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ALICE COOPER - Welcome To My Nightmare (1975)
Par DARK SCHNEIDER le 9 Mars 2007          Consultée 10477 fois
Nous sommes en 1975 et la grande époque du ALICE COOPER BAND est désormais finie. En effet, les tournées à répétition et les excès en tous genres auront eu raison de l’entente entre Vincent Furnier et ses musiciens. L’âge d’or du groupe aura été très court, mais très riche d’un point de vue discographique. Désormais, Vincent Furnier officiera réellement en solo, aidé par des compositeurs extérieurs, et sans jamais retrouver un line-up stable. Welcome to my nightmare est le premier album du renouveau d’ALICE COOPER. Epaulé par le producteur-musicien-compositeur Bob Ezrin, ALICE COOPER voit les choses en grand en proposant un concept-album très varié, très grandiloquent et surtout très théâtral. Cet album est donc une invitation diabolique à voyager à travers les songes cauchemardesques du chanteur, on ne ressortira pas tout à fait indemne du voyage tant les tourments d’ALICE sont obsédants.

Le title track fait office de morceau d’ouverture, logique. De suite, on constate que ce ALICE COOPER est bien différent, on est loin des titres rock’n’roll qui ouvraient les album précédents. ALICE nous souhaite la bienvenue dans une ambiance funky et jazzy, rehaussée par toute une section de cuivre. La basse est bien mise en avant alors que la guitare se fait plus en retrait. Atmosphère plutôt feutrée donc. ALICE chante d’une manière posée au début de ce morceau, ce chant clair reviendra souvent tout au long de l’album. Bien entendu, la voix rauque d’ALICE est loin d’avoir disparu, mais le concept théâtral de l’album fait que le chant est beaucoup plus varié et plus nuancé que sur les albums précédents. Derrière, les musiciens font preuve d’une technicité et d’un professionnalisme sans faille. Le second morceau, « Devil foods », nous emmène déjà dans une ambiance plus inquiétante, plus pesante, le speech qui termine ce morceau (qui fait plus office d’interlude) peut paraître un peu longuet, trop maniéré, mais il renforce l’explosion du riff très heavy du morceau qui fait suite, l’excellent « The black widow ». Ce dernier est sans aucun doute le morceau le plus agressif de l’album, bien que cela ne soit pas très mis en valeur par la production très travaillée de l’album. Mais le riff mémorable et les chœurs désespérés resteront gravés dans les mémoires.

ALICE COOPER n’oublie tout de même pas de se montrer très rock’n’roll et ironiquement joyeux avec le classique « Department of youth » et les efficaces « Cold ethyl» et « Escape ». Là encore on peut dire que la production ne met pas très en avant l’aspect très rock de ces morceaux, cet aspect ressortira plus en live. Quant à « Some folks », c’est un titre assez délirant dans lequel ALICE COOPER s’amuse avec la section cuivre et nous emmène dans des ambiances à la panthère rose. La voix, la basse et les cuivres se marient admirablement avec le solo de guitare. Après ce titre superbe on navigue dans une ambiance beaucoup plus tranquille avec ce qui est certainement la plus célèbre ballade d’ALICE COOPER : « Only women bleed ». Un titre assez calme, laissant la place à de nombreux arrangements de claviers et des chœurs.

Vu le titre de l’album, ALICE COOPER, se devait de se montrer réellement inquiétant, c’est chose faite avec la trilogie de la terreur constituée par « Years ago », « Steven » et « The awakening ». « Steven » est de loin le morceau phare de l’album, à vrai dire je le considère ni plus ni moins comme le meilleur titre jamais écrit par ALICE COOPER. Jamais ALICE ne s’était montré aussi horrifique, son chant au début du morceau fout la chair de poule, le refrain est à glacer le sang ! Un morceau diabolique et grandiloquent, quand ALICE est bien décidé à faire peur rien ne peut l’arrêter, ce titre est encore plus glaçant que le déjà très inquiétant « I love the dead » (qui figurait sur Billion dollar babies). « Years ago » et « The awakening » encadre superbement ce chef d’œuvre. Difficile de sortir joyeux de cette trilogie lugubre, ALICE COOPER en est tout a fait conscient, et au lieu d’achever son cauchemar sur un ton aussi désespéré il nous offre une échappatoire avec « Escape », morceau plus rock et joyeux, mais qui n’est qu’une cruelle illusion car notre esprit est déjà définitivement brisé.

ALICE COOPER a parfaitement réussi son nouveau départ, Welcome to my nightmare est incontestablement une des œuvres les plus marquantes de sa carrière, je dirais même que cet album marque le paroxysme de sa carrière. Un chef d’œuvre qui n’est peut-être pas facile à appréhender, qui nécessite plusieurs écoutes avant de se plonger entièrement dedans, mais un chef d’œuvre quand même.




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   (2 chroniques)



- Alice Cooper (chant)
- Steve Hunter (guitare)
- Dick Wagner (guitare)
- Bob Ezrin (guitare, claviers)
- Jozef Chirowski (guitare, claviers)
- Prakash John (bass)
- Tony Levin (bass)
- Whitey Glan (batterie)


1. Welcome To My Nightmare
2. Devil's Food
3. The Black Widow
4. Some Folks
5. Only Women Bleed
6. Department Of Youth
7. Cold Ethyl
8. Years Ago
9. Steven
10. The Awakening
11. Escape



             



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