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ALICE COOPER - Welcome To My Nightmare (1975)
Par DARK BEAGLE le 12 Avril 2017          Consultée 205 fois

Le ALICE COOPER BAND n’est plus, vive ALICE COOPER ! Après le split du groupe, Vincent Furnier a en effet récupéré le nom pour continuer en solo ce qui a été entamé et qui peut être considéré comme une période de référence dans les débuts du Hard Rock américain. Il va s’entourer de requins de studio et surtout, il va retrouver Bob Ezrin à la production. Ce dernier va apporter ce qui manquait à "Muscle Of Love" pour casser la baraque : sa science des arrangements.

Bien sûr, on peut reprocher que cela coupe toute agressivité à l’album, mais en même temps, l’agressivité n’est pas le but recherché ici. Au début, une ambiance grand-guignolesque va être créée, avec beaucoup de variations, des emprunts à des styles plus éloignés du Rock comme la Soul ou le Funk ("Welcome To My Nightmare"), voire un esprit piano bar qui renvoie à "School’s Out" dans l’idée ("Some Folks" et le speech de Vincent Price qui monte lentement en puissance). Si "The Black Widow" semble manquer de mordant, elle brille par la tension qu’elle dégage. Encore une fois, le but n’est pas d’en mettre plein la tronche, mais d’installer un climat.

Climat qui va devenir insoutenable sur la triplette "Years Ago"/"Steven"/"The Awakening" où le disque explose dans sa théâtralité la plus sombre. Autant j’ai toujours considéré "I Love The Dead" sur "Billion Dollar Babies" comme une grosse farce, autant ici, je ne fais pas le mariolle. ALICE COOPER développe une ambiance proche de celle de l’Exorciste ("Steven"), tout en ayant une approche complètement hantée ("Years Ago").

On est pris dans un tourbillon d’épouvante, où Vincent Furnier semble complètement possédé. Son chant atteint des sphères d’angoisses intenses (le début de "Steven"), il prend des atours macabres, comme si la fatalité l’avait déjà rattrapé. La trilogie ne laisse pas indifférent et même si cela semble désuet de nos jours, à l’époque, elle avait dû faire un sacré effet. A titre de comparaison, "Escape", qui clôt le disque, ressemble à une bluette inoffensive ! Une façon de se purger après ce passage morbide en puissance.

"Welcome To My Nightmare" est un chef d’œuvre loin d’être facile d’accès. Il faut quelques écoutes pour l’assimiler, d’autres encore pour l’apprivoiser. Mais une fois que nous pénétrons dans cet esprit malade, la fuite devient impossible…

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   (3 chroniques)



- Alice Cooper (chant)
- Steve Hunter (guitare)
- Dick Wagner (guitare)
- Bob Ezrin (guitare, claviers)
- Jozef Chirowski (guitare, claviers)
- Prakash John (bass)
- Tony Levin (bass)
- Whitey Glan (batterie)


1. Welcome To My Nightmare
2. Devil's Food
3. The Black Widow
4. Some Folks
5. Only Women Bleed
6. Department Of Youth
7. Cold Ethyl
8. Years Ago
9. Steven
10. The Awakening
11. Escape



             



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