Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  DVD

Commentaires (2)
L' auteur
Acheter Ce DVD
 


 

2017 Bcciv
 

- Style : Redlights
- Membre : Glenn Hughes , Alice Cooper, Dream Theater, Kiss, Yngwie Malmsteen , Iommi, Black Sabbath, Deep Purple, Sons Of Apollo
 

 Site Officiel (95)
 Chaîne Youtube (29)

BLACK COUNTRY COMMUNION - Live Over Europe (2011)
Par ALANKAZAME le 5 Décembre 2011          Consultée 3759 fois

Pour un amateur de Hard Rock tel que moi, BLACK COUNTRY COMMUNION est certainement l’un des groupes récents parmi plus intéressants du genre. Contrairement à la plupart des supergroupes qui se contentent de pondre occasionnellement un ou deux disques, le quatuor britannico-étatsunien comprenant Glenn Hughes au chant et à la basse, Joe Bonamassa à la guitare et au chant, Jason Bonham à la batterie et Derek Sherinian aux claviers, a pondu pas moins de deux excellents albums de plus d’une heure chacun en l’espace de huit mois et enchaîné les tournées mondiales. Défenseur d’un Hard Rock fleurant bon les 70’s et lorgnant allègrement du côté des sonorités de DEEP PURPLE (Hughes oblige) et LED ZEPPELIN (Bonham oblige), BLACK COUNTRY COMMUNION est avant tout un groupe de scène, prompt aux improvisations en tous genres et aux performances techniques les plus poussées. "Live Over Europe", c’est tout et bien plus encore…

Produit, comme les deux premiers albums studio, par l’illustre Kevin Shirley, ce DVD est un florilège d’images extraites de concerts donnés à Vigevano, en Italie, et surtout à Munich, Berlin et Hamburg, en Allemagne. Tout a été filmé avec au moins 14 caméras, en très haute définition, et enregistré comme il se doit avec un son (en 5.1) touchant de très près la perfection.

Après avoir visionné le DVD plusieurs fois j’avoue ne pas avoir très bien compris à quels moments apparaissent des images du concert italien. Ce "Live Over Europe" semble bien plutôt être un "Live Over Germany" : les extraits des concerts de Munich, Berlin et Hambourg occupent chacun environ un tiers de la setlist. Le concept m’a beaucoup plu, parce que cela permet une variété de contextes très appréciables : on part d’une toute petite salle devant quelques centaines de spectateurs munichois à une vaste scène en plein air face à plusieurs milliers des festivaliers hambourgeois.

Ça commence très, très fort, avec le hit éponyme du groupe dans la petite salle munichoise. Glenn Hughes, flamboyant, casse la baraque d’entrée de jeu avec une performance vocale époustouflante et surtout un riff de basse à en faire tomber les cloisons. Car on a souvent tendance à l’oublier, mais Glenn n’est pas seulement "the voice of rock", c’est aussi un putain de bon bassiste. Tout au long du film, il enchaîne les improvisations tant au niveau du chant que de son jeu de basse, avec une aisance et un groove diablement percutants. Hughes a soixante ans ; il en fait dix, voire même parfois quinze de moins. En pleine forme, il ne tient pas en place, court à droite à gauche, se secoue dans tous les sens et est constamment à fond dedans. A ses côtés, Joe Bonamassa n’est pas en reste. De vingt ans le cadet de son comparse quatre-cordiste, cet énième amateur de Les Paul s’en donne à cœur joie, le visage déformé par d’improbables rictus correspondant très exactement aux moindres notes d’une pléthore de soli de guitare tous plus jouissifs les uns que les autres.

Les deux gratteux sont très clairement le clou du spectacle. En se donnant à 100 % et sans jamais montrer le moindre signe de faiblesse, ils déclenchent la foudre à tous les coups. Si Hughes est bien le chanteur principal du combo, on se surprend à découvrir un Bonamassa particulièrement à l’aise lui aussi au moment de prendre le micro sur ses chansons, à commencer par l’excellente "The Battle Of Hadrian’s Wall" et surtout une pépite extrait de son répertoire d'artiste solo, "The Ballad Of John Henry", qui recèle un énorme riff digne des meilleures idées de Jimmy Page… En plus de jouer de la guitare comme un gros kéké, Bonamassa est donc un putain de bon chanteur, certes pas aussi renversant que Hughes, mais sacrément doué tout de même ! Cette capacité à créer la surprise en alternant les chanteurs principaux ajoute beaucoup de rebondissements à la performance globale d’un groupe qui semble ne pas supporter la linéarité.

S’ils sont moins impressionnants, les deux autres larrons ne sont pas en reste. Jason Bonham est bien le fils de son papa, à marteler sans temps mort un kit de batterie absolument magnifique, produisant un son vintage qu’on aimerait entendre plus souvent. A défaut d’être un batteur original ou exceptionnel, il contribue à faire vivre un registre qui tend à se perdre chez des groupes plus modernes, avec notamment un jeu de caisse claire très expressif et un bel usage des subtilités de la Charleston. Quant à Derek Sherinian, s’il a bien su faire son trou en studio, il a plus de mal à trouver sa place en live. Isolé sur son piédestal derrière ses synthés, il peine à se faire remarquer, et d’ailleurs la production ne s’y est pas trompé : les gros plans sur lui sont rares, à tel point qu’on a parfois l’impression d’avoir affaire à un Power-trio… A défaut d’être une bête de scène, il se contente de faire son travail honorablement, et ce n’est déjà pas si mal.

Côté musique stricto sensu, c’est un carton plein, et je pèse mes mots. La setlist, tout simplement parfaite, fait la part belle à l’éclectisme de BLACK COUNTRY COMMUNION, qui explore sans restriction tous les registres de son style et propose une palette de sonorités particulièrement riche. Aux titres en mid-tempo, aux accents bluesy et aux structures complexes, particulièrement propices aux impros, succèdent des morceaux plus directs et rock’n’roll comme "One Last Soul", "Beggarman", "The Outsider" et surtout un énorme "Burn" de DEEP PURPLE balancé à fond la caisse en guise d’épilogue, sur lequel Hughes brille une nouvelle fois par sa capacité à assurer tous les types de chant, imitant même par moments et avec un certain succès le timbre vocal de David Coverdale. Les amateurs du pourpre ne peuvent que kiffer leur race, Bonamassa se fendant par ailleurs à plusieurs reprises de purs soli Blackmorien de-la-mort-qui-tue. J’en veux pour preuve cette formidable giclée guitaristique en plein milieu de "The Ballad Of John Henry", qui rappelle immédiatement ce que Ritchie faisait avec le RAINBOW de la grande époque.

Pendant une heure et demie, on en prend plein les yeux et les oreilles. La performance du groupe est juste irréprochable : pas une seule fausse note, pas la moindre hésitation et surtout une cohérence formidable qui permet un enchaînement d’une fluidité exemplaire. Car BLACK COUNTRY COMMUNION n’est pas qu’une simple addition d’individualités talentueuses : on sent clairement que ses quatre membres prennent un immense plaisir à jouer ensemble et se comprennent tellement bien qu’ils donnent parfois l’impression de tous cohabiter dans le même cerveau. Jamais avare en surenchère, Glenn va même jusqu’à affirmer, lors du making-of proposé sur le DVD bonus, qu’un bon concert avec ce groupe est encore plus jouissif qu’une bonne partie de jambes en l’air. C’est dire si ces mecs-là prennent leur pied. Et c’est justement ça qui est kiffant avec BCC : ils ont encore la foi, ils ne se contentent de balancer leur set en respectant scrupuleusement une putain de feuille de route de A à Z. De quoi rappeler à certaines têtes de gondoles ce qu’est un VRAI concert de Hard rock’n’oll, bordel de merde !

Et comme si ça ne suffisait pas, tout cela est magistralement bien filmé. On sent que Chirley connaît son boulot, côté montage c’est un énième sans fautes. L’image est magnifique, mettant en valeur une succession de plan très dynamique qui donne beaucoup de pêche à un film plutôt long. Je me suis passé le DVD plusieurs fois et pour le moment, je ne m’en suis toujours pas lassé. "Live Over Europe" fait clairement partie de mes gros coups de cœur de l’année 2011. Très franchement, je pense que je n’ai aucun DVD musical dans ma ludothèque qui peut se prévaloir d’une qualité d’ensemble pareil. L’image est parfaite, le son est niquel, la prestation du groupe est fabuleuse, les musiciens sont hyper talentueux… Si seulement tous les groupes pouvaient être aussi bien saisis dans leur quintessence en concert !

5/5 sans la moindre hésitation : "Live Over Europe" est tout bonnement parfait, je ne vois pas comment on pourrait faire mieux dans ce genre musical et sur ce type de support. Je pense même que ce DVD est encore plus intéressant que les deux albums du groupe, dont il reprend les meilleurs morceaux. Si vous aimez le Hard Rock, le vrai, celui des origines, vous ne pourrez qu’adorer. À bon entendeur…

A lire aussi en HARD ROCK par ALANKAZAME :


WHITESNAKE
30th Anniversary Collection (2008)
La compilation (presque) ultime du Serpent Blanc !




AESTHESIA
Shattered Idols (2010)
On a trouvé les GUNS N' ROSES français !


Marquez et partagez




 
   ALANKAZAME

 
  N/A



- Glenn Hughes (chant, basse)
- Joe Bonamassa (guitare, chant)
- Jason Bonham (batterie, chœurs)
- Derek Sherinian (claviers)


1. Black Country
2. One Last Soul
3. Crossfire
4. Save Me
5. The Battle For Hadrian's Wall
6. Beggarman
7. Faithless
8. Song Of Yesterday
9. I Can See Your Spirit
10. Cold
11. The Ballad Of John Henry
12. The Outsider
13. The Great Divide
14. Sista Jane
15. Man In The Middle
16. Burn



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod