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KISS - Asylum (1985)
Par POWERSYLV le 25 Novembre 2007          Consultée 8021 fois
L’Animalize Tour prend fin au printemps 1985 et KISS savoure le succès revenu auprès des fans d’un hard / heavy qui vit alors son Age d’Or. Remplaçant sur la tournée du malheureux Mark St. John, le guitariste Bruce Kulick est officiellement et définitivement intronisé guitariste officiel du groupe. Il faut dire que celui-ci a fait ses preuves lors de la tournée et n’entend pas forcément la ramener et perturber les forces en présence dans le groupe – ce qui enchante bien évidemment le tandem Simmons / Stanley. 3 changements de guitaristes en l’espace de 3 ans, c’est plutôt pas mal. Fort heureusement, l’arrivée du jeune Bruce stabilise un line-up qui durera 6 ans.

Décidément très productif, KISS possède déjà de nouvelles compositions qu’il lui reste à peaufiner et finaliser en studio. Nous sommes à l’été 1985 et le nouvel album qui s’appelle Asylum prend forme. Plus encore qu’Animalize dont il est le successeur direct, Asylum est un disque qui porte la marque de Paul Stanley. Les mélodies sont plutôt excellentes et accrocheuses et les quelques hits de l’album se voient agrémentés de clips dans le vent pour pouvoir tourner en rotation sur MTV. Plus glamour que jamais, les membres de KISS abusent du fond de teint, de foulards et de vêtements colorés et les 4 musiciens (Paul et Gene en premier chef, évidemment) évoluent au milieu de créatures de rêves soumises aux maîtres des lieux. Il est vrai que les clips de « Who Wants To Be Lonely » (un must : avec Paul entouré de 2 blondes pulpeuses qui à la fin du clip lui carressent le torse sous la douche, non sans avoir préalablement arraché sa chemise), « Uh ! All Night » et « Tears Are Falling » sont plutôt ridicules/amusants aujourd’hui. Si vous avez l’occasion et si vous n’avez jamais vu ces clips, allez voir ça sur YouTube, faut au moins voir ça une fois dans sa vie :).

On parle pas mal de Paul Stanley. Il faut dire que Gene Simmons (on l’évoque déjà dans la chronique d’Animalize) n’est plus aussi impliqué dans KISS à l’époque et Paul qui a toutes les manettes dirige le groupe vers ce côté plus glamour (il faut dire qu’il a toujours été la caution « glamour » du groupe). Gene ne cautionne que 4 chansons sur 10 ici, et encore … il n’y a que « Secretly Cruel » où il est seul compositeur. Producteur, acteur, les occasions ne manquent pas. Tel est l’état des lieux dans le KISS du milieu des années 80.

Alors pour se faire aider dans la composition, Paul Stanley s’acoquine avec les stars en vogue, notamment Desmond Child qui co-signe … 5 titres sur 10 !!! Et aussi Jean Beauvoir. Certains fans crient au scandale, craignant de voir KISS se fondre dans un moule plus mainstream … et pourtant. « King Of The Mountain » qui débute avec les toms d’Eric Carr est un morceau bien accrocheur avec Paul Stanley plus séducteur que jamais. Idem pour le hit « Who Wants To Be Lonely » où le chanteur guitariste est le maître du monde : un refrain fédérateur et qui entre dans la caboche, des mélodies mais aussi une pêche et de l’énergie à tous les étages. De l’énergie, il y en a sur des titres très rapides pour du KISS, comme la doublette « I’m Alive » et « Love’s A Deadly Weapon » qui s’enchaîne directement et où le nouveau venu, Bruce Kulick se la joue à la Van Halen dans un solo ébouriffant. Gene est garant d’un côté toujours rock’n roll mais moderne, comme en témoigne le remuant et groovy « Anyway You Slice It » ou le plus consistant « Trial By Fire » et sa rythmique proche de celle d’un « Lick It Up ».

On se calme un peu avec le feutré mais très joli « Tears Are Falling » : KISS se fait un peu plus sentimental sur ce morceau héroique qu’on pourrait croire être une ballade mais qui n’en est pas vraiment une, avec un refrain on ne peu plus simple, de jolis chœurs et un solo presque aérien cette fois. J’aime l’ambiance que dégage ce titre ancré dans le moule hard US à paillettes des années 80. Le dernier quart accuse avant tout une petite baisse de tension avec « Secretly Cruel », titre sympathique mais le plus faible de l’album. « Radar For Love » est aussi un peu plus anecdotique même si l’on décelle carrément dans le couplet et le riff une influence LED ZEPPELIN assez flagrante (on dirait qu’ils ont carrément pompé le « Black Dog » du Dirigeable). L’accélération à la fin est assez fameuse. Enfin, le disque se termine sur un bon gros hit à la KISS (allez, tous en chœur) : « Uh ! All Night » qui nous fait dire que KISS n’est peut-être pas prêt de calmer ses pulsions.

L’ère Animalize / Asylum (celle du KISS strass et paillettes) sera matérialisée en vidéo avec la sortie de la VHS KISS X-posed, un panaché de tout ce qu’on aime chez KISS : sexisme, machisme, humour douteux, images d’archives et nos 4 gars mis en scène dans un manoir rempli de donzelles soumises et consentantes … mais bon, c’est pour ça qu’on les aime après tout :). Une ère un peu controversée malgré tout par cette image qu’ils se sont donnés et aussi l’intervention de compositeurs extérieurs. Ce qui n’enlève en rien selon moi au style KISS et Asylum est un disque que j’aime me repasser assez régulièrement même si l’on n’a plus vraiment affaire au même groupe que dans les années 70. Mais KISS n’a-t-il toujours pas été un caméléon reconnaissable ? Un paradoxe qui fait à la fois leur charme.

Le succès d’Asylum sera honorable mais la tournée américaine un triomphe absolu. L’image glamour va s’aténuer avec l’album suivant (Crazy Nights en 1987) où les 4 musiciens vont troquer foulards et fond de teint pour les blousons en cuirs et les motos. Un peu comme MOTLEY CRUE à la même époque (Girls Girls Girls). Un disque qui présentera sans doute leur facette la plus FM et la plus mélodique, et un énorme succès commercial. Mais ceci est une autre histoire …




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   POWERSYLV

 
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- Paul Stanley (guitare, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Bruce Kulick (guitare)
- Eric Carr (batterie)


1. King Of The Mountain
2. Any Way You Slice It
3. Who Wants To Be Lonely
4. Tryal By Fire
5. I'm Alive
6. Love's A Deadly Weapon
7. Tears Are Falling
8. Secretely Cruel
9. Radar For Love
10. Uh ! All Night



             



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