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JUDAS PRIEST - Painkiller (1990)
Par POWERSYLV le 29 Janvier 2006          Consultée 29008 fois

Une nouvelle décennie commence. En 1990, le monde du metal lourd subit les assauts répétés d’un death metal en pleine ascension et du metal fusion. La famille metal continue de se fragmenter en plusieurs chapelles plus ou moins bruitistes alors qu’outre-Atlantique les sirènes du grunge se font entendre. 16 ans après leur premier essai discographique et après avoir sorti nombre d’albums cultes, JUDAS PRIEST fait figure de légende et de patriarche heavy metal. On pensait que Rob Halford et ses hommes avaient tout dit, qu’ils étaient forcément dépassés, voire ringards.

Qui aurait crû quelques mois avant la sortie de ce fulgurant Painkiller que PRIEST aurait pu sortir une bombe pareille ? Certes, des signes avant coureurs auraient pu mettre la puce à l’oreille. Un retour plus cinglant en 1988 avec Ram It Down après le plus sophistiqué Turbo. Dave Holland, batteur depuis une bonne dizaine d’années est limogé et remplacé par le plus jeune Scott Travis (RACER X) à la frappe terrible. Le look des années Turbo / Ram It Down est laissé au vestiaire pour un retour en force des cuirs, clous et chaînes. Rob Halford s’est coupé ce qui lui restait de cheveux. Et dès les premières mesures de batterie du morceau éponyme qui débute le disque, il faut se rendre à l’évidence : une fois encore, JUDAS PRIEST prend tout le monde par surprise et s’offre une sacré cure de jouvence et de modernité.

Painkiller est un album unique et remarquable dans le discographie de JUDAS PRIEST. Tout comme en 1980 le splendide British Steel définissait à sa façon le heavy metal du début des années 80, Painkiller est une des pierres angulaires du metal mélodique et puissant de la décennie à venir. Le titre « Painkiller » sera d’ailleurs repris par ANGRA et DEATH, c’est dire si l’’album aura eu une influence déterminante. Entre tradition et modernité, entre vélocité et hargne quasi-thrash, guitares heavy et mélodies énergiques, JUDAS PRIEST vient tout simplement d’ouvrir une brèche entre les genres thrash et heavy. On pourrait parler de power metal, même si le terme est à l’époque l’apanage des poulains de PANTERA pour qui PRIEST sera le parrain. Les texans auront d’ailleurs l’honneur d’ouvrir pour le Prêtre sur la tournée 1990/1991 des patriarches anglais. Un terme power metal repris par la suite sous des aspects plus mélodiques à la fin des années 90 par les guerriers du « true metal ».

Le titre « Painkiller » ouvre le disque est reste un titre absolument ahurissant de maîtrise, de férocité et de virtuosité. La double grosse caisse de Scott Travis est à coup sûr l’un des éléments clefs du titre et de l’album en général. Rob Halford a repris une voix hyper aiguë, comme au bon vieux temps des « Screaming For Vengeance » ou autres « Freewheel Burning ». Et que pensez des guitares qui tiennent le haut du pavé, avec des passages aux solis d’une rare intensité où Sieur Tipton se surpasse carrément, épaulé par son pote K.K. Downing à la rythmique ? En tous cas, jamais le groupe n’aura été aussi brutal et menaçant à la fois (cf le clip aux lights stroboscopiques) alors qu’il atteint presque ses 20 ans de carrière. Les autres titres sont loin d’être à jeter, à commencer par « Hell Patrol », un titre que pour ma part j’affectionne particulièrement pour son emphase et surtout la puissance de son refrain. « All Guns Blazing » au refrain simpliste et menaçant et aux solos de feu est un des titres les plus appréciés de l’album (cf la reprise de SILENT FORCE). Sur les couplets de « Leather Rebel », l’osmose est parfaite entre la frappe surpuissante du Scott et le tranchant des guitares … et puis, quelle intro ! La première partie du disque se termine dans le feu et dans le sang avec le très speed « Metal Meltdown », démoniaque à souhait avec son final apocalyptique où les chœurs lancinants cherchent à vous happer vers les abîmes les plus noirs.

La deuxième moitié de l’album démarre de façon plus raisonnable (enfin, tout est relatif) avec « Nightcrawler », à mon sens le titre le plus accessible du disque (avec « A Touch Of Evil »). « Between The Hammer And The Anvil » reste dans la puissance la plus ultime bien qu’il s’agisse selon moi du titre le moins prenant du disque. On ne peut pas en dire autant de « A Touch Of Evil » : ce titre mid-tempo est un mini havre de paix dans toute la fureur de l’album. Plus mélodique bien que restant puissant, emmené par un martèlement continuel, le chant de Rob est ici plus posé et même poignant par moments. Les guitares marquent le pas sur le couplet, et illuminent la chanson dans un solo très soigné et prenant. Bien a pris au groupe de sortir cette chanson en guise de single, car « A Touch Of Evil » est l’un des joyaux du disque. L’album se termine de façon conquérante sur la doublette « Battle Hymn »/ « One Shot At Glory » au refrain imparable.

Le premier bonus du remaster 2001 est assez surprenant. « Living Bad Dreams » est une superbe chanson puissante et sentimentale, d’une intensité dramatique même. Le tour de force est de marier les sentiments avec la puissance d’un mid-tempo priestien et le chalenge est réussi. Il semblerait que cette chanson date des sessions de l’album Turbo si j’ai bien compris, ce qui expliquerait l’aspect léché de la composition qui tranche avec le côté implacable de Painkiller. Dire qu’une si belle chanson était restée dans les tiroirs ! A côté, une prise live du terrible « Leather Rebel » qui prend toute sa dimension sur scène. Terrifiant de se dire qu’on a affaire à l’un des dinosaures du heavy metal à son écoute.

Painkiller reste un album très particulier de JUDAS PRIEST. En le replaçant dans le contexte de l’époque, on peut se rendre compte de l’énergie que le groupe avait à revendre et de l’audace des anglais pour piétiner allègrement les territoires plus extrêmes que son heavy metal d’origine. Un disque qui a inspiré et qui inspire encore nombre de metalleux en herbe. Malheureusement, 2 ans plus tard, une querelle interne assez violente opposera Rob Halford et ses 4 autres compères. Le chanteur historique du groupe qui aura tant apporté à ce dernier et au heavy metal partira avec fracas et ira fonder le puissant FIGHT. Un peu désarçonnés par le départ d’un frontman si emblématique et à la marque de fabrique évidente, JUDAS mettra un peu plus de 4 ans à se relever. Munis d’un nouveau chanteur Tim « Ripper » Owens, les anglais entreront dans l’ère de Jugulator en 1997. Il faudra attendre 2002 (10 ans !) et les désillusions des carrières respectives (Rob avec FIGHT, le projet indus TWO et le plus conventionnel HALFORD) pour que le chanteur retrouve ses anciens complices et ne donnent à JUDAS un successeur enfin valable à Painkiller (Angel Of Retribution en 2005). Quoiqu’il en soit, que les métallurgistes anglais soient remerciés grandement pour leur énorme contribution à notre musique préférée pendant plus de 30 ans aujourd’hui. En espérant qu’ils continuent à nous rassasier de leur métal énergique, tranchant et mélodique.

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- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Scott Travis (batterie)


1. Painkiller
2. Hell Patrol
3. All Guns Blazing
4. Leather Rebel
5. Metal Meltdown
6. Night Crawler
7. Between The Hammer And The Anvil
8. A Touch Of Evil
9. Battle Hymn
10. One Shot At Glory



             



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