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ALICE COOPER - Billion Dollar Babies (1973)
Par DARK BEAGLE le 3 Avril 2017          Consultée 225 fois

Difficile de croire qu’à une époque, personne ne pariait sur ALICE COOPER. Les deux premiers albums, parus sur le label de Frank Zappa, étaient franchement borderline et les bonnes idées étaient noyées dans une masse bordélique assez informe. Ce fut Bob Ezrin qui leur montra la voie à suivre à partir de "Love It To Death" et le résultat en a été plus que convaincant. Les musiciens avaient plus ou moins appris à se canaliser, à comprendre que passer de délire en délire au sein d’une même chanson n’était pas toujours une bonne idée. "Killer" s’était propulsé au rang de classique instantané, "School’s Out" se voulait admirable dans l’utilisation que faisait le groupe de la Pop Culture en s’ouvrant vers d’autres styles en prime.

"Billion Dollar Babies" va quant à lui revenir vers un style plus proche de "Killer", tout en se montrant plus accessible. ALICE COOPER, ici, est un funambule qui traverse les miasmes de son esprit tortueux, qui va pondre des incontournables à la pelle ("Hello Mr Nice Guy", "Elected", le title track en duo avec DONOVAN) et l’instant d’après proposer le truc qui va laisser de marbre ce que l’on appelle le Grand Public. Celui qui ne va pas franchement trouver ça drôle les "Sick Things", "Raped And Freezin’" ou les "I Love The Dead".

"Billion Dollar Babies" est pour le coup un disque vraiment borderline. Et franchement, c’est peut-être ce côté complètement foutraque, qui fait que l’auditeur ne sait jamais sur quel pied danser, qui le rend justement irrésistible. Sans oublier la production démentielle de Bob Ezrin, qui entre dans une phase de grandiloquence absolue et ALICE COOPER lui offre le champ d’expérimentations idéal. Tout cela est tellement luxuriant que cela en devient brillant.

On passera rapidement sur les morceaux que tout le monde connaît ("Elected" étant un recyclage du morceau "Reflected" présent sur le premier album) pour s’attarder pour les plus confidentiels, mais non moins nécessaires pour ce disque. L’un des titres les plus marquants est sans conteste "Unfinished Sweet" qui reprend le thème de James Bond (si ce n’est pas un appel du pied…). Une réussite totale de maîtrise et d’ingéniosité. Les quatre derniers morceaux sèment quant à eux le trouble, passant de gimmicks très « cooperiens » ("Generation Landslide") à des choses d’un macabre assumé ("Sick Things"). Quant à cette pauvre "Mary Ann", elle sert merveilleusement à mettre l’hilarante "I Love The Dead" en lumière avec sa douce mélodie.

"Billion Dollar Babies" est une réussite à tout point de vue. Consistant, ambitieux par moment, bourré de classiques que l’on peut brailler à tue-tête. Avec "Killer" et "Welcome To My Nightmare", il est l’un des essentiels de ALICE COOPER, vertigineux et ruisselant d’une folie proche du délire par moment, incontestablement macabre, mais tellement représentative du groupe.

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- Alice Cooper (chant)
- Glen Buxton (guitare)
- Michael Bruce (guitare)
- Dennis Dunaway (basse)
- Neal Smith (batterie)


1. Hello Hooray
2. Raped And Freezin'
3. Elected
4. Billion Dollar Babies
5. Unfinished Sweet
6. No More Mr Nice Guy
7. Generation Landslide
8. Sick Things
9. Mary Ann
10. I Love The Dead



             



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