'en reste pas moins un disque fort agréable, certainement moins racoleur que son prédécesseur et dans la moyenne des productions de l'époque, même s'il s'essouffle un peu sur la longueur. La tournée Hot In The Shade durera un petit moment et sera encore une fois un bon crû : tout le monde se souvient encore du fameux sphinx géant sur scène. Paul Stanley en profitera un peu aussi à l’époque pour tourner avec son groupe solo. Qui avait pu prévoir cependant, alors que KISS avait depuis quelques années retrouvé son rythme de croisière que la fatalité allait s'abattre de nouveau sur le combo ? Après 6 ans de stabilité, Eric Carr succombe à un cancer et meurt le même jour que Freddie Mercury (QUEEN). Ce coup du sort mettra à mal le moral des 3 musiciens restants pour qui le jovial et sociable Eric était devenu plus qu'un collègue mais un véritable ami. Avec cette épreuve et dans le contexte des années grunge, c'est un KISS plus remonté et vorace que jamais qui remettra le couvert avec un Revenge de haute volée.




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   POWERSYLV

 
   ALANKAZAME

 
   (2 chroniques)



- Paul Stanley (guitare, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Bruce Kulick (guitare)
- Eric Carr (batterie)


1. Rise To It
2. Betrayed
3. Hide Your Heart
4. Prisoner Of Love
5. Read My Body
6. Love's A Slap In The Face
7. Forever
8. Silver Spoon
9. Cadillac Dreams
10. King Of Hearts
11. Street Giveth And The Street Taketh Away
12. You Love Me To Hate You
13. Somewhere Between Heaven & Hell
14. Little Caesar
15. Boomerang



             



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