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HARD ROCK  |  DVD

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ALICE COOPER - Trashes The World (1990)
Par ALANKAZAME le 9 Février 2009          Consultée 4172 fois

1990, Birmingham, Royaume-Uni. Nous sommes en pleine tournée promotionnelle du très commercial "Trash", l'album le plus controversé de toute l'histoire d'ALICE COOPER, qui a permis à l'artiste de renouer - enfin !!! - avec le succès. Personne ne l'avait vu venir et pourtant le revoilà sur le devant de la scène : le papa du shock rock n'a pas encore dit son dernier mot ! C'est la folie, Vincent Furnier se gave, il s'empiffre, et tout le monde est invité à son banquet. Les grandes tournées internationales avec salles combles et public enthousiaste (c'est plus que jamais le cas ici) sont à nouveau d'actualité : on se presse pour voir la légende en action. Faut dire aussi qu'ALICE COOPER en concert, c'est quelque chose. On n'y va pas simplement pour voir des zikos déballer leur partition, on y va aussi pour assister à un véritable spectacle dans la plus pure culture horror show, avec décors théâtraux, costumes ridicules, faux sang et accessoires absurdes en tous genres. Impossible de s'emmerder, quoiqu'il arrive il n'y aura pas de temps mort. Que la fête commence !

Ça commence très fort avec un "Trash" particulièrement heavy. Le Coop' est dans une forme éblouissante. Surgissant d'une poubelle géante, vêtu d'un pantalon en cuir moulant rouge du plus bel effet, cravache en main, le rocker fraichement quadragénaire déploie une énergie formidable et fait preuve d'un enthousiasme communicatif. Infatigable, il nous incite forcément à nous perdre avec lui dans son délire. Les décors sont similaires en tous points à ceux des clips de "Trash", l'album, avec leur lot de chaines et de pics en carton-pâte plus-kitsch-tu-meurs. Cooper est particulièrement bien entouré. Flanqué d'une paire de guitaristes plutôt doués, au look et au jeu de scène typiques du heavy metal des 80's, et d'un bassiste, pas manchot pour un sou, à l'aspect encore plus ringard, il s'adjoint en outre les services d'un Jonathan Mover qui ne dissimule pas sa joie de se retrouver derrière les fûts, d'une charmante choriste (qui contribue à donner beaucoup de relief aux refrains) et d'un claviériste devenu indispensable vu l'aspect des dernières compos en date. Tout ce petit monde a sacrément la pêche, les soli de guitare fusent de toutes parts, la batterie impose un rythme soutenu et le synthé est souvent tonitruant : le Coop' version 90's est donc plus que bien foutu.

La tracklist suit une construction très classique : pas de medleys et les classiques répondent tous présents, bien qu'on ne puisse que déplorer la disparition d'"Elected". Tournée promotionnelle oblige, sept des vingt titres auxquels nous avons ici affaire sont issus de "Trash". Les huit premiers titres, quatre issus de "Trash" entrecoupés de quatre classiques, restent tous dans l'ambiance enjouée et délicieusement ringarde précédemment évoquée. Cooper pratique l'autodérision et il s'en donne à cœur joie. On notera la présence assez surprenante de "This Maniac's In Love With You", avec ses nappes de synthé et ses chœurs qui ont pris un sérieux coup de testostérone depuis la version studio. Arrive le grand classique "Steven" (avec un monologue spécial de Vincent Price en introduction*), au cour duquel le Coop' des années 90 est transformé en Coop' des années 70. Changement de maquillage, changement de costume, entrée en scène des acteurs et des accessoires : la mise en scène délirante, théâtrale et grandiloquente de "Welcome to my nightmare" peut désormais prendre place ! Furnier fait le con et ne s'en lasse pas, son tube fétiche lui donne l'occasion de laisser libre cours à toute sa démesure. En camisole de force sur "Ballad of a dwight fry", guillotiné sur "I love the dead" (avec le bourreau trimbalant sa fausse tête pissant du faux sang au dessus de la foule), s'amusant avec un cadavre de femme sur "Only women bleed", les schémas classiques sont au rendez-vous et toujours aussi efficaces.

La vraie surprise de ce live, c'est sans aucun doute la présence de "Gutter Cats vs The Jets", obscur titre jazzy extrait de l'album "Schoul's out", que je n'avais encore jamais vu sur la moindre tracklist. Caradonna ouvre les hostilités sur un excellent slap, et c'est parti sur un ton franchement heavy pour ce qui s'avère être une véritable cure de jouvence. En dehors de la basse, le titre est méconnaissable. Aidé en cela par des acteurs, Cooper simule une guerre des gangs complètement débile et prend visiblement beaucoup de plaisir à ressortir ce vieux titre de ses cartons. Je n'ai en revanche pas compris la référence à "Orange mécanique", Cooper arborant un blouson de cuir à l'effigie du film et chantant "I'm singing in the rain" au début du titre. Si quelqu'un parvient à faire le rapprochement, faites-moi signe. Autre invité surprise, "Muscle of love", lui aussi ressorti des cartons et lui aussi remis au goût du jour. Preuve que les vieilles recettes sont toujours les meilleures, ce titre met littéralement le feu à la foule qui se démène et en redemande. La présence de ces deux brulots inattendus rehausse grandement la qualité d'une fin de concert un peu plan-plan, affligée d'un "Poison" sur lequel Furnier chante comme un pied et des fadasses "Spark in the dark" et "Bed of nails", "tubes" de "Trash" dont on se serait volontiers passé... Fort heureusement le hit intemporel "School's out" (sortez vos hauts-de-forme !) et le rappel "Under my wheels" remettent in extremis les pendules à l'heure.

C'est en définitive à un live d'excellente facture auquel nous sommes ici confrontés. Il retranscrit plutôt bien l'ambiance des concerts de cette époque, encore améliorée deux ans plus tard avec la sortie de "Hey Stoopid!". Le son est excellent, la prestation des musiciens irréprochable, et bien que la voix de Vincent Furnier ait tendance à laisser à désirer en fin de concert, son inoubliable prestation scénique reste plus que jamais le clou du spectacle. En clair, ça vaut le détour. J'aurais préféré une tracklist un peu plus longue, mais les vingt titres ici présents se suffisent de toute manière largement à eux-mêmes. Après, bien sûr, il vaut avoir aimé "Trash" pour profiter pleinement de ce live particulièrement marqué par son contexte.

*L'acteur, ami personnel d'Alice, qu'il avait d'ailleurs accompagné durant la tournée de "Welcome to my nightmare", décèdera deux ans plus tard.

NB : la tracklist au dos du DVD mentionne "Only my heart talkin'". Que les détracteurs de cette abomination se rassurent, il s'agit en réalité du fond sonore du générique de fin.

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   ALANKAZAME

 
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- Alice Cooper (chant)
- Al Pitrelli (guitare)
- Pete Freezin' (guitare)
- T-bone Caradonna (basse)
- Derek Sherinian (claviers)
- Jonathan Mover (batterie)


1. Trash
2. Billion Dollar Babies
3. I'm Eighteen
4. I'm Your Gun
5. Desperado
6. House Of Fire
7. No More Mr. Nice Guy
8. This Maniac's In Love With You
9. Steven
10. Welcome To My Nightmare
11. Ballad Of Dwight Fry
12. Gutter Cats Vs The Jets
13. Only Women Bleed
14. I Love The Dead
15. Poison
16. Muscle Of Love
17. Spark In The Dark
18. Bed Of Nails
19. School's Out
20. Under My Wheels



             



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