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ALICE COOPER - Raise The Dead: Live From Wacken (2014)
Par ALANKAZAME le 27 Novembre 2017          Consultée 459 fois

Alice Cooper, aka Vincent Furnier, est un ex drogué. À ce titre, il a des comportements d’addict, et compense son sevrage en se consacrant corps et âme à des activités débordantes. Il y en a essentiellement deux : le golf (auquel l’artiste s’adonne quasi quotidiennement, même à l'étranger) et les tournées. De fait, Alice Cooper est en tournée permanente depuis… Des années et des années. Il faut remonter au milieu des années 1990 pour trouver des années sans concert ! Alice est accroc aux concerts et en donne tout le temps, aux quatre coins du monde, sans aucun rapport avec la sortie de ses albums studio. Il le fait à chaque fois avec la même envie, le même enthousiasme, la même énergie.

Il n’est donc guère surprenant de voir les témoignages audio ou vidéo de ses concerts se bousculer dans la discographie du maître. Le dernier en date, c’est donc cet enregistrement de la performance offerte au public du Wacken en 2013. Le célèbre festival allemand n’en finit plus d’accueillir encore et encore les plus grands noms du Hard Rock et du Metal. Cette année-là, ALICE COOPER faisait partie des gros morceaux. À ce titre, il a eu droit à une heure et demie sur la Black Stage. Il fallait évidemment immortaliser cela !

Ce concert s’inscrivait dans le cadre de la tournée mondiale « Raise The Dead Tour », qui a sillonné le globe de 2012 à 2015. Contrairement au « Theatre Of Death Tour », il n’y a ici pas de scénarisation ni de mise en scène autre que les petites choses habituelles (camisole de force, exécution par guillotine, objets divers et variés jetés dans le public). On est globalement sur du classique.

L’entrée en matière est pourtant surprenante par bien des aspects. Le titre qui déboule en première ligne n’est autre qu’"Hello Hooray". Si les fans et une partie du grand public connaissent bien la mythique piste d’ouverture de l’album "Billion Dollar Babies", le plus connu de l’ancien ALICE COOPER GROUP, la surprise réside dans le fait que le morceau en question avait déserté les concerts du Coop' depuis près de dix ans. La version proposée ici est excellente, bien plus heavy que la version studio. On enchaîne sans coup férir avec un "House Of Fire" de haute volée. Titre Glam’ issu de l’album "Trash", celui-ci est aussi proposé dans une version plus lourde et rapide qui lui donne une seconde jeunesse. Puis viennent les grands classiques, les indéboulonnables des set-listes COOPERiennes, "No More Mr Nice Guy" et "Under My Wheels" en tête. La machine embraye et plus rien ne peut l'arrêter.

Niveau audio, la production est proche de la perfection. Faisant le pari de la modernité, le son est massif et en même temps très détaillé. Les trois guitares se font toutes clairement entendre, de même que les musiciens lorsqu’ils donnent de la voix sur les chœurs. Alice, dans une forme olympique, est plutôt en voix, même si l’on sent bien que cela décline avec les années. Ses musiciens ne sont pas en reste. Si le bassiste Chuck Garric (en poste depuis onze ans au moment de l’enregistrement) est curieusement éteint, et que le guitariste Ryan Roxie (lui aussi un vieux de la vieille, présent aux côté d’Alice de 1996 à 2006 et de retour depuis 2012) semble bien fatigué, les trois autres pètent le feu. Le génial et jovial Glen Sobel nous en met, une fois n’est pas coutume, plein la vue derrière ses fûts. Son jeu heavy affirmé apporte lui aussi une touche de modernité bienvenue à certains classiques. Arrivé comme lui en 2011, Tommy Henriksen saute partout et amène fréquemment un précieux renfort au micro. Et il y a bien entendu la charmante et radieuse Orianthi, bébé prodige de la gratte électrique, première femme à officier dans le groupe, qui fait montre ici d’un enthousiasme communicatif. Souvent avant-gardiste, le Coop' a créé un précédent en recrutant Orianthi : lorsque cette dernière est retournée à ses projets solo en juin 2014, elle a été remplacée par une autre femme, Nita Strauss. Il semble désormais acquis qu'il y aura systématiquement une femme parmi les musiciens d'ALICE COOPER. Et c'est une excellente chose, car ces dames, trop souvent victimes de stéréotypes de genre ringards, se font encore trop rares dans les groupes de musique Rock, sans parler du Metal. Or, elles y ont bel et bien leur place, au même titre que les hommes ! ALICE COOPER apporte sa petite contribution à ce combat et c'est tout à son honneur.

Mais revenons à nos moutons. Trois guitares, cela a ses avantages et ses inconvénients. Ça permet souvent de monter d’un cran dans le niveau de détails. Mais ça dérive aussi parfois vers des bastons de solistes brouillonnes et confuses, qui ruinent de manière flagrante un titre comme "I’ll Bite Your Face Off".

Niveau programme, c'est efficace mais un tantinet convenu. On retrouve donc Alice dans sa camisole de force chantant "Ballad Of Dwight Fry", les petits jeux avec l’infirmière sadique en bas résille*, l’exécution par guillotine et le grand final avec "Poison" (seul titre qui suscite une réaction enthousiaste du public dès ses premières notes, quelle misère !) et "School’s Out", redingote, ballons géants et petit insert de "Another Brick In The Wall" de PINK FLOYD. Les fans goûteront toutefois quelques savoureuses incursions imprévues, notamment un "Go To Hell" d’anthologie, magistralement mis en valeur par ce salutaire virage heavy, et une excellente interprétation de "He’s Back (The Man Behind The Mask)", une rareté dans les setlists du COOP’. Outre "I’ll Bite Your Face Off", on a droit à un autre titre issu de l’album "Welcome 2 My Nightmare" (2011), "Caffeine", mais le rendu est un peu décevant pour ce titre surproduit en studio. On trouve également deux reprises, "Break On Through" (The DOORS) et "My Generation" (The WHO), correctes sans plus. Curieusement, "Revolution" (The BEATLES) et "Foxy Lady" (Jimi HENDRIX), également interprétées ce soir-là, ne figurent pas sur l’enregistrement vidéo mais bien sur le CD 2. Comprenne qui pourra !

Attardons-nous sur cette setlist justement. J'ai toujours été impressionné par la capacité de l'artiste à explorer aussi largement sa discographie colossale lors de ses concerts. On a droit ici à quatre chansons issues de "Billion Dollar Babies" (1973), deux issues de "Love It To Death" (1971), deux issues de "Killer" (1971), deux issues de "Welcome To My Nightmare" (1975), deux issues de "Trash" (1989), deux issues de "Hey Stoopid!" (1991), deux issues de "Welcome 2 My Nightmare" (2011), une issue de "Constrictor" (1986), une issue de "Dirty Diamonds" (2005), une issue de "Alice Cooper Goes To Hell" (1976) et une issue de "School's Out" (1972), sans compter les quatre reprises. Je ferais un reproche : celui de trop faire l'impasse sur les années 1980, et notamment sur l'excellent "From The Inside", totalement absent de cette setlist pour la première fois depuis bien longtemps, et celui d'occulter le non moins excellent "The Last Temptation" (1994) qui contient pourtant un hit de choix pour les concerts avec "Lost In America".

Concernant l’image, on apprécie bien entendu le niveau de détail permis par la technologie blu-ray, mais les plans choisis manquent d’originalité et de variété. Pour le reste, c’est un concert d’ALICE COOPER, donc c’est du tout bon. Le Coop’ déroule sans montrer le moindre signe de faiblesse du haut de ses 65 ans. Les musiciens ont leurs heures de gloire au gré de fréquents passages instrumentaux. Bref on en a pour notre argent !

J'attribue à ce triple CD/Blu-Ray live la note de 4/5. C'est probablement le meilleur depuis le "Live At Montreux 2005". Un énième mais néanmoins très convaincant témoignage de l’œuvre titanesque du COOP'. À consommer sans modération, comme toujours !


* Petite anecdote : l'interprète de l'infirmière sadique dans ce concert n'est autre que Sheryl Cooper, l'épouse d'Alice. Ballerine, elle interprétait déjà ce rôle lors des premières années de la carrière solo de son mari. En 2013, après une longue absence entrecoupée de quelques apparitions sporadiques, elle fait son retour dans le groupe pour de bon. Sheryl Cooper était âgée de 56 ans au moment de cet enregistrement, ce qui a de quoi décontenancer quand on la voit aussi mince et agile ! Dans ce concert, Alice ne lui est pas très reconnaissant de sa collaboration, la zappant lors des remerciements en fin de programme, contraint de rectifier en plein refrain de "School's Out". Chez les Cooper, la famille, c'est important : la faille d'Alice et Sheryl, Calico Cooper, a elle aussi interprété l'infirmière il fut un temps, on peut la voir à l’œuvre dans le "Live At Montreux 2005" que j'ai également chroniqué sur NIME.

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   ALANKAZAME

 
  N/A



- Alice Cooper (chant)
- Orianthi (guitare)
- Tommy Henriksen (guitare)
- Ryan Roxie (guitare)
- Chuck Garric (basse)
- Glen Sobel (batterie)


- blu-ray/dvd
1. Hello Hooray
2. House Of Fire
3. No More Mr Nice Guy
4. Under My Wheels
5. I'll Bite Your Face Off
6. Billion Dollar Babies
7. Caffeine
8. Department Of Youth
9. Hey Stoopid
10. Dirty Diamonds
11. Welcome To My Nightmare
12. Go To Hell
13. He's Back (the Man Behind The Mask)
14. Feed My Frankestein
15. Ballad Of Dwight Fry
16. Killer
17. I Love The Dead
18. Break On Through
19. My Generation
20. I'm Eighteen
21. Poison
22. School's Out

- cd 1
1. Hello Hooray
2. House Of Fire
3. No More Mr Nice Guy
4. Under My Wheels
5. I'll Bite Your Face Off
6. Billion Dollar Babies
7. Caffeine
8. Department Of Youth
9. Hey Stoopid
10. Dirty Diamonds
11. Welcome To My Nightmare
12. Go To Hell

- cd 2
1. He's Back (the Man Behind The Mask)
2. Feed My Frankestein
3. Ballad Of Dwight Fry
4. Killer
5. I Love The Dead
6. Break On Through
7. Revolution
8. Foxy Lady
9. My Generation
10. I'm Eighteen
11. Poison
12. School's Out



             



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