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MEGADETH - Rust In Peace (1990)
Par POWERSYLV le 26 Juillet 2006          Consultée 38860 fois

L'époque 1989/1990 est plutôt bizarre pour MEGADETH, particulièrement pour son fougueux leader Dave Mustaine. Alors que le groupe est sur la pente ascendante après 2 terribles opus de thrash qui resteront dans les annales (Peace Sells ... But Who's Buying ? en 1986, puis So Far, So Good ... So What ? en 1988), Mustaine est toujours en proie à de terribles problèmes relationnels et à ses penchants pour les substances et la dive bouteille. A ses côtés, le fidèle bassiste Dave Ellefson l'aide coûte que coûte à tenir le cap.

MEGADETH connaît pourtant les honneurs. Celui de figurer aux côtés de METALLICA, ANTHRAX et SLAYER parmi le "carré d'as" du thrash (on parle de Club des 4). Celui aussi d'être encouragé par la vieille garde hard/heavy : c'est ainsi que Mustaine et son groupe deviennent en quelque sorte les "filleuls" d'un ALICE COOPER alors en pleine renaissance ; MEGADETH reprend ainsi son classique "No More Mister Nice Guy" dans une version plutôt sympa pour la bande originale du film Shocker, une chanson qui fait l'objet d'un video-clip.

Après celà, on assiste au licenciement sec de Jeff Young (guitare) et de Chuck Behler (batterie) et on attend de voir la tête des nouveaux musiciens. Ce sera alors la grande surprise puisque outre un nouveau batteur redoutable du nom de Nick Menza, c'est Marty Friedman qui remporte la timbale pour le poste de guitariste. Ex-VIXEN (rien à voir avec le groupe de hard-FM féminin), ex-HAWAII et ex-CACOPHONY (où il sévissait avec un autre as du manche, Jason Becker), poulain de l'écurie Mike Varney (créateur de Shrapnel Records) avec Becker et Michael Lee Firkins, sûr qu'avec une telle pointure, on ne pouvait s'attendre qu'à du bon. Et ce n'est même pas du bon qui déboule avec ce Rust In Peace, c'est carrément de l'excellent : un feu d'artifice heavy/thrash. Pour tout vous avouer, j'ai découvert MEGADETH avec le clip de "Holy Wars ... The Punishment Due" et je suis resté sur le cul en cette année 1990 (ce titre reste d'ailleurs mon préféré du groupe).

"Holy Wars ... The Punishment Due" est le morceau d'ouverture de l'album et il s'agit d'une longue pièce à tiroirs avec différentes parties : un démarrage tonitruant où s'illustre la rythmique véloce et précise Ellefson/Menza, sans parler de la guitare tranchante de Mustaine. Il faut attendre un moment avant que celui-ci ne se décide à chanter de sa voix agressive et nasillarde habituelle. Un superbe break intervient avec une guitare hispanisante suivi d'une partie lourde et intense, avant qu'une longue partie plus abrupte tient tout le monde en attente, parcourue par de somptueux soli. Puis la machine s'emballe après un break ultime et le tout se termine dans une orgie de guitares et de fureur sur fond de batterie ultra heavy.

Autre classique, "Hangar 18" a de nombreux adeptes et a fait l'objet d'un video-clip (le deuxième et dernier pour l'album avec "Holy Wars ..."). Plus simple dans sa structure que le précédent, il est néanmoins formidable avec ce premier passage au tempo enlevé où l'on ressent une tension, comme s'il allait se passer quelquechose derrière. Bingo, c'est encore une fois un break superbement négocié qui annonce une partie plus agressive où les guitares des duellistes Mustaine/Friedman font des ravages et où Nick Menza martèle ses toms sans compter. Terrible.

Ces 2 titres rien qu'à eux valent l'achat de l'abum. "Hangar 18" aura d'ailleurs un petit frère en 2001 ("Return To Hangar" sur The World Needs A Hero), c'est dire l'impact de ce morceau. La suite n'est qu'un festival de rythmiques terribles et techniques, pas mal de breaks (le bourrin "Take No Prisonners", "Five Magic" et son refrain simple en incantation, un "Poison Was The Cure" aux réminiscences punk), des titres un poil plus mélodiques ("Lucretia", "Tornado Of Souls" avec un solo an-tho-lo-gi-que !) et quelques gâteries comme l'angoissant "Dawn Patrol" où la basse de Dave Ellefson est reine et le final rageur avec le dyptique "Rust In Peace ... Polaris").

Il paraissait difficile à Mustaine et à sa bande de faire plus fort que Peace Sells ... et c'est pourtant ce qui est arrivé ! Ce crû 1990 est essentiel pour les amateurs de thrash et doit figurer en bonne place dans toute discothèque digne de ce nom. Il enverra ensuite MEGADETH en première partie de JUDAS PRIEST (pour la tournée Painkiller - putain d'année 1990 quand même) et un ticket pour une participation au fameux festival Clash Of The Titan (pendant thrash des Monsters Of Rock). Rust In Peace marque malgré tout la fin d'une époque : celle où l'on pouvait appliquer sans ambiguité le terme thrash metal à MEGADETH. Signe des temps, c'est aussi le dernier album avant un long moment (2001) où Vic Rattlehead - la mascotte du groupe - sera explicitement sur la pochette. Sans se départir de son style, l'album suivant (Countdown To Extinction) verra le gang s'aventurer sur des terres plus mélodiques et accessibles, déconcertant ainsi quelque peu les puristes. Rust In Peace est carrément le meilleur album de MEGADETH, juste devant Peace Sells et Youthanasia. Et s'il ne l'est pas, au moins se doit-il de figurer dans votre tiercé de tête.

PS : pour information, la re-édition de Rust In Peace de 2004 propose non seulement 1 inédit ("My Creation", titre plutôt pas mal mais qui dénote par rapport à l'album par son côté plus expérimental) mais aussi 3 versions "demo" (qui à mon sens n’apportent pas grand chose à l’affaire) des titres suivants : « Holy Wars ... The Punishment Due », « Rust In Peace ... Polaris » et « Take No Prisoners ».

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   (9 chroniques)



- Dave Mustaine (chant, guitare)
- Marty Friedman (guitare)
- Dave Ellefson (basse)
- Nick Menza (batterie)


1. Holy Wars...the Punishment Due
2. Hangar 18
3. Take No Prisoners
4. Five Magics
5. Poison Was The Cure
6. Lucretia
7. Tornado Of Souls
8. Dawn Patrol
9. Rust In Peace...polaris



             



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