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JUDAS PRIEST - Stained Class (1978)
Par POWERSYLV le 7 Août 2005          Consultée 19891 fois

Nous sommes en 1978 et alors que le punk rock anglais commence déjà à s’étouffer dans une surenchère commerciale qu’il était pourtant sensé combattre, le heavy metal recommence à faire doucement parler de lui. Dans les pubs, de jeunes formations pleine d’énergie reprennent à leur compte les formules des grands groupes des années 60/70 en apportant une fougue et une énergie renouvelée. Par rapport à ce souffle que l’on n’appelle pas encore N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal), JUDAS PRIEST fait figure de vétéran alors qu’il n’a sorti que 3 albums. Le groupe de Birmingham existe depuis 1970, mais les années passées à travailler le répertoire, à stabiliser son personnel et à rencontrer enfin le début du succès le font apparaître comme un challenger par rapport à des groupes qui lui sont contemporains mais qui ont largement de la bouteille, comme les modèles de BLACK SABBATH. "Sin After Sin" avait annoncé un PRIEST plus percutant et metal tout en gardant un sens de l’efficacité et de la mélodie.

Ce prolifique "Stained Class" continue définitivement à forger le style Priest et enfonce encore le clou, faisant de la bande à Rob Halford en cette fin des années 70 à la fois une première alternative metallique et aussi un modèle de choix pour tous les combos de jeunes loups élevés au son de fée décibel. "Stained Class" est un album remarquable. La pochette tranche avec celle des 2 albums précédents qui étaient plutôt sombres et ésotériques. Ici, une sensation de force et d’inaltérabilité se dégage de cette tête de Metal, illustrant le durcissement de la musique. On remarquera également que c’est sur cet album que le combo trouvera son logo caractéristique qui le suivra jusqu’à "Painkiller" (1990) – on le retrouvera également sur "Angel Of Retribution" également (2005), greffé du fameux trident pour fêter le retour de Rob - : JUDAS PRIEST écrit en lettres anguleuses, en pente vers le bas, souligné de ce trait éraillé symbolisant la puissance électrique. Le quatuor de base Halford/Downing/Tipton/Hill s’adjoint également les services du batteur Les Binks, premier batteur un poil plus stable qui jouera aussi sur "Killing Machine" et le monument "Unleashed In The East".

D’emblée, la puissance et la vélocité sont de mise avec l’hymne "Exciter" speed à souhait. Les guitares sont aussi tranchantes que la voix de Rob est abrupte et cinglante. Recette quasi-similaire sur l’irrésistible refrain arraché de "White Heat, Red Hot". "Better By You, Better Than Me" est une chanson attachante avec son riff marqué et sa mélodie chantante et attrayante. Pourtant, le groupe ne se doutait pas à l’époque qu’une petite dizaine d’années plus tard, ce titre allait lui apporter des soucis judiciaires qui ont défrayé la chronique (le procès de Reno). Cette mésaventure qui avait pour cadre le suicide d’un adolescent américain fan du groupe sera l’un des emblèmes les plus flagrants de la mise en accusation du heavy metal par la droite américaine conservatrice dans les années 80, avec cette institution du P.M.R.C. (les stickers PARENTAL ADVISORY EXPLICIT LYRICS, c’est leur œuvre). JUDAS rejoindra ainsi les OZZY, WASP et autres TWISTED SISTER au banc des accusés mais s’en sortira blanc comme neige. Revenons à l’album avec le titre qui lui a donné son nom. "Stained Class" est un titre héroïque et carré qui débute par un solo d’intro prodigieusement efficace, qui fait qu’on accroche de suite. Il enchaîne sur un mid-tempo bien heavy et marqué pour l’époque. Un riff se greffe sur cette armature, et la voix de Rob tape dans les hauteurs. Le refrain est très efficace. Une transition géniale amène une partie altière et enthousiasmante, accrocheuse à souhait, où le travail de soliste des guitaristes éclate !

"Invader" est le titre le moins connu du disque. Pourtant sympathique, il s’agit néanmoins du morceau le plus banal de l’opus. Démarrant par une étrange introduction extra-terrestre, il possède un tempo entraînant et simple. "Saints In Hell" présente un riff génial et entêtant : le genre de phrasé qui me scotche d’entrée et véritable marque de fabrique du riffeur fou K.K. Downing. L’efficacité avant tout pour cette chanson qui martèle son refrain et qui l’inscrit dans les esprits. "Savage" ne fait pas figure de réel classique mais comment résister à cette introduction puissante et à ce cri qui glace le sang ? A cette marche cadencée et à ce refrain percutant ? A ce solo déjanté ? On en arrive à la perle de l’album, le "Stairway To Heaven" de JUDAS PRIEST, et une des plus belles chansons qu’il m’ait été donné d’entendre : "Beyond The Realms Of Death". Assurément émotive, touchante et avec son contraste entre couplet calme et refrain brut de décoffrage, ce titre est pour moi l’une des plus belles power-ballad du heavy metal, et PRIEST ne réussira plus à faire aussi poignant (même si les ballades ultérieures ne déméritent pas). La voix de Rob Halford y est pour beaucoup. Sans oublier ce solo absolument terrible et qui prend aux tripes ! Gé-ant ! Sans doute l’une des plus belles œuvres de l’orfèvre Glenn Tipton. Émotions, émotions … On termine avec "Heroes End", titre plutôt méconnu mais que je trouve excellent grâce à ce riff vicieux et redoutable, qui aurait réussi à faire friser de dépit Tony Iommi (BLACK SABBATH) en personne. Le passage plus lourd et inquiétant où Rob Halford se répond à lui-même soutenu par les guitares bien lourdes est superbe en ajoute au malaise d’ensemble. Quelle fin en apothéose.

"Stained Class" est pour JUDAS PRIEST l’album de l’identité. Un disque qui sent le métal et l’acier forgé. Rien à jeter sur cette galette variée, formidable de puissance et d’inventivité pour l’époque. JUDAS signe son entré dans la cour des très grands du heavy metal. Quasiment chaque titre est emblématique du groupe et j’ai une affection particulière pour ce disque qui est je pense mon JUDAS préféré des années 70. Une galette que je peux écouter très souvent sans me lasser et qui d’ailleurs honore régulièrement ma platine CD.

A noter la présence sur le remaster de 2001 de l’inédit "Fire Burns Below", titre très léché et mélodique qui date des sessions de Turbo (1986). On y trouve aussi une version live de "Better By You, Better Than Me".

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   (7 chroniques)



- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Les Binks (batterie)


1. Exciter
2. White Heat, Red Hot
3. Better By You Better Than Me
4. Stained Class
5. Invader
6. Saints In Hell
7. Savage
8. Beyond The Realms Of Death
9. Heroes End



             



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