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AC/DC - High Voltage (1975)
Par DARK SCHNEIDER le 27 Mai 2014          Consultée 4952 fois

Quiconque se déclare fan de Hard Rock, connait l'histoire d'AC/DC. Comment ça non ? Pff. Soyons bref. AC/DC, c'est avant tout le bébé d'un certain Malcolm Young. Un mec issu d'une famille d'émigrés écossais installée sur l'ocre terre d'Australie, famille où tout le monde écoute ou joue de la musique. Son grand frère, George, avait déjà connu les joies de la gloire avec les EASYBEATS (soit les BEATLES australiens), auteur de l'inoubliable "Friday On My Mind". Beaucoup d'apprentis guitaristes auraient souhaités avoir un tel grand frère, à la fois mentor et piston, George Young permettra de faire décoller la carrière d'AC/DC. D'où vient le nom du groupe d'ailleurs ? De la grande sœur parait-il, qui aurait vu ce sigle à l'arrière de l'aspirateur familiale. Une affaire de famille AC/DC, que je vous dis. Rien d'étonnant à ce que Malcolm ira recruter son petit frère, répondant au nom d'Angus. Il eut le nez creux. Malcolm c'est le rythme, un vrai métronome vivant, impossible de le faire dévier de sa trajectoire. Angus c'est le soliste foufou, rien d'un technicien mais sachant toujours placer la bonne note au bon moment, et une main gauche sacrément hargneuse le bougre, ce vibrato quand même !

Mais les débuts d'AC/DC ne furent pas si simple. Trouver un line-up stable fut une gageure pendant des mois, jusqu'à ce que le groupe fasse la connaissance de l'incarnation même du messie Rock'N'Roll, le légendaire Bon Scott, lui aussi un émigré écossais. Une gouaille irrésistible, un look badass, véritable aimant à gonzesse, une personnalité à la foi tendre et tellement épicurienne, tout simplement l'icône rock ultime : indépassable. A la porte l'inapproprié Dave Evans et ses cris de glamouze tellement irritants ! Le groupe s'achète une vraie paire de couilles et va se presser de les poser sur la table.

Tellement pressé AC/DC qu'"High Voltage" fut un album accouché dans l'urgence. Le groupe entre en studio sans même avoir une section rythmique stabilisée. Peu importe, c'est le producteur de grand frère qui va se charger de la basse, laissant la batterie à des musiciens de session. Cette première décharge d'électricité ne sortira qu'en Australie et fut pendant longtemps inconnu du reste du monde. Le "High Voltage" international de 1976 ne comportant que 2 titres de ce premier opus australien, 2 titres qui de surcroît ne sont pas vraiment les plus intéressants de l'album, sauf au niveau des paroles de Bon Scott, alors déjà adepte des textes à double sens. "She's Got Balls" et "Little Lover" furent les deux rescapés en question : le premier valant surtout pour son intro, à l'origine un jam qui ouvrait les concerts, on sent que le groupe a peiné à en faire un vrai titre, l'ensemble est répétitif; quant au second, il s'agit d'un blues rock un peu trop languissant mais permettant à Bon Scott d'y délivrer un texte salace.

"High Voltage" a bien plus a proposer que ces deux titres. C'est même avec le recul l'album d'AC/DC qui réserve le plus de surprises. Pour autant, la charpente du groupe est déjà construite : une rythmique de plomb, à base d'accords ouverts qui emplissent l'espace sonore, qui deviendra la base même de toute l'école du hard rock australien. Bon Scott y possède toutes les qualités vocales qu'on lui connait : une voix à la fois criarde et suave, aiguisée au papier de verre, devant tout autant aux rhythm'n'blues d'un Little Richard (son idole !) qu'à ses racines écossaises (l'influence du grand Dan MacCafferty de NAZARETH est indéniable et tellement passée sous silence!). Tout ce qui fait le sel d'AC/DC est donc déjà là, mais "High Voltage" est le seul album du groupe à s'ouvrir par une reprise : "Baby Please Don't Go", vieux standard du blues des années 30, archi repris, est ici délivré dans une version très lourde, électrique, qui vaut surtout pour les guitares des frères Young qui se permettent même quelques harmonies. Scott y est également très bon, même s'il ne surpasse pas la version interprétée par Van Morrison avec THEM au début des 60's. Quoiqu'il en soit, c'est vraiment une des toutes meilleures interprétations de ce morceau qui existe à ce jour.

Autre titre qui nous semble tellement improbable avec le recul : "Love Song". Le seul véritable slow d'AC/DC, au grand dam d'Angus qui ne saquerait pas ce genre de titre. Son intro fait pourtant bien plus penser à un morceau qu'aurait écrit... Ennio Morricone ! Mais la suite se transforme en un slow sirupeux, quelque peu téléphoné, avec un Bon qui crie son amour pour une certaine Jean et un Angus qui se montre assez bon pour faire pleurer sa guitare. A l'origine un titre rescapé de l'ère Dave Evans, et qui fut le premier single extrait de l'album.
Bien connu par le biais de l'insuffisant EP "74' Jailbreak", "You Ain't Got A Hold On Me" propose quant à lui un refrain étonnamment mélodique pour le groupe, où l'on sent clairement une tentative d'écrire un hit radio, ce qu'il ne sera jamais finalement. "Soul Stripper" semble lui être une véritable version bêta du futur "Squealer", et il est sacrément bon. Les percussions sur ce titre nous rappellent alors que Phil Rudd n'est pas encore de la partie.
Moins intéressant sont le très stonien "Stick Around" et le très boogie rock "Show Bussiness", qui manquent pour le coup un peu de personnalité. Sur ces titres, AC/DC s'inscrivait en pendant australien d'AEROSMITH, qui avait sur eux quelques longueurs d'avance. Le jeu d'Angus y est par ailleurs considérablement influencé par Chuck Berry, tant au niveau du style que du son de guitare.

Finalement, aucun classique ne sera extrait de ce premier album. Cela peut se comprendre. Néanmoins, les ""You Ain't Got A Hold On Me" ou "Soul Stripper" auraient largement mérité de trouver une place occasionnelle sur les set-list live du groupe.

Même si le groupe est encore un peu vert – Angus laissant même quelques solos à Malcolm – "High Voltage" n'est pas un album si anecdotique que l'on a voulut le faire croire. Toute l'essence du groupe est prête à s'embraser. Bon Scott, totalement libéré (on est bien loin du chanteur frustré contraint à jouer de la musique d'hippie psyché ne lui convenant guère), y impose tout son charisme. Laissez-donc tomber le "High Voltage" international que vous avez connu dans votre jeunesse, les vrais débuts d'AC/DC sont ici (comment ça ? Y'aurait un single avec Dave Evans qui l'aurait précédé ?). Un disque fort attachant, bien produit en plus (sa remasterisation est excellente), enjoué. Certainement pas l'album idéal pour découvrir le groupe (le disque suivant sera là pour ça), mais indispensable pour les fans.

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- Bon Scott (chant)
- Angus Young (guitare)
- Malcolm Young (guitare)
- George Young (basse, batterie)
- Rob Bailey (basse)
- Tony Currenti (batterie)
- Peter Clack (batterie)
- John Proud (batterie)


1. Baby, Please Don't Go' (big Joe Williams)
2. She's Got Balls
3. Little Lover
4. Stick Around
5. Soul Stripper
6. You Ain't Got A Hold On Me
7. Love Song
8. Show Business



             



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