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JUDAS PRIEST - Defenders Of The Faith (1984)
Par POWERSYLV le 16 Novembre 2005          Consultée 21519 fois

Sortez les cuirs et les clous : JUDAS PRIEST est de retour ! Après le succès de Screaming For Vengeance 2 ans plus tôt et après avoir emmené leur aigle se promener aux 4 coins du monde pour une tournée triomphale, les 5 anglais décidément bien remontés retrouvent derechef le chemin des studios en cette année 1984. Déjà 10 ans depuis la sortie du premier album Rocka-Rolla. Quelle évolution ! Que de chemin parcouru avant de devenir ces maîtres du heavy metal. Or, après avoir survécu aux modes et s’être adapté à la concurrence de la N.W.O.B.H.M. du début des années 80, voici que de nouveaux courants émergent, bien plus radicaux encore. On parle de black metal, de thrash metal … Cette dernière ramification du heavy metal est sur le point d’exploser à l’époque et ses premiers représentants connaissent déjà le succès Outre-Atlantique, voire en Europe. Mélant une énergie et une attitude proches du punk et du hardcore, le gros son graisseux d’un MOTORHEAD ou d’un VENOM, la virtuosité instrumentale et la rapidité du heavy et du speed metal européens (sans parler du look cuirs, clous et chaînes directement inspirés par … JUDAS !), les METALLICA, SLAYER, EXODUS ou ANTHRAX sont les premières pousses d’un genre destiné à s’imposer jusqu’à la fin de la décennie.

Contrairement à la démarche peu fructueuse d’un Point Of Entry, JUDAS PRIEST décide de surfer sur cet engouement pour aller encore plus loin que Screaming For Vengeance. Violence de l’imagerie, violence rythmique et dextérité instrumentale seront à peu de choses près les leitmotivs de ce neuvième album studio. Première illustration : cette pochette metallique ornée de cette étrange machine, le Metallian, qui écrase tout sur son passage. Après la vision de ce contenant et l’écoute de ce contenu, plus que jamais, quand on pense heavy metal, on pense JUDAS PRIEST. Il faudra par la suite attendre le sublime Painkiller 6 ans plus tard pour que le groupe surpasse cette puissance.

Les guitares partent au combat avec le superbe « Freewheel Burning ». D’entrée, le son du disque est phénoménal et « Freewheel Burning » rivalise directement en terme de rapidité et de précision avec ses aînés que sont « Rapid Fire » ou « Screaming For Vengeance ». Ce titre est tout bonnement terrible (contrairement au clip), quel dommage qu’ils ne le jouent plus en concert aujourd’hui. Et ce passage où Rob Halford chante en tentant de dépasser la vitesse du son et où il explose, juste avant le solo, prodigieux et excitant. Il s’agit d’un des morceaux de PRIEST qui me fait le plus vibrer, voilà tout. Le terrible « Jawbreaker » fracasse tout avec ces riffs de déments, dentés comme des scies prêtes à vous charcuter. Plus mesuré, « Rock Hard Ride Free » est bien efficace dans des colorations plus mélodiques. Le refrain est somptueux. Introduction jouissive et carrément majestueuse pour « The Sentinel » (ah, ces guitares !), une autre bombe efficace au refrain imparable où l’ensemble de l’entité PRIEST prend son envol. Autre grand titre du disque, « Love Bites » avec son martellement tenace et son riff entêtant et simple.

Après cette première partie sans faux pas, « Eat Me Alive » relance la cadence à grands coups de guitares et sur un rythme particulièrement endiablé. Petit hic, un refrain un peu trop répétitif sur la fin. L’inquiétant et menaçant « Some Heads Are Gonna Roll » fait mouche même s’il ne fait pas figure d’essentiel. Il fallait bien appaiser un peu les troupes, ce sera chose faîte avec « Night Comes Down ». Une ballade magnifique et veloutée où la voix de Rob Halford impressionne encore une fois par sa facilité à évoluer d’un registre à l’autre (cette superbe montée en puissance juste avant – et pendant – le refrain). Les marteaux et enclumes sont de retour pour un superbe final tout en puissance, avec le lourd « Heavy Duty » enchaîné avec « Defenders Of The Faith », une profession de fois répétée à l’infini et qui a des allures d’hymne footbalistique :). Dantesque, et à mettre en parralèle avec le titre « Monsters Of Rock » de l’album Ram It Down (1988).

La version 2001 trouvable partout aujourd’hui présente comme de coutume pour les albums studios concernés 2 inédits : le titre studio (« Turn On Your Light ») est une ballade agréable, où les guitares acoustiques s’étalent copieusement avant une inéluctable montée en puissance. Enfin, l’extrait en concert : surprise, il s’agit justement de « Heavy Duty »/ « Defenders Of The Faith » cité plus haut et qui possède ici en live un caractère rouleau-compresseur encore plus affirmé avec un Rob Halford impérial.

Bref, vous l’aurez compris, le bilan est plus que positif pour ce cru 1984 du PRIEST. Le vétéran du metal anglais prouve de façon éclatante qu’ils reste malgré les époques et les innovations un des maîtres-étalons du genre. Defenders Of The Faith est sous-estimé il me semble par rapport à British Steel ou Screaming For Vengeance qui sont le plus souvent cités en référénce par les fans du groupe. Ce disque n’en reste pas moins un nouvel incontournable du groupe, très attrayant par sa puissance, ses compositions, son effet direct et son gros son. Il amorce déjà la voie des albums plus speed et violents des anglais comme Ram It Down (1988) et surtout Painkiller (1990). Il faut dire que depuis ses débuts discographiques 10 ans plus tôt, la musique du PRIEST ne cesse de gagner en vitesse et en intensité. Les 2 exceptions étant les parenthèses Point Of Entry … et surtout Turbo en 1986. Celui-ci, très aseptisé dans la musique et dans l’image et au caractère plus mélodique, se positionnant ainsi en rupture avec le côté intransigeant de Defenders Of The Faith provoquera moults remous chez les fans les plus hardcore du combo.

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   (7 chroniques)



- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Dave Holland (batterie)


1. Freewheel Burning
2. Jawbreaker
3. Rock Hard Ride Free
4. The Sentinel
5. Love Bites
6. Eat Me Alive
7. Some Heads Are Gonna Roll
8. Night Comes Down
9. Heavy Duty
10. Defenders Of The Faith



             



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