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JUDAS PRIEST - Sad Wings Of Destiny (1976)
Par POWERSYLV le 14 Août 2005          Consultée 18294 fois

2 années ont passé depuis l’enregistrement de Rocka Rolla. Ces premiers pas discographiques de JUDAS PRIEST furent salués, bien que les choses sérieuses n’aient pas forcément commencé. En 1976, l’Angleterre commence à se mettre à l’heure du punk rock et les premières gloires du hard rock et du heavy metal qui prônaient la rébellion voilà moins d’une dizaine d’années se font damer le pion par les punks qui leur reprochent d’avoir adouci leur musique et de s’être intégré au système. Le vent tourne et les nouveaux groupes de heavy metal qui tentent de percer s’en rendent compte. Sans renier leurs racines hard/heavy, il s’agit pour survivre et tenter de gagner en notoriété de contrer ce durcissement … par un durcissement. Le problème du batteur étant récurrent chez Priest – ce qui confirme que Priest, c’est avant et ce sera toujours le carré d’as Halford/Downing/Tipton/Hill -, on retrouve aux fûts Alan Moore, marteleur qui avait déjà joué avec les 4 hommes mais qui là encore ne fera pas long feu.

Sans pour autant se départir des influences hard rock psychédélique qui transparaissaient sur Rocka Rolla et qui sont encore sensibles ici, JUDAS PRIEST évolue doucement mais sûrement. Sad Wings Of Destiny, second album du groupe toujours (le dernier) chez Gull Records témoigne d’un durcissement sensible de sa musique. Le chant de Rob Halford s’affirme et les premiers cris perçants se font parfois entendre, sur « Victim Of Changes » par exemple. Celui-ci, première pièce maîtresse de ce disque et placé stratégiquement en ouverture est notoire : la présence des 2 guitares de Downing et Tipton se renforce elle aussi. Morceau plus long (presque 8 minutes) avec ses passages différents qui se succèdent et son riff carré, « Victim Of Change » est pour ainsi dire chronologiquement le premier vrai classique de JUDAS PRIEST. Et même si cette première version est ici plus lente que lors de ses interprétations live ultérieures, elle pose réellement avec d’autres titres de cet album les fondements du heavy metal Priestien. Ce heavy metal anglais cher à nos anglais et qui donnera son nom à un album (et quel album !) 4 ans plus tard. Inquiétant et vicieux, « The Ripper » est le 2ème morceau de bravoure de l’album. L’atmosphère de ce morceau est terrible (rien que cette intro !) et JUDAS se pose ainsi en l’héritier le plus tranchant d’un BLACK SABBATH alors en pleine quête existentielle. « Dream Deceiver » est, dans un autre registre, une vraie perle. On retrouve le PRIEST mystique et calme, aux ambiances éthérées avec ses paroles qui évoquent le cosmos. C’est doux, les vocaux sont calmes et fantastiques (à écouter dans le noir en regardant les étoiles), avant qu’un cri halfordien ne jette le trouble pour un passage mélodique modéré en tempo mais puissant où les guitares pleurent. Ce titre est tout bonnement somptueux même si c’est encore ici le Priest toute première époque qui s’exprime ici. Par contre, « Deceiver » qui s’enchaîne directement poursuit l’histoire dans une ambiance plus metal et plus martiale. Enjouée même, avant de se terminer sur le thème de « Dream Deceiver ». Chargé de la transition entre les 2 parties du disque, « Prelude » est un instrumental basé sur une partie de piano, accompagnée de la basse de Ian Hill, avec les guitares un peu en retrait. Une instrumental aux airs cérémonieux, qui peut rappeler dans son esprit le morceau « Procession » de leurs compatriotes de QUEEN (titre d’introduction du génial Queen II (1974)).

Ouvrant la deuxième partie de l’album en s’enchaînant sans transition (contraste assuré) à « Prelude », « Tyrant » nous laisse entrevoir le visage du futur Priest : le tempo est plus rapide, le riff tranchant, Glenn Tipton se fend de ses premiers solos réellement « metal » et la structure du titre nous rapproche des albums des années 70. Sans oublier le cri qui tue de Rob à la fin du titre. Idem pour « Genocide » où K.K.Downing balance un riff d’anthologie comme il saura si bien le faire, et qui se grave instantanément dans le cortex. Là aussi, le tempo modéré du morceau peut surprendre si on a découvert le morceau avec la version déchaînée et carrément surpuissante du live Unleashed In The East. « Epitaph » au nom pas très encourageant nous montre un facette très spéciale de Priest. On croirait du QUEEN – preuve que l’album A Night At The Opera du groupe de Freddie Mercury avait fait des émules. Preuve aussi que Priest est ici à la croisée des chemins entre heavy metal puissant, psychédélisme et rock mélodique : basé sur un mélodie au piano, Rob Halford subjugue par ses harmonies vocales et nous prouve qu’il est un grand chanteur, capable de subtilité. Le morceau final « Island Of Domination » tranche carrément par sa puissance, le chant haut perché de Rob Halford, son riff entêtant, les incursions mélodiques et fioritures d’un Glenn Tipton qui répond au chant avec sa guitare … et son refrain inquiétant. A noter un passage lourd et un peu blues qui fait mouche en plein milieu de la chanson avant un retour surprise sur le riff principal.

Opus charnière dans la discographie de JUDAS PRIEST, Sad Wings Of Destiny, l’album à la très belle pochette emblématique de l’ange déchu en pleine désolation, montre un groupe à la démarche encore un peu balbutiante mais qui s’affirme mine de rien comme un espoir pour le rock metallique. Les traits de caractère s’affirment doucement, la production rend largement hommage aux morceaux qui sont très variés et dont la plupart commencent à … trancher. A noter la présence à la console d’un certain Chris Tsangerides, futur complice du groupe responsable 14 ans plus tard de la production dantesque de Painkiller (1990). Le monde du metal découvre avec joie cette future nouvelle coqueluche. Sad Wings Of Destiny remplit ainsi avec brio son rôle de second album en démontrant les qualités musicales d’un groupe appelé à devenir une légende. Celle-ci débutera réellement avec l’album suivant qui, donnant plus de moyens au groupe, montrera un JUDAS PRIEST sur le début d’un chemin d’un chemin artistique voué à 100% au heavy metal.

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- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Alan Moore (batterie)


1. Victim Of Changes
2. The Ripper
3. Dreamer Deceiver
4. Deceiver
5. Prelude
6. Tyrant
7. Genocide
8. Epitaph
9. Island Of Domination



             



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