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HEAVY METAL  |  LIVE

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JUDAS PRIEST - Live Meltdown (1998)
Par CANARD WC le 30 Décembre 2007          Consultée 8017 fois

Sur l’innombrable masse de gens malheureux aux destins minables, il arrive parfois que Dame Nature se montre généreuse avec une personne, lui permettant d’accomplir son rêve, de vivre un bonheur presque insoutenable, tellement c’est pas possible d’avoir autant de moule.

En remplaçant Rob HALFORD au sein de JUDAS PRIEST en 1996, Tim « Ripper » Owens fait partie de ces chanceux de la vie, qui ont vu leur rêve le plus fou prendre forme. Vous vous rendez compte de la chatte incroyable de Ripper : remplacer celui qu’on idolâtre (et singe) depuis toujours dans le plus grand groupe de Heavy du monde.

De quoi en faire pipi dans sa culotte 24h sur 24.

Le problème étant qu’après le départ de Robinou, le PRIEST a décidé de ne plus faire du PRIEST au profit d’un gros Heavy US, presque « MachineHeadien » dans la démarche. "JugulaTor" et "Demolition" étant assez moyens, Ripper n’a jamais eu vraiment les moyens de briller en studio (plus facile de se la donner sur un "Touch Of Evil" que sur un "Dead Meat", non ?). Mais l’envie était là, le rêve intact projeté sur des écrans 16/9ème : Ripper, tel un gamin tout excité, s’est donné au PRIEST « new look » avec l’enthousiasme de la candeur et sa naïveté inhérente. Cette motivation si bouleversante est parfaitement perceptible sur ce Live de 1998. Ripper est content d’être là, il met toute son énergie, donne tout – les couilles sur la table avec un positivisme débordant.

A la même époque, dans des circonstances analogues, un certain Blaze BAYLEY faisait des siennes au sein d’un obscur groupe de Heavy dans un registre plus sombre, plus grave et moins « tata » que Bruce DICKINSON. Ce comparatif simpliste n’est que conjoncturel (éventuellement historique), car Ripper n’a jamais eu la prétention de changer quoique ce soit, ni même d’adapter son registre. Ripper fait du Rob. Avec ardeur, avec amour, avec conviction. Il hurle, reproduit les mêmes tics, au plus près d’HALFORD, avec la dévotion qui est due au Metal God.

De ce fait, le fantôme de Rob plâne tout le long du concert. Mais Ripper ne tente jamais de nous le faire oublier, il rend hommage. Et si parfois, l’original nous manque ("Breaking The Law"), l’élève parfois surprend. Le mimétisme est alors bluffant ("Electric Eye", "Living After Midnight") et les quelques adaptations respectueuses sont somptueuses. L’intensité qu’il met dans "Touch of Evil", l’émotion palpable (tout en mid tempo) dans "Diamonds & Rust" sont bouleversantes. La production étant « aux petits oignons » (puissante et claire) et la tracklist toutes options (aucune fausse note) ; on tient donc en ce "Live Meltdown" un produit exemplaire, d’un très haut niveau qui a le mérite de ne jamais se placer dans la comparaison, tout en ayant une identité propre. A mon sens, la meilleure production du PRIEST période Ripper .

Comme c’est souvent le cas avec les vieux groupes de Heavy, le « ton » se durcit en Live. C’était déjà vrai du temps d’HALFORDOUNET, c’est encore plus vrai avec Ripper qui naturellement a tendance à alourdir son timbre (moins aérien que Rob). Cette mutation est particulièrement audible sur les titres du vieux répertoire qui, pour l’occasion, prennent un sacré coup de boost ("You’ve got", "Grinder"). Sur les morceaux récents, le PRIEST - emmené par un Ripper déchaîné - dépasse assez largement les limites du Heavy pour venir flirter avec le coté « Thrash » des choses (Cf. "Burn In Hell").

Etant un intégriste de Rob HALFORD, le 4/5 accordé à un Live du PRIEST avec Ripper au chant devrait vous convaincre de la qualité de la chose. Évidemment, si cela avait été Rob derrière le micro, j’aurais mis 5/5. Tsss, c'te question.

A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai un pincement au cœur pour ce pauvre Ripper qui vient de se faire éjecter d’ICED EARTH par ce gros con de SCHAFFER qui l’avait récupéré à l’époque où il venait de se faire éjecter du PRIEST.

Soit le schéma suivant :
PRIEST → ICED EARTH → walou
Oui, ça fait mal.

Finalement, son destin miraculeux n’aura duré qu’un temps. Qu’il se rassure, on sait depuis 1998 qu’il méritait un meilleur sort.


Note : 4/5.


Moments forts : "Diamonds & Rust" (séquence émotion)/"Burn in Hell" (quelle pêche !)/"Touch Of Evil" (final dantesque).
Rob is God : "Breaking The Law", "Victims Of Changes", "Beyond The Realms Of Death".

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- Tim Owens (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Scott Travis (batterie)


1. Electric Eye
2. Metal Gods
3. Grinder
4. Rapid Fire
5. Blood Stained
6. The Sentinel
7. A Touch Of Evil
8. Burn In Hell
9. The Ripper
10. Bullet Train
11. Beyond The Realms Of Death
12. Death Row

1. Metal Meltdown
2. Night Crawler
3. Abductors
4. Victim Of Changes
5. Diamonds And Rust
6. Breaking The Law
7. The Green Manalishi
8. Painkiller
9. You've Got Another Thing Comin'
10. Hell Bent For Leather
11. Living After Midnight



             



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