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HARD ROCK  |  DVD

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ALICE COOPER - Theatre Of Death : Live At Hammersmith 2009 (2010)
Par ALANKAZAME le 25 Octobre 2010          Consultée 6424 fois

Puisqu’à l’heure où j’écris ces lignes nous sommes en plein mouvement de contestation contre le report de l’âge de départ à la retraite, je ne peux m’empêcher d’évoquer le grand âge d’ALICE COOPER. Et oui notre vieux Vincent Furnier a dépassé la barre des soixante ans, et il est toujours en piste. Fort de dizaines de dates données aux quatre coins du monde (y compris à Chypre !) ces trois dernières années, le Coop’ a décidé d’immortaliser son nouveau concept, le "Theatre of Death", au sein d’un DVD reprenant l’intégralité d’un concert donné à Hammersmith, en 2009, au tout début de la tournée. Alors, croulant le Coop’ ? C’est ce qu’on va voir !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, la tournée "Theatre of Death" n’est pas une tournée promotionnelle du dernier album en date, "Along Came A Spider" sorti en 2008. D’ailleurs le skeud en question n’est ici représenté que par un seul et unique titre, "Vengeance Is Mine". Cependant le côté théâtral et conceptuel de COOPER, réhabilité avec "Along Came A Spider" après plusieurs années de période Garage-Rock détestablement sobres, s’exprime ici pleinement dans le cadre d’une toute nouvelle forme de mise en scène. Bonne nouvelle, donc : COOPER est plus que jamais lui-même et le grand spectacle est enfin là !
Enfonçant le clou planté par le "Psycho Drama Tour", le "Theatre of Death" est un véritable festival de costumes, de décors loufoques et d’imbroglios comico-gores. Pour les besoins de la mise en scène, Furnier a requis les services d’un professionnel. Celui-ci est à l’origine du dénouement, à l’initiative des costumes, et a même eu son mot à dire concernant la set-liste. Concrètement, ALICE COOPER en balance plein les mirettes et y a mis les bouchées doubles.

Au terme de près de deux heures de concert, on aura en effet droit - dans l'illustre et magnifique salle de l'Hammersmith Odeon - à quatre exécutions, plusieurs assassinats, des face à face délirant entre COOPER et la sempiternelle infirmière (ici interprétée par la bombe atomique Tiffany Lowe ; Calico Cooper, la fille d’Alice, était retenue sur un plateau de tournage) et surtout à un concert de grande qualité incluant des passages pour le moins surprenants. En effet la set-liste plutôt banale du "Psycho Drama Tour" a cédé la place à quelque chose de plus inattendu, avec le retour sur scène de titres qui n’avaient pas été interprétés depuis des années, voire jamais interprétés avant, comme "From The Inside" (excellentissime en version un peu plus Heavy), "Nurse Rozetta", "Guilty", "The Awakening" et même "Devil’s Food", sur lequel COOPER a réécrit une partie des lyrics pour mieux l’insérer dans l’histoire. Il est d’ailleurs intéressant de noter que ces deux derniers titres ont peu à peu disparu au cours de la tournée pour céder la place à des hits plus vendeurs comme "Feed My Frankenstein" et "Elected". On tient donc ici quelque chose qu’on pourrait presque qualifier d’historique !

Et y’a pas à chier, c’est franchement dantesque. Une myriade de titres venus de tous les horizons de la vaste discographie du Coop’ se succèdent sans temps mort avec un entrain et un enthousiasme communicatifs, des tubes des 70’s comme "School’s Out" au très Heavy "Wicked Young Man", issu de l’album "Brutal Planet". ALICE, dans une forme éblouissante, arpente la scène de long en large, multiplie les postures grandiloquentes, change de costume à loisir et gueule comme il y a trente ans ! Le père Furnier a passé le cap de la soixantaine et il en a rien à foutre, ça ne le dissuade pas de sauter dans tous les sens sur "No More Mr Nice Guy" et sur un "Under My Wheels" d’anthologie. Enjoy !!

Toujours accompagné de jeunes musiciens dynamiques et particulièrement talentueux (en particulier le guitariste Kerri Kelly, véritable sosie de Nikki Sixx), le Coop’ reste bel et bien en mesure de proposer un show haut en couleurs dont émane une énergie communicative. A noter aussi le retour d’un vieux de la vieille : Jimmy Degrasso, après avoir sévi de 1994 à 2002, a repris les baguettes en remplacement d’Eric Singer, réquisitionné par KISS. Excellent sur des titres qu’il n’a pourtant pas l’habitude de chanter, COOPER surprend avec "Guilty", vieillerie extraite de "Goes To Hell" transformée pour l’occasion en véritable brulot, "From The Inside", qui évoque son alcoolisme passé, le très Heavy "Cold Ethyl" qui, sauf erreur de ma part, n’avait plus eu droit de cité depuis la tournée promotionnelle de "Constrictor" et surtout "Devil’s Food", l’un des titres les plus "chelou" de l’album "Welcome To My Nightmare" que les fans désespéraient de voir un jour joué sur scène !

L’ordonnancement de toutes ces chansons, qui n’avait pas été aussi bien foutu depuis bien longtemps, balance les tubes les plus sempiternels en première ligne ("School’s Out", "Department of Youth" et "Eighteen" foutent littéralement le feu à l’audience) et prévoit même une conclusion tout aussi incendiaire, avec une reprise finale de "School’s Out" qui a suscité une petite controverse. Pas de doute, notre gaillard au maquillage noir maîtrise son sujet et on prend immanquablement son pied à le voir gueuler "Vengeance Is Mine !", juché sur un immense piédestal, coiffé d’un haut de forme noir et d’un long manteau flanqué de pattes d’araignée !

COOPER, qui a visiblement l’air de s’éclater comme un gamin, a d’ailleurs rarement été aussi bien filmé. L’image est probablement le principal point fort de cet enregistrement, avec des plans bien détaillés, qui n’oublient ni les zikos, ni le public londonien, très en verve ce soir-là. Il est d’ailleurs heureux que le concert soit aussi agréable à regarder, car au niveau de la partie audio, c’est déjà moins évident. Attention je ne veux pas dire que certains passages sont foirés, je parle ici de production.

Et à ce titre je me demande bien ce que Bob Erzin a foutu au mixage, mais les guitares sont beaucoup trop en retrait, en tous cas bien plus que sur les bootlegs issus des enregistrements de la même tournée. Et plus grave encore, certaines parties ont été réenregistrées. On se surprend ainsi à lever de bien curieux lapins, comme le chant partiellement réenregistré sur le refrain de FTI et même intégralement sur le premier couplet de la reprise de "School’s Out". C’est dommage parce que c’est suffisamment mal agencé pour sauter aux oreilles et plus encore parce que c’était totalement inutile : COOPER chantait largement assez bien du début à la fin sur l’enregistrement brut du concert distribué par Simfy Live. J’en viens presque à me demander si KISS ne serait pas contagieux !

Et là on ne parle que du DVD. Parce qu’en ce qui concerne le CD, qui n’avait pas été envisagé à l’origine par la production, c’est du grand n’importe quoi. Plusieurs titres sont coupés de manière disgracieuse avant la fin et le public a bien du mal à se faire entendre. C’est vraiment dommage, parce qu’en fin de compte on a l’impression que le CD n’est qu’un petit bonus superficiel bidouillé à l’arrache, et on préfère se concentrer sur le DVD.

Mais bon, ces petits désagréments ne sont pas une raison valable pour bouder un concert d’excellente facture. Certains jeunes amateurs reprocheront encore au Coop’ de ne pas suffisamment interagir avec le public, de ne pratiquement jamais s’adresser à la foule. Mais c’est un parti pris ! ALICE s’en cogne d’invectiver la fosse en contrebas à grands coups de "Make some noise motherfuckeeeeeers !!!", il se donne en spectacle ! Quand vous allez au théâtre ou à l’opéra, les acteurs ne vous sollicitent pas. Ici c’est pareil. Pas très rock’n’roll tout cela me direz vous ? Que dalle, l’esprit rock’n’roll ne se résume pas à ça, et COOPER est une espèce rare qui se suffit largement à elle-même.

Avec le "Theatre of Death", Vincent Furnier a signé sa déclaration d’indépendance, en alliant plus adroitement que jamais le Hard Rock, le théâtre de l’absurde et l’humour. On aime ou on n’aime pas. Perso, j’adore !

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- Alice Cooper (chant)
- Keri Kelli (guitare, chœurs)
- Damon Johnson (guitare, chœurs)
- Chuck Garric (basse, chœurs)
- Jimmy Degrasso (batterie)


- dvd
1. School's Out
2. Department Of Youth
3. I'm Eighteen
4. Wicked Young Man
5. Ballad Of Dwight Fry
6. Go To Hell
7. Guilty
8. Welcome To My Nightmare
9. Cold Ethyl
10. Poison
11. The Awakening
12. From The Inside
13. Nurse Rozetta
14. Is It My Body
15. Be My Lover
16. Only Women Bleed / I Never Cry
17. Black Widow
18. Vengeance Is Mine
19. Devil's Food
20. Dirty Diamonds
21. Billion Dollar Babies
22. Killer
23. I Love The Dead
24. No More Mr. Nice Guy
25. Under My Wheels
26. School's Out (reprise)

- cd
1. School's Out
2. Department Of Youth
3. I'm Eighteen
4. Wicked Young Man
5. Ballad Of Dwight Fry
6. Go To Hell
7. Guilty
8. Welcome To My Nightmare
9. Cold Ethyl
10. Poison
11. The Awakening
12. From The Inside
13. Nurse Rozetta
14. Is It My Body
15. Be My Lover
16. Only Women Bleed
17. I Never Cry
18. Black Widow
19. Vengeance Is Mine
20. Devil's Food
21. Dirty Diamonds
22. Billion Dollar Babies
23. Killer
24. I Love The Dead
25. No More Mr. Nice Guy
26. Under My Wheels
27. School's Out (reprise)



             



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