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ALICE COOPER - Lace And Whiskey (1977)
Par DAVID le 17 Juin 2006          Consultée 7395 fois

Depuis Welcome to my nightmare et le split du Alice Cooper Band, l’objectif à atteindre pour chaque album est clair : faire de la maille ! En bon opportuniste, Alice Cooper n’hésite pas à suivre la mode du moment, à s’adapter à son époque. Mais ce brave Alice a oublié une chose : ses anciens compagnons du Cooper Band s’impliquaient beaucoup eux aussi dans la composition. Et leur absence laisse un gros vide. Alice Cooper à lui seul ne parvient pas à s’entourer des bonnes personnes, son état de santé dramatique ne l’aide pas non plus à s’investir dans le disque. Alors il laisse à Bob Ezrin le soin de s’occuper de tout : production, choix des musiciens et écriture des morceaux. D’où un album surfait, du rock pré formaté Bob Ezrin, parfaitement représentatif de la fin des seventies, surproduit et inoffensif… en un mot, de la soupe !

On ne retrouve pas du tout l’univers habituel d’Alice Cooper, il s’agit juste d’un album de rock tout ce qu’il y a de plus banal, nettement moins réussi qu'Alice Cooper goes to hell et Welcome To My Nightmare. Et les requins de studio qui l’accompagnent sont également les mêmes que pour Lou Reed et Peter Gabriel à l’époque. Des musiciens qui maîtrisent parfaitement leur affaire mais qui n’ont rien à faire chez Alice Cooper. Les deux guitaristes Dick Wagner et Steve Hunter jouent bien, ça pas de problème mais leur jeu fluide et propre a sa place chez Lou Reed, pas ici. L’album est prêt, il n’y a plus qu’à enregistrer le chant. Ca aurait pu tomber sur Lou Reed ou Peter Gabriel, mais le hasard a voulu que ce soit Alice Cooper qui l’enregistre… question de timing sans doute !

Les premiers titres sont malgré tout potables, du hard rock mou, sans grand intérêt : It’s Hot Tonight, Lace and whiskey et ses claviers moisis, Road Rats… les guitares sont décidément trop propres et Alice semble tellement ailleurs ! Enfin, pour l’instant tout va bien… (ça me rappelle un film ça). Alice Cooper propose une parodie de la musique country (Damned if you do) et une reprise auto-parodique d’un standard rock ‘n’ roll des années 50 (Ubangi Stomp). Classer cet album dans le hard rock serait un peu réducteur, seuls les 3 premiers morceaux le sont vraiment. Deux ballades ridicules et mielleuses, une sur chaque face : You and me sera même reprise par Frank Sinatra… oui, voilà le genre d’artiste qu’influence Alice Cooper désormais. Ca fait peur, le Alice Cooper horror show effraye toujours les foules mais autrement… par sa nullité ! I never wrote those songs (tu m’étonnes !) nous offre même le solo de saxo de rigueur, insupportable, et des arrangements dans le style Phil Spector sur le Let it be des Beatles. Pour les ballades, Alice Cooper nous avait habitués à mieux que ça.

Une ultime tentative de retour à du grand guignolesque, comme au bon vieux temps (King of the silver screen), mais là encore, ça tombe à plat. Ennuyeux et même pas drôle. Une parodie disco, (No more) Love at your convenience, les choristes prennent toute la place, Alice Cooper ne sert plus à rien. Et le final, My God, avec un thème pompeux et interminable, des chœurs… on se demande encore une fois ce qu’un tel morceau vient faire ici. On aurait plutôt vu My God sur un album de Queen, et encore… En tout cas, on ne peut pas reprocher à Lace and whiskey de ne pas être travaillé, mais plutôt d’être en complet décalage avec l’univers Alice Cooper. Dans le même genre, le Spectres de Blue Öyster Cult avait au moins le mérite de contenir 2 gros classiques (Godzilla et R.U. Ready 2 Rock). Tout n’est qu’accumulations de clichés grotesques du rock sous sa forme la plus prétentieuse, voilà le genre d’album qui explique à lui seul pourquoi la vague punk a existé.

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   (3 chroniques)



- Alice Cooper (chant)
- Dick Wagner (guitare)
- Steve Hunter (guitare)
- Babbitt (basse)
- Allan Schwartzberg (batterie)
- Bob Ezrin (claviers)
- Jozef Chirowski (claviers)


1. It's Hot Tonight
2. Lace And Whiskey
3. Road Rats
4. Damned If You Do
5. You And Me
6. King Of The Silver Screen
7. Ubangi Stomp
8. (no More) Love At Your Convenience
9. I Never Wrote Those Songs
10. My God



             



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