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ALICE COOPER - Along Came A Spider (2008)
Par DARK SCHNEIDER le 13 Septembre 2008          Consultée 8099 fois

25ème album pour ALICE COOPER, presque 40 ans de carrière, excusez du peu ! Pape du shock rock, l’héritier des grands guignols des 60’s (Screaming Lord Sutch, Arthur Brown…) est devenu un icône incontournable qui a toujours été infiniment respecté parmi les metalleux de tout poil…Car si aujourd’hui sa musique est bien loin des standards du metal actuel, son héritage se fait toujours sentir à travers l’univers sombre et théâtral dont bon nombre de groupes s’en sont fait l’apanage.

Pour fêter cela, ALICE COOPER a décidé une nouvelle fois de réaliser un concept album au thème sombre, déjanté, horrifique, et cynique…Une sorte de suite au génial "Welcome to my nightmare" dont il n’est pas avare en clin d’œil. Cette fois-ci notre croquemitaine nous raconte l’histoire d’un tueur en série dénommé Spider qui a décidé d’assassiner huit femmes, de les envelopper de soie puis de leur couper bras et jambes afin de confectionner le corps d’une araignée géante…brrr…évidemment tout ne se passera pas comme prévu, notre « héros » tombant amoureux de sa dernière victime…Je vous laisse découvrir la suite. Bref du pur ALICE COOPER. Pas vraiment surprenant en fait, l’on ne pourra s’empêcher de penser à la vidéo de "Welcome to my nightmare" où l’on voyait notre chanteur se dépêtrer d’une toile d’araignée géante durant le grand classique « The black widow »...cependant, musicalement, on est loin de la qualité du chef d’œuvre de 1975.

On notera un énième changement de line-up. Pour ma part je regrette le départ du guitariste Ryan Roxie, qui était quand même présent sur les 4 derniers albums et qui faisait du bon boulot. La plupart des parties instrumentales de cet album sont en fait enregistrées par le producteur Danny Saber. Par contre l’on saluera le retour de l’excellent Eric Singer derrière les fûts.

Pour ce qui est de la musique, "Along came a spider" continue dans la lignée de ses deux prédécesseurs : c'est-à-dire un retour à l’époque des 70’s mais sans non plus faire l’impasse sur des éléments plus modernes (dont "Dirty diamonds" était assez dépourvu). Concept oblige, l’album se veut plus théâtral que ses dernières réalisations, sans atteindre non plus la grandiloquence d’un "Welcome to my nightmare" ou d'un "Goes to hell".

Le problème flagrant de "Along came a spider" est son hétérogénéité indéniable, son manque de refrain entraînant (et les plus efficaces ont souvent un air de déjà entendu), bref, l’album n’est pas toujours des plus inspirés. Cet album ne s’inscrira pas parmi ses classiques, c’est certain.

Pourtant tout commence plutôt bien avec un très bon « I know where you live », qui fleure bon l’époque "Killer". Suivi du plus sombre « Vengeance is mine » au fort relent de "Brutal Planet", ce qui n’est absolument pas pour me déplaire. ALICE prouvant au passage que l'on peut très bien concilier hard rock 70’s et un metal beaucoup plus moderne (que certains qualifierons d’indus ou de neo, mais je m’y perds dans ces étiquettes). Il réitérera d’ailleurs de la même façon avec le final réussi « I am the spider ».
Mais voilà que déboule un « Wake the dead » qui tranche radicalement avec les deux premiers titres. Ozzy OSBOURNE a co-écrit le morceau, et en tant que grand fan des BEATLES devant l’éternel, il co-signe un titre léger à l’ambiance 60’s un peu psychédélique. Difficile de se faire à ce morceau qui n’est pas franchement une réussite et dont la musique est je trouve en totale inadéquation avec les paroles (c’est le genre d’ironie qui a fait la grandeur d’un « I love the dead » mais là je pense que ça ne fonctionne pas).
L’album contient également d’autres moments de faiblesses, de platitudes oserais-je dire. Les très classiques « I’m hungry » (bien caricatural pour Alice, qui scande le refrain de la même façon que « I’m eighteen »), « The one that got away » et « (in touch with) Your feminine side » (et ses wouhouh atroces) ne sont pas des plus désagréables, mais honnêtement on en retient pas grand-chose, c’est trop gentillet tout ça, déjà-vu.

Deux ballades sont de mises également. ALICE COOPER se montre brillant sur la superbe « Killed by love », une ballade au ton 60’s qui se place facilement au niveau de ses meilleures sucreries (qui ne sont pas si nombreuses en fait !). Par contre, « Salvation » est ennuyeuse…un échec. Trop sirupeuse.

Et les morceaux réellement catchy et efficaces dans tout ça ? Ouais les machins auxquels ALICE nous a toujours habitués, des morceaux rock, simples et directs, aux refrains qui nous restent en tête…Et ben on en comptera deux ici (hormis « I know where you live » que j’ai déjà évoqué) : « Catch me if you can », très cool au prime abord mais dont la durée de vie me parait limitée du fait que ça sent un peu le réchauffé quand même ; et le percutant et incisif « Wrapped in silk », indiscutablement un des moments forts de l’album qui pourrait bien fonctionner en live.

Concernant la prestation des musiciens, peu d’esbroufes ici. Ozzy OSBOURNE y va de son petit air d’harmonica, quelques arrangements pointent leur nez (ambiances, ambiances…), et très peu de riffs marquants (dommage alors que "Dirty Diamonds" comportait encore quelques bons moments à ce niveau comme « Woman of mass distraction » ou « Dirty diamonds »). Seul Slash (ex-GUNS’N’ROSES), invité pour l’occasion (pas la première fois…), en fait des tonnes sur les soli de « Vengeance is mine »…
En tout cas, on a une désagréable impression que notre chanteur ne tire pas complètement parti de tout le potentiel de son groupe.

Bref, vous l’aurez compris, impossible de sortir pleinement satisfait après l’écoute de ce "Along came a spider". Cet album se veut assez ambitieux mais n’atteint pas son but. Bien qu’il ne soit pas désagréable à écouter, on sent que ALICE est un peu en pilotage automatique. Quelques très bons moments se dégagent mais l’impression d’ensemble c’est la platitude de la galette. "Along came a spider" est donc un album à réserver uniquement aux fans, les autres se pencheront sur un opus antérieur (rien que dans les années 2000 on trouve des albums bien plus folichons comme "Brutal planet" et "The eyes of Alice Cooper").
Reste que ALICE COOPER a toujours un charisme énorme et une voix qui ne veut décidément pas vieillir, un album moyen de sa part est souvent bien plus attrayant qu’un bon album d’une quelconque formation de rock/hard rock.

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   (4 chroniques)



- Alice Cooper (chant)
- Jason Hook (guitare)
- Keri Kellie (guitare)
- Chuck Garrick (basse)
- Eric Singer (batterie)


1. Prologue/ I Know Where You Live
2. Vengeance Is Mine
3. Wake The Dead
4. Catch Me If You Can
5. (in Touch With Your) Feminine Side
6. Wrapped In Silk
7. Killed By Love
8. I'm Hungry
9. The One That Got Away
10. Salvation
11. I Am The Spider/ Epilogue



             



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