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THRASH METAL  |  STUDIO

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MEGADETH - Endgame (2009)
Par POSSOPO le 27 Septembre 2009          Consultée 19093 fois

MEGADETH nous casse les couilles depuis maintenant 15 ans. Prophète en son propre pays, Poil de Carotte nous avait très justement annoncé dès 1992 le lancement du compte à rebours. On n'attend plus que l'extinction totale des feux.

"Youthanasia", "Cryptic Writings", "Risk" et le plongeon définitif dans l'eau de la mièvrerie. La bête s'est débattue et a finalement survécu à la noyade pour en sortir vaguement régénérée.
Le tout moche Vic Rattlehead nous revient et MEGADETH enchaîne les retours aux sources, tous plus manqués les uns que les autres. Et c'est reparti pour un tour en 2009. "Endgame" démarre sur les chapeaux de roue et prend dès les premières secondes des allures de "Rust In Peace".

Tricotage à 2000 à l'heure, riffs chromés, ça part dans tous les sens sans jamais trouver une direction précise. Une batterie qui tape dur et précis, des mélodies brusquées, un chant de paraplégique soutenu par des injections d'adrénaline. La définition du grand MEGADETH avec tous ses défauts et certaines de ses qualités.

"Dialectic Chaos", "This Day We Fight!", on se croirait en train de visiter la poubelle mal vidée en 1990. Une poubelle bien garnie prêt à satisfaire pas mal d'appétits. Et quand Dave annonce péremptoirement que le petit nouveau Chris Broderick est le meilleur guitariste avec qui il a jamais collaboré, on acquiescerait presque au vu du frénétique dialogue à 12 cordes qui nous est proposé. Enfin, le fan n'a pas la mémoire courte et personne n'a oublié Chris Poland.

Puis tout s'effondre en "44 minutes". Malgré une basse tranchante qui zieute toujours du côté du 4ème album (et du 2ème ?) des Californiens de l'Arizona, des guitares toujours à l'avenant, un refrain foireux qui liquide les fonds de tiroir mal dépoussiérés de "Youthanasia". Mais enfin beaucoup l'ont aimé, ce disque.

La suite ne mérite pas qu'on en parle, elle vient simplement confirmer la double impression contradictoire des trois premières plages. MEGADETH a enfin retrouvé un semblant d'affolement adolescent et boit de nouveau beaucoup de café, MEGADETH ne peut lutter contre l'érosion naturelle, se voit contraint de souffler par ci par là et ne peut que constater que même aiguisé durant des heures, le tranchant des guitares n'est pas celui d'il y a 20 ans.

Alors amis des vieux, on excusera le grotesque "The Hardest Part Of Letting Go… Sealed With A Kiss", ballade simili power aux paroles en sucre synthétique rehaussée de cordes qui sentent bon les pires chamallows metal du début des années 90.

On excusera également toutes les chutes de rythme, les morceaux remplissage avec refrains en mousse (ils sont encore nombreux) et on fera mine d'être ravi de retrouver un quatuor qui n'a jamais été aussi près du son thrash tarabiscoto-épileptique des années 80 que… depuis les années 80.

Bien sûr en 2009, tout ça sent un peu trop la zik de biker en congé formation mais MEGADETH ne pouvait de toute façon vu son âge, son nom et son passif espérer autre chose que cette sortie Canderel correctement usinée. L'avenir, c'est pour les autres alors retracer ce qu'il a déjà vécu au papier calque et les mains qui tremblent, pourquoi pas ?

Supérieur à l'abomination de 2007, plus sincère que le système de 2004, moins téléphoné que le héros de 2001, "Endgame" navigue à la limite de l'acceptable et aurait pu constituer un EP de luxe vraiment surprenant. Affaibli par le manque d'endurance de son géniteur grabataire, il en devient médiocre. Mais un médiocre qui scintille sur certaines plages bien précises.

Franchement, ce n'est pas si mal.

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   (2 chroniques)



- Dave Mustaine (guitares, chant)
- Chris Broderick (guitares)
- James Lomenzo (basse)
- Shawn Drover (batterie)


1. Dialectic Chaos
2. This Day We Fight!
3. 44 Minutes
4. 1,320'
5. Bite The Hand
6. Bodies
7. Endgame
8. The Hardest Part Of Letting Go...sealed With A Kis
9. Head Crusher
10. How The Story Ends
11. The Right To Go Insane



             



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