Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (29)
Questions / Réponses (2 / 32)
Metalhit
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Heavens Gate, Damien, Satan Jokers, Biomechanical, Cage, Sinner, Primal Fear, SortilÈge
- Membre : Msg, Tipton, Entwistle & Powell, Yngwie Malmsteen , Iced Earth, Charred Walls Of The Damned, Beyond Fear, Fight, Deeds / Dirty Deeds, Toto, Racer X
- Style + Membre : Halford
 

 Site Officiel De Judas Priest (2218)

JUDAS PRIEST - Screaming For Vengeance (1982)
Par POWERSYLV le 6 Novembre 2005          Consultée 19226 fois

Il en aura fallu de peu pour voir JUDAS PRIEST dériver vers des contrées moins orthodoxes et un metal moins martial qu'à l'accoutumée. Point Of Entry en 1981 avait un peu désarçonné tout le monde : on voyait Halford et Co. se mettre en quête de sonorités plus abordables et progressives sur quelques titres, alors que le reste n'était pas des plus reluisant et manquait singulièrement d'audace. En cette année 1982, les pointures du heavy metal (dont certains avaient PRIEST pour modèle) sortent des albums anthologiques : The Number Of The Beast (IRON MAIDEN), Blackout (SCORPIONS), Restless And Wild (ACCEPT), Creatures Of The Night (KISS enfin requinqué) ... Il n'était donc pas l'heure pour les vétérans de s'endormir sur une gloire établie. Le tir devait être rectifié afin de rassurer les fidèles du prêtre metallique dans cette concurrence de plus en plus rude, alors que le heavy metal battait son plein comme jamais.

Retour au bon metal accrocheur des familles. Plus que jamais flanqué de ses cuirs, de ses clous et de ses chromes, JUDAS PRIEST accouche avec Screaming For Vengeance d'un de ses disques les plus emblématiques. L'aigle du heavy metal (symbole repris à outrance - sans doute en hommage - par les allemands de PRIMAL FEAR 15 ans plus tard) déploie ses ailes et retrouve sa majesté. Celle-ci est matérialisée par une pochette qui ressemble à quelque chose (pas comme sur l'album précédent) : l'aigle en question. Sans doute la pochette la plus connue du groupe avec celle de British Steel. Mais derrière ce sympathique volatile, l'instinct de prédateur du heavy metal est surtout et d'abord représenté par cette pièce instrumentale qui fait frissonner tout fan lorsqu'il l'entend venir par les circuits de sa chaîne hi-fi ou en concert : "The Hellion". Rien qu'avec cette introduction épique à souhait, la messe est dite. JUDAS revient donc dans des contrées plus cinglantes, revêtant pour l'occasion la parure du heavy metal flamboyant. "The Hellion" est le symbole de cette couronne retrouvée qui a bien failli s'échapper et tomber dans la cour des prétendants. Mais bon, on est Metal God ou on ne l'est pas, n'est-ce pas ?

Passée cette ôde à la puissance, le premier vrai morceau du disque déboule dans les dents sans transition : "Electric Eye" est sans concession. Son riff se savoure. Cette voix se déguste. Et ce petit gimmick de riff qui rappelle son aîné "Delivering The Gods", synonyme de l'héritage retrouvé et qu'il convient de perpétuer (lorsque Rob susurre "Electric Eye, In The Sky, Feel My Stare, Always There") ? Personne n'échappera au châtiment. "Riding On The Wind" est un de mes titres préférés du disque : depuis les roulements de batterie et les riffs qui sonnent la charge jusqu'à cette fin en panache, toute la dextérité du PRIEST s'illustre ici. Le refrain est surpuissant et Rob est impérial sur tout le morceau, sa voix aiguisée et aussi tranchante que les guitares - surtout sur les couplets - est magnifique. "Bloodstone" est un poil moins bon, surtout à cause d'un refrain trop répétitif. Les 5 hommes jouent ici sur le tempo puissant et martelé qui fait taper du pied. On arrive au moment le plus faible du disque, avec successivement "(Take This) Chains" dont le refrain est digne du meilleur de Corinne Charby (celle qui jouait sa vie à pile ou face, grande amatrice de boules (de flippers)), et le lourdaud "Pain And Pleasure" au refrain pas terrible, mais rehaussé d'un couplet au tempo quand même bien puissant.

Passé ce petit moment de faiblesse, on retrouve du grand JUDAS pour la deuxième partie du disque. Le titre éponyme du skeud vient nous dire que JUDAS PRIEST n'a pas dit son dernier mot. "Screaming For Vengeance" est la déclaration de guerre d'un groupe qui n'a pas l'intention de se laisser faire, et qui vient nous rappeler que la suprématie du heavy metal est sans partage. Rob (dont on admirera le chant syncopé sur le début du couplet) gueule à la face du monde qu'on va voir ce qu'on va voir sur cette pure tuerie speed. Autre grand moment, "You've Got Another Thing Comin'" est basé sur un riff simple mais ultra efficace de K.K. Downing. Comme il l'avait fait par le passé avec les "Breaking The Law" ou autres "Living After Midnight", rien ne vaut l'efficacité sur ce titre qui aura fait headbanger des milliers de chevelus sur la terre entière. "Fever" revient dans des terres moins accrocheuses, avant que "Devil's Child" et son refrain entêtant ne termine le disque en beauté. Ce riff, ce couplet syncopé, ça laisse rêveur. L'édition remasterisée de 2001 ajoute à ce palmarès un inédit, "Prisoner Of Your Eyes", superbe titre feutré aux allures de ballades qui date de quelques années plus tard (1985), alors que Turbo pointait son nez. Et un petit titre live pour finir : le redoutable "Devil's Child" mentionné ci-dessus et repris sur la tournée "World Vengeance" de 1982.

Pour ma part, Screaming For Vengeance est un disque qui revient assez souvent et que j'aime bien écouter. On ne peut nier qu'il se calque sur les critères metalliques de l'époque et qu'il est composé de titres rudement bien ficelés et efficaces. "The Hellion"/"Electric Eye", "Bloodstone", "Screaming For Vengeance" et "You've Got Another Thing Comin'" deviennent dès lors de nouveaux classiques de JUDAS PRIEST et du heavy metal en général. Largement plus efficace que son bancal prédécesseur, il est dommage que la fête soit un chouia gâchée par 2/3 titres moins bons. Car le reste est exceptionnel. Aussi, bien que cet album de très bonne facture soit considéré par les fans comme un des monuments de JUDAS PRIEST, je lui préfère cependant British Steel, Defenders Of The Faith ou Painkiller qui sont à mon sens un cran au dessus et qui surtout selon moi ne possèdent aucune faille, si petite soit-elle.

A lire aussi en HEAVY METAL par POWERSYLV :


BLACK SABBATH
Black Sabbath (1970)
Heavy metal




Ozzy OSBOURNE
Speak Of The Devil (1982)
Heavy metal


Marquez et partagez




 
   POWERSYLV

 
   CANARD WC
   DARK BEAGLE
   DARK SCHNEIDER
   FENRYL
   ODIN
   POSSOPO

 
   (7 chroniques)



- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Dave Holland (batterie)


1. The Hellion
2. Electric Eye
3. Riding On The Wind
4. Bloodstone
5. Chains
6. Pain & Pleasure
7. Screaming For Vengeance
8. You've Got Another Thing Comin'
9. Fever
10. Devil's Child



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod