Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  OEUVRE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1973 Queen
  At The Bbc
1974 Queen Ii
  Sheer Heart Attack
1975 A Night At The Opera
1976 A Day At The Races
1977 News Of The World
1978 Jazz
1979 Live Killers
1980 The Game
  Flash Gordon
1982 Queen On Fire - Live At ...
  Hot Space
1984 The Works
1986 A Kind Of Magic
  Live At Wembley Stadium
1989 The Miracle
1991 Innuendo
1995 Made In Heaven
2002 The Queen Symphony - Tol...
2005 Return Of The Champions
  Killer Queen : A Tribute...
2008 The Cosmos Rocks
2009 Live In Ukraine
2014 Live At The Rainbow '74
2015 A Night At The Odeon
 

- Style : Meat Loaf, The Darkness , Sweet, Magnum, Rush, Styx, Slade, Wild Horses [uk]
- Membre : Film
- Style + Membre : Queen + Paul Rodgers
 

 Site Officiel (649)
 Youtube Channel (681)
 Myspace (630)

QUEEN - Freddie Mercury - A Kind Of Magic, L'histoire Illustrée (2016)
Par DARK BEAGLE le 12 Décembre 2018          Consultée 684 fois

2016.
S’il était toujours en vie, Freddie Mercury aurait eu 70 ans. Cela correspond également aux 25 ans de sa mort, le 24 novembre 1991, le même jour qu’Eric Carr de KISS. Effectivement, il y avait là un « anniversaire », voire un double, à célébrer, avec une certaine tristesse pour les fans. Mark Blake, journaliste musical britannique, ayant déjà écrit plusieurs biographies remarquées comme "Pigs Might Flight" autour des PINK FLOYD ou "Pretend You’re In A War: THE WHO And The Sixties", ainsi qu’une première bio sur QUEEN, "Is This The Real Life, The Untold Story Of QUEEN", récidive avec un ouvrage autour de Freddie Mercury.

Mais plutôt que de faire un livre bourré d’anecdotes pas toujours vraiment vérifiables, l’auteur a préféré faire simple, avec un beau livre soigneusement illustré, reprenant les grandes lignes de la vie de Farrokh Bulsara, au sein de QUEEN, bien évidemment, mais également avant ou en solo, revenant également rapidement sur ce qui a été fait après son décès. Et finalement, son point de vue est plutôt intéressant et l’on peut remercier les Editions Place des Victoires de rendre à nouveau cet ouvrage disponible. Le succès du film "Bohemian Rhapsody" n’y est certainement pas étranger et il fallait pouvoir nourrir ces nouveaux fans déclarés.

Pour l’anecdote, quand je suis passé à la caisse de la librairie avec le livre tenu comme un Graal impromptu, le caissier m’a lancé d’un ton un peu narquois « tiens ! encore quelqu’un qui a vu "Bohemian Rhapsody" ! » ce à quoi je lui ai répondu, un peu trop sèchement certainement, qu’il n’était pas né que j’écoutais déjà QUEEN. N’allez pas croire que je suis vieux, c’est surtout lui qui est très jeune. Et ce livre, je l’ai dévoré, malgré la fatigue, malgré le fait que j’ai en ce moment autant de temps devant moi qu’un politicien sensé présenter un nouveau texte de loi à l’Assemblée. Et force est de constater qu’il est très bien fait.

Commençons par le plus important : le texte. L’auteur est un passionné, ça se sent. Pendant 25 ans, il a rencontré à plusieurs reprises Roger Taylor et Brian May, les deux derniers membres d’origine à se montrer prolixes, John Deacon s’étant retiré de la vie publique depuis longtemps. Ces derniers ont servi Blake d’anecdotes autour de Freddie, des albums, Taylor avec son sens de l’humour parfois un peu brutal, May avec sa dignité somme toute aristocratique. Ils lui ont parlé avec franchise et Blake nous dresse un portrait le plus fidèle possible de celui qui fut un jour Freddie Mercury. Les deux premiers chapitres s’avèrent à ce titre irrésistibles. L’auteur revient sur la jeunesse de Bulsara, continuant quand Farrokh devient Freddie et sa volonté de devenir une star, après avoir quitté Zanzibar pour des raisons politiques et sécuritaires.

Avant QUEEN, il y avait SMILE. Mais pas que. Freddie avait fait ses premières classes au sein d'IBEX, qu’il rebaptisera WRECKAGE avec beaucoup de malice, ainsi que son passage chez SOUR MILK SEA, des combos éphémères qui ne brillèrent guère. Mercury lui-même ne se montrait pas à son avantage, beuglant plus qu’autre chose, mais développant déjà son jeu de scène avant de rejoindre SMILE. La suite de l’histoire, nous la connaissons. De l’aveu de May et Taylor, ses progrès au chant furent fulgurants et sa présence incontournable. Blake, à partir de là, va ménager ses efforts, travaillant les albums deux par deux le plus souvent, parfois par brochette de trois, mêlant dans son texte la musique et la sphère plus privée du chanteur. Petit à petit, on remarque que Mercury s’enferme dans une espèce de solitude qu’il ne voulait pas et il en devient touchant, souvent malgré lui.

Et comme pour tourner cela en ridicule, sur de nombreuses pages, nous avons des citations, souvent de Mercury, absurdes, égocentriques, mais non dénuées d’humour. Parfois, ce sont Taylor, May, Mary Austin ou d’autres qui sont mis en valeur. Mais Blake propose aussi les dates-clés en introduction de chaque chapitre, afin de tout bien remettre dans son contexte, livrant aussi bien une biographie de Freddie Mercury que de QUEEN. Et là, le journaliste musical se fait plaisir. Nous savons tous que la presse anglaise n’a jamais vraiment été ouverte à la musique de QUEEN. Le terme « hostilité » est même loin d’être superflu. En revanche, Blake parle très bien de la musique du groupe. Les termes Hard Rock, qu’il associe parfois à ceux de Heavy Metal, reviennent souvent, ainsi que Rock et Pop, parfois Disco (une erreur, dixit May, un disque avant-gardiste pour Mercury, vous voyez de quoi ils causent), ce qui est au final un parfait résumé de QUEEN, en insistant sur ce qui pouvait inspirer Mercury à travers l’art dans son écriture.

Bien sûr les derniers chapitres sont les plus pénibles. Nous connaissons tous la fin et pour les innocents, disons que j’ai bien spoilé l’affaire dans l’introduction. Blake ne met pas de fard, il ne se drape pas dans une espèce de fausse pudeur. Il expose les faits. Crus, sous la lumière d’un projecteur unique qui nous dévoile les ravages de la maladie. Mais c’est aussi là que les citations diverses se font les plus nombreuses. L’auteur s’efface pour laisser la parole à May et Taylor, ainsi que Mike Moran, avec qui Mercury avait travaillé sur "Barcelona". Jim Hutton, le dernier compagnon de Freddie, lui, nous avait déjà quittés, et il reste sa biographie pour nous exposer son point de vue. Si Taylor se montre bourru, May laisse toujours transparaître sa douleur. Mais The Show Must Go On et Blake nous le montre très bien en évoquant tout l’héritage de QUEEN.

Puis il y a tout ce qui concerne les photos, l’un des grands points forts de cet ouvrage. Bien sûr certaines sont très connues. Si vous asticotez Jeff dessus, il peut vous sortir toute une thèse à l’oral et vous finirez par vous sentir bien seul. Mais il y a également des clichés plus rares, de son adolescence, où on le voit devenir petit à petit Mercury à mesure que les cheveux poussaient et que son look évoluait. D’autres qui provenaient de concerts, ou d’actions en studio. Pour ceux qui s’attendaient à du sensationnalisme, comme avec le film, ils en seront pour leurs frais. Au contraire ! Il y a des sous-entendus dans le texte, ainsi qu’une façon de tordre le cou à certaines rumeurs, mais les photographies ne proposent rien de sale. Heureusement. Parce que cela ne sert à rien d’évoquer les frasques les plus sales d’une célébrité passée de vie à trépas. Surtout quand on est fan. La dignité et tout ça, même si Blake ne se fait aucune illusion quant aux « exploits » des musiciens.

Plus qu’une simple biographie sur Freddie Mercury, ce livre est également celle de QUEEN, en version plus light que "Is This The Real Life", ainsi qu’un aperçu de la vie du Rock dans les années 70 et 80, avec ces groupes qui gravitent autour de cette institution britannique. Pour l’amateur lambda qui souhaite en découvrir plus, "A Kind Of Magic" est une excellente pioche. Pour celui qui sait déjà tout sur tout, cela peut paraître superflu, même si l’ouvrage s’écarte prudemment d’idées toutes faites avec les témoignages des membres de QUEEN qui se sont laissés aller aux confidences. Le fan que je suis a apprécié.

A lire aussi en HARD ROCK par DARK BEAGLE :


HALESTORM
Vicious (2018)
T'aimes quand c'est vicieux, hein ?




BLUES PILLS
Lady In Gold (2016)
Essai transformé


Marquez et partagez




 
   DARK BEAGLE

 
  N/A



- Mark Blake (texte)


1. The Golden Boy
2. Insatiable An Appetite
3. The Mighty Titan And His Troubadours
4. I'm Just A Poor Boy
5. We'll Give You Pièce De Résistance
6. Machine Guns Ready To Go
7. God Knows !
8. Hello World !
9. You Can't Turn Back The Tide
10. The Show Must Go On



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod