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1981 For Those About To Ro...
1983 Flick Of The Switch
1985 Fly On The Wall
1988 Blow Up Your Video
1990 The Razors Edge
2005 Family Jewels (dvd)
2014 Rock Or Bust
2020 Pwr/up
 

- Style : Gotthard, Krokus, Montrose, Jailbirds, D.a.d, Sideburn, Drivin N' Cryin, Mc Queen Street, Kix, JohnИy Crash, Buckcherry, Cinderella, Soul Doctor, Airbourne
- Membre : The Firm, Uriah Heep, Dio, Asia
- Style + Membre : Damage Control
 

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AC/DC - Power Up (2020)
Par DARK SCHNEIDER le 15 Décembre 2020          Consultée 3970 fois

Août 2018, des images volées fuitent : AC/DC serait de retour en studio, un nouvel album se préparerait-il ? Et surtout avec l'homme-casquette au chant ! Puis silence radio. Le temps passe, on commence à oublier ces images... jusqu'à cette étrange année 2020 : la machine promo se met en marche, un nouvel AC/DC va bel et bien sortir pour le mois de novembre. Plus de deux ans entre les sessions d'enregistrement et la sortie officielle : c'est quand même dingue un tel délai, difficile de savoir quelles sont les raisons managériales derrière tout ça, mais que tout cela fait très calculé, l'absence de spontanéité est totale, on est tellement loin de l'esprit Rock'N'Roll... Ce n'est pas nouveau, mais tout de même, je ne peux m'empêcher d'y voir quelque chose d'un peu gênant, y'a donc intérêt que le contenu ait un minimum d'intérêt, car "Rock Or Bust" n'avait guère marqué les esprits en son temps. Or là, le défi c'est aussi de rendre hommage à Malcolm Young. En tout cas, le packaging est plutôt réussi : ces tons rougeâtres, cette arrière-scène vide de vie humaine qui n'attend que de subir la furie électrique des Australiens, ça me parle, ça crée de l'attente, de l'envie d'entendre ces fameux accords ouverts qui font tout le sel d'AC/DC.

Un premier single sort, "Shot In The Dark", un peu anecdotique. Cela n'empêche pas de voir déjà des papiers dithyrambiques envahir presse spécialisée et moins spécialisée, où l'on va jusqu'à qualifier ce titre de "colossal", et d'autres qui vont accumuler poncifs sur poncifs. Mais une chose est sûr quand même : AC/DC, seul groupe de Hard Rock véritablement mainstream, apporte un vrai vent d'air frais dans le monde musical promu par les médias grand public, car AC/DC parle à plusieurs générations, et surtout vend beaucoup. Rien que pour ça, on est quand même bien contents qu'ils soient là.

Donc, cet album ? À vrai dire il peut décontenancer. Nul doute que beaucoup diront que l'album est correct mais qu'avant c'était quand même vachement mieux. Tout dépend où on situe cet avant. Partant d'un "mouais" initial, il faut bien admettre que l'album a quand même ce petit goût de reviens-y qui fait la différence. "Power Up" n'est pas un grand album, mais "Power Up" fait son petit effet et pas mal d'éléments peuvent séduire les plus réticents (ou pas, mais en tout cas plus que "Rock Or Bust").

Pourtant "Power Up" reste dans la continuité des derniers albums du groupe du strict point de vu de la composition des morceaux : comment cela aurait-il pu être le contraire sachant que cet album a été conçu à partir de chutes de studio de "Black Ice" et même de "Stiff Upper Lip" ? Ce qui fait sa particularité, c'est la production et les arrangements. Il n'y a strictement rien de nouveau, bien au contraire, c'est même plutôt un gros retour en arrière dont il s'agit. Mais, paradoxalement, un retour en arrière qui apporte un peu de fraîcheur après quelques années plutôt épurées en terme de production.

À l'écoute du titre d'ouverture, "Realize", plutôt réussi, on pensera immédiatement à "Thunderstruck" pour les chœurs, mais aussi à "Fly On The Wall" (le titre comme l'album), ne serait ce que pour la légère reverb sur la voix et d'une manière globale tout le traitement sonore de l'ensemble, et notamment ces chœurs très présents. Étrange de penser ainsi à l'un des albums les plus mal-aimés d'AC/DC ! Et ça se confirme sur certains refrains qui émaillent ce "Power Up", mais heureusement il évite les excès qui rebutaient sur "Fly On The Wall", il est bien plus équilibré que ce dernier. Prenons "Witch's Spell", un des morceaux les plus mémorables de l'album, qui est pourtant une sorte de mélange entre "Sink The Pink" (l'intro) et surtout "Burnin' Alive" sur le refrain, du pur recyclage que l'on appréciera plus ou moins selon notre niveau d'indulgence, c'est personnellement morceau favori de l'album.

Concrètement, on a une première partie d'album solide, de loin la plus inspirée : jusqu'à "Demon Fire" inclus, "Power Up" maintient un niveau très satisfaisant. "Through The Mists Of Time" est dans la lignée d'un "Anything Goes", un moment d'accalmie avec des paroles qui ont un peu de profondeur, un regard nostalgique, ces rockeurs ne peuvent pas toujours nous faire croire qu'ils ont encore vingt ans dans leur tête, surtout après toutes les difficultés passées. "Rejection" a un refrain assez faible mais le riff en question/réponse initial est savoureux pour les adorateurs du groove d'AC/DC, "Demon Fire" prouve qu'ils ont encore parfois de l'énergie.

Cependant, on ne pourra pas ne pas évoquer les faiblesses de l'album, qui n'en manque pas. Après "Demon Fire", le niveau baisse assez drastiquement, on entre dans un vrai ventre mou, constitué de titres où les relents sudistes se font largement sentir et de Hard Rock un peu balourd. Le problème c'est qu'AC/DC n'a jamais vraiment brillé dans ce registre et ce n'est toujours pas le cas ici. Alors ça apporte peut-être un peu de variété à l'album, mais en fait ça fait surtout baisser son niveau. Ce n'est pas foncièrement désagréable, mais du Hard Rock sudiste de série B, ce n'était pas nécessaire. Fort heureusement, ce "Code Red" qui termine l'album rehausse le niveau, on ne se sera pas fadé tout ce ventre mou pour rien. Il y a ce je ne sais quoi de transcendant sur le refrain de ce titre, ce fameux facteur X sans doute.

Un petit mot sur les performances des zicos : si Stevie Young est irréprochable en tant que clone de son oncle, Angus est lui parfois peu inspiré dans son rôle de guitariste lead : ses soli sont souvent très courts et rarement marquants dans l'ensemble, il n'y a pas de sursaut de génie à espérer de sa part. Brian Johnson semble s'être bien remis de ses problèmes de santé, mais on sent bien que les effets de production l'aident quand même beaucoup pour livrer une performance honorable, très soutenu qu'il est par la forte présence des chœurs. Mais Jonna, on l'adore, obligé, irrésistible dans son rôle de boogie man sur "Demon Fire" notamment. Inutile de s'étendre sur Williams et Rudd, on sait d'avance qu'ils vont être parfaits.

Finalement, "Power Up" est un bon album. Il décevra certains, sera trop encensé par d'autres, alors que c'est juste un album de plus mais qui a le mérite de ne pas se contenter de refaire exactement la même chose que ses prédécesseurs immédiats. En piquant quelques idées anciennes, en repensant sa façon de faire sonner son album (n'hésitant pas à revenir à un esprit très 80s), AC/DC parvient à vivifier des compos qui ne sont pourtant clairement pas des chefs d'oeuvre à la base. Malin. Très malin. De vrais petits diables.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Brian Jonhson (chant)
- Angus Young (guitares)
- Stevie Young (guitares)
- Cliff Williams (basse)
- Phil Rudd (batterie)


1. Realize
2. Rejection
3. Shot In The Dark
4. Through The Mists Of Time
5. Kick You When You're Down
6. Witch's Spell
7. Demon Fire
8. Wild Reputation
9. No Man's Land
10. Systems Down
11. Money Shot
12. Code Red



             



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