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AC/DC - Tnt (1975)
Par DARK SCHNEIDER le 16 Juin 2014          Consultée 3980 fois

Avant d'être synonyme de chaînes de télévision bas de gamme, l'acronyme TNT désignait avant tout le trinitrotoluène : un puissant explosif. C'est bien évidemment à cette signification que fait référence ce second album d'AC/DC publié à la fin de l'année 1975. Seulement quelques mois se sont écoulés depuis "High Voltage", suffisant pour que les frères Young puissent enfin stabiliser le line-up de leur groupe en recrutant Phil Rudd à la batterie, et un camarade de classe d'Angus, Mark Evans, à la basse. Drôle de choix pour ce dernier, vu qu'Angus et lui ne pouvait pas se sentir ! Quoiqu'il en soit, AC/DC avait enfin toutes les armes qui lui manquaient pour mettre à feu et à sang l'Australie. Le groupe ne cherche pas à faire dans l'ambigu : les Australiens veulent faire parler la poudre.
Ce disque sera le grand pourvoyeur de morceaux qui seront inclus au sein de l'édition internationale de "High Voltage", paru l'année suivante, soit toute une flopée de classiques. De ce fait, cet album exclusif à l'Australie ne réserve pratiquement pas de surprises pour les fans qui se sont longtemps frottés au "High Voltage" international. Il n'en reste pas moins que c'est cet album australien qu'il faut préférer : pas de "She's Got Balls" et "Little lover" qui paraissent bien incongrues sur le disque de 1976.

On l'a compris, "TNT" n'usurpe pas son titre. AC/DC se fait explosif sur cet album. La marge de progression suite au premier opus est importante. Le groupe y affine son style : ici, pas de slow sirupeux pour faire plaisir à la maison de disque, le groupe se fait plus mordant, beaucoup plus déterminé. Cela se ressent sur les paroles : les manifestes que sont "It's A Long Way To The Top", "Rock'N'Roll Singer", "Rocker" et "High Voltage" illustrent parfaitement la volonté de tout casser, l'ambition de devenir ultra populaire, de devenir le groupe de Rock le plus important d'Australie, sans se leurrer sur le côté sombre de la vie de rockeur. Jamais un groupe n'avait su témoigner avec une telle franchise et une telle conviction son envie de Rock'N'Roll et de toute la démesure qui va avec. Et de plus, ces morceaux sont tous excellents : du riff d'ouverture de "It's A long Way" et sa cornemuse inoubliable, à la course contre la montre de "Rocker", AC/DC ne fait aucun quartier. L'influence des grands anciens est bien sûr toujours de la partie (sur le titre "High Voltage", Chuck Berry se cache derrière Angus) mais moins envahissante que sur le premier album : sur ce dernier, la charpente et les fondations étaient bâties, sur "TNT" ce sont les briques que l'on pose afin de parachever l'édifice.

La plus belle illustration sonore de cet édifice, elle est incarnée par le titre qui donne son nom à l'album. Un riff simple mais plus carré tu meurs, un aspect menaçant qui se veut d'abord sous-jacent avant de littéralement exploser dans son final, le groupe parvenant à visualiser musicalement les paroles de voyou de Bon Scott. Avec le petit truc en plus carrément obsédant : les fameux Oï en backing vocals. AC/DC redéfinit ce que doit-être une tuerie Rock'N'Roll.

Mais ce title track n'est pas le seul à nous dynamiter. Toutes les odes à la gloire du Rock précédemment citées le font tout autant. Notamment "Rock'N'Roll Singer", injustement oublié, superbe profession de foi de Bon Scott.
"Live Wire" est un autre petit chef d'oeuvre : une note de basse jouée en continu, trois accords qui viennent s'y plaquer, la simplicité à l'état pur pour un morceau terriblement agressif. Il fera pendant longtemps office de titre d'ouverture pour les concerts du groupe.
Là où "Can I Sit Next To You Girl" fait dans l'explicite et fait renaître un titre enregistré à la base avec Dave Evans, "The Jack" fait lui dans le subtil avec son texte à double sens très fin, peut-être le meilleur de Bon Scott, qui sera malheureusement complètement modifié en live, lui faisant perdre toute sa subtilité. Ce Blues rampant n'en demeure pas moins un des titres les plus mémorables du groupe.

La seule ombre au tableau, c'est finalement la reprise finale, "School Days" de Chuck BERRY. Pas que le morceau soit mauvais, mais cette reprise n'apporte vraiment pas grand chose à l'originale. Là où le premier album s'ouvrait avec une reprise d'excellente facture, "TNT" se clôt avec un équivalent quelque peu anecdotique. Ce ne sera donc pas le plus bel hommage que pu rendre Angus à son idole. Rien de catastrophique, mais il fait quand même tomber un peu à plat la fin de l'album. Le groupe s'en rendra sans doute compte : ils ne feront désormais plus aucune reprise.

Ce "TNT" propre au territoire australien se révèle finalement meilleur que le "High Voltage" international de 1976, mieux vaut s'attarder sur celui-ci donc. Bourré de classiques, il mériterait sans doute la note maximale. Ce ne sera pas le cas au vu des albums encore plus essentiels que le groupe sortira dans la suite de sa carrière. Dans le Rock, le moins n'est pas l'ennemi du mieux : arrivé en plein dans une décennie mettant en avant la virtuosité (en cela, la course à la vitesse des années 80 n'en est que la continuité directe), AC/DC prouve qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un bagage musical énorme pour imposer son propre style. Ils auront cela dit bien compris une des bases essentielles des musiques noires : tout est dans le rythme. AC/DC, c'est ce groove énorme qui fait défaut à tant de groupe de hard rock. Et avec "TNT", la légende AC/DC est en marche.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Bon Scott (chant et cornemuse)
- Angus Young (guitare)
- Malcolm Young (guitare)
- Mark Evans (basse)
- Phil Rudd (batterie)


1. It's A Long Way To The Top (if You Wanna Rock 'n'
2. Rock'n'roll Singer
3. The Jack
4. Live Wire
5. T.n.t.
6. Rocker
7. Can I Sit Next To You Girl
8. High Voltage
9. School Days



             



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