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AC/DC - Dirty Deeds Done Dirt Cheap (1976)
Par DARK SCHNEIDER le 22 Juin 2014          Consultée 4328 fois

AC/DC, de la sale musique pour trois fois rien ? Au vu de l'économie de moyens déployée par le groupe et des textes irrévérencieux qu'il véhicule, on peut être tenté de répondre par l'affirmative. Ce troisième album tend à la prouver en tout cas. Doté d'un titre malin (emprunté à un show télé), il ne bénéficia une fois de plus que d’une sortie insulaire avant de pouvoir quelques mois plus tard s’exposer au reste du monde (et encore, les USA devront attendre 1981 !) dans une version passée sous les scalpels des chirurgiens d'Atlantic Records. Si on peut admettre que ces derniers aient fait l’impasse sur le premier album pour sa distribution internationale, le charcutage de "Dirty Deeds" n’a quant à lui vraiment aucun sens ! Cela prouve bien que cette maison de disques n’entravait que dalle au délire des Australiens. Franchement, l’ignoble pochette conçue par le studio Hipgnosis est aux antipodes de ce qu’est AC/DC ! On lui préférera largement la pochette d’origine ci-présente, qui ne relève certainement pas du grand art mais qui est tellement plus en phase avec son contenu !

Avec ce troisième album, AC/DC confirme largement les espoirs placés en lui grâce à "TNT". Si son pendant international au décorum prétentieusement Prog a souvent été mésestimé (on oublie cependant qu’il cartonna lors de sa sortie US, bénéficiant de l’élan de "Back In Black"), cela n’aurait sans doute pas été le cas s’il avait été conforme à sa version d’origine. Car "Dirty Deeds" est un album très convaincant pour les boys. Nos kangourous assoient donc leur style, en se faisant encore un peu plus méchants : tant dans la dureté des riffs que dans le fond textuel. Après avoir surtout chanté des désirs de gloire sur "TNT", c’est le penchant voyou qui est mis en exergue ici, et ce dès son fameux title track bien sûr ! Un morceau au riff très agressif et menaçant, des paroles de bandits, des chœurs de loubards, et un Angus qui nous pond durant son solo son fameux plan hammer-on/pull-off qui sera une de ses marques de fabrique. Un classique incontestable !

Cependant, l'enthousiasme de l'auditeur sera vite tempéré par l'impair que commet le groupe avec le boogie pataud et répétitif qu’est "Ain’t No Fun", véritable petite bouse inoffensive mais longuette, c’est que n’est pas STATUS QUO qui veut ! Heureusement, cette faute de parcours sera vite pardonnée par le beaucoup plus sympathique et guilleret "There’s Gonna Be Some Rockin’", qui ne va pourtant pas pisser bien loin.

Le reste de l’album n’est que du grandiose ! On se souviendra de l’énergique "Problem Child", dont le texte exagère quelque peu les péripéties de sale gosse d’Angus : des paroles à faire hurler les bons pères et bonnes mères de famille, garants de l’autorité, qui devaient forcément voire d’un mauvais œil leur progéniture écouter cette musique de dépravés. Il faut dire tout de même, qu’avec un Bon Scott affichant fièrement ses tatouages (à une époque où se tatouer était encore synonyme d’une certaine attitude rebelle) et clamer en chœur avec ses sbires qu’il a de grosses couilles, on ne pouvait pas faire plus mauvais genre. L’ensemble est même franchement un brin subversif. Bon Scott va très loin avec "Squealer" et son texte vicelard en diable, il fallait bien cela tant sa performance vocale et la basse aguicheuse d’Evans puent le sexe à outrance. Le déluge final de guitare des frères Young étant l’illustration même de l’orgasme que n’a manqué Scott de procurer à sa proie : "Dirty Deeds", où l’album dont l’on devrait forcer l’écoute à toutes les grenouilles de bénitier et autres coincés du cul.

Dans ce traquenard musical tout n’est pas que sexe et anarchie. Bon Scott aimait rappeler qu’il était aussi doux dans la réalité que dur sur scène, et "Ride On", avec son texte touchant, et là pour nous le rappeler. Le morceau en lui-même est une ballade bluesy qui rappelle certes quelque peu un morceau de ZZ TOP, mais en beaucoup plus doux et mélancolique. Un beau moment comme AC/DC ne nous en offrira plus dans sa carrière par la suite, le groupe étant peut-être ici quelque peu à contre-courant, ce qui n’enlève rien à la sincérité des paroles.

Évidemment nous ne pourrions manquer d’évoquer les deux morceaux qui ont été scandaleusement sabrés dans la version internationale. "R.I.P (Rock In Peace)" d’abord : pas un grand titre c’est une évidence, mais un bon Boogie Hard à la rythmique très intense et au refrain scandé et fédérateur. Il a laissé sa place à un "Love At First Feel" certes correct, mais clairement pas du même niveau. Et puis le bien plus connu "Jailbreak" qui est heureusement depuis devenu un classique du groupe, mais qui à l’époque ne bénéficia que d’une sortie single au Royaume-Uni. Sans doute le meilleur titre de l’album (aux coude-à-coude avec le title track), qui contribue grandement à son identité (encore une fois, le texte est succulent !), et qui nous fait définitivement oublier le moment de faiblesse incarné par la piste 2. Bon certes, l'influence du "Gloria" de THEM est flagrante sur ce titre nous rappelant au passage toute l'importance de la scène britannique sur les Australiens, contredisant les propos d'Angus qui n'en avait que pour BERRY et Muddy WATERS et qui n'hésitait pas à se moquer des STONES... Mais bien sûr Angus ! Sacré filou.

"Dirty Deeds Done Dirt Cheap" version australienne est donc très logiquement l’édition à privilégier. Incontestablement, l’album est meilleur avec ce tracklisting d’origine et sans la pochette hideuse que nous avons longtemps connue.
Vous l’aurez donc compris : "High Voltage", "TNT", "Dirty Deeds Done Dirt Cheap", c’est la trilogie gagnante des débuts d’AC/DC. Après cela, le son du groupe changera, et les ambitions aussi. Le groupe se produira essentiellement aux États-Unis et en Europe, passant de moins en moins de temps en Australie. Quiconque veut donc véritablement connaître les débuts du plus grand groupe de Hard Rock qui soit, se doit donc d’écouter cette trilogie initiale.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Bon Scott (chant)
- Angus Young (guitare)
- Malcolm Young (guitare)
- Mark Evans (basse)
- Phil Rudd (batterie)


1. Dirty Deeds Done Dirt Cheap
2. Ain't No Fun (waiting 'round To Be A Millionaire)
3. There's Gonna Be Some Rockin'
4. Problem Child
5. Squealer
6. Big Balls
7. R.i.p. (rock In Peace)
8. Ride On
9. Jailbreak



             



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