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MEGADETH - Youthanasia (1994)
Par POWERSYLV le 4 Octobre 2006          Consultée 24233 fois

En 1994, le monde du metal et de la rock music en général connait un tournant. La mort de Kurt Cobain est le point de départ du déclin du grunge et en parallèle, des hordes bruyantes se revendiquant du thrash connaissent un grand succès (PANTERA, SEPULTURA) où se révèlent à nous (MACHINE HEAD), chacun avec son style propre. C’est également le tout début d’une vague metallique éclectique prônant le mélange des genres, même si on ne parle pas encore forcément de neo-metal. A côté de tous ces nouveaux venus, des groupes comme METALLICA ou MEGADETH font figures de parrains. METALLICA a depuis 3 ans changé son fusil d’épaule avec son Black Album qui tient davantage du heavy que du thrash old school qu’il avait contribué à péréniser. Sur les traces de ses anciens compères Hetfield / Ulrich, Dave Mustaine avait déjà proposé en 1992 un Countdown To Extinction plus mûr et mélodique tout en gardant sa personnalité. Cependant, on sentait que dans cette nouvelle veine, le groupe pouvait faire encore bien mieux.

Ainsi arrive dans les bacs ce Youthanasia à la curieuse pochette des bébés épinglés sur une corde à linge. Au niveau du son et de la patate, le groupe a mis les moyens. Il suffit d’entendre le début de ce « Reckoning Day », cette pression, cette frappe pour se sentir hâpé immédiatement dans l’album. « Reckoning Day » est un mid-tempo bien lourd sur les couplets qui se libère au refrain. Le sentiment d’un MEGADETH « classe » se ressent au niveau des solos qui, même s’ils sont moins démonstratifs que sur un Rust In Peace restent de qualité (Merci Mr. Friedman). Quant aux riffs, la griffe précise de Mustaine est toujours intacte. A ce titre, le riff syncopé du classique « Train Of Consequences » fait mouche et vous agrippe dès le début du morceau pour vous rester dans le crâne. Autre morceau de bravoure du disque encore une fois taillé dans le monolithe, « Addicted To Chaos » démarre avec les toms de Nick Menza qui se font bien vite rattraper par un riff entêtant et le chant de Mustaine qui prend son envol sur le refrain. Le frontman sait à cette époque doser davantage agressivité et chant plus mélodique, il est ici au top de sa forme vocalement.

En parlant de mélodique, on ne pourrait passer outre une chanson de MEGADETH qui restera dans les mémoires, surtout chez nous français. Un titre qui d’ailleurs contribuera à une certaine reconnaissance du groupe auprès du grand public. Il s’agit de la power ballade « A tout le monde ». Avec son refrain écrit dans la langue de Molière, MEGADETH réussit même à faire parler de lui sur les ondes françaises et ainsi à toucher le péquin moyen qui n’avait jamais entendu parler du groupe avant. MEGADETH entre OASIS, NTM et Mariah Carey en somme :). Il faut dire que dès le début cette chanson donne le frisson et Mustaine démontre de façon éclatante ses progrès au chant et sa capacité à composer de jolies mélodies. Retour à une veine plus dynamique avec le très bon « Elysian Fields » qui possède comme d’autres titres le mérite de rentrer dans le lard sans prévenir – le riff est asséné d’un coup. On notera les chorus sur le refain et même un harmonica en train de se frayer un passage éclair.

On parlait de riff terrible : en voilà un qui est particulièrement redoutable, il s’agit de celui de « The Killing Road ». Personnellement j’adore cette chanson qu’il m’arrive encore aujourd’hui de siffloter sous la douche :). « Blood Of Heroes », « I Thought I Knew It All » et « Black Curtains » sont moins marquantes alors que « Family Tree » (titre grave puisqu’il traite à priori de l’inceste) possède un très bon riff (machine à riff ce Mustaine décidément) et un refrain bien foutu. « Youthanasia » est tip top aussi avec son début très lourd, ce chant oppressant et tout à coup, ce break et cette accélération qui tue, sans parler du solo de Marty extrêmement jouissif. Le dernier titre, « Victory » est plutôt amusant : il reprend dans ses paroles plein de titres de chansons de MEGADETH des albums précédents :). Histoire de montrer que le groupe peut être fier de son parcours.

Cette dérive plus mélodique et franchement plus commerciale ne fait pas que des heureux. Les fans purs et durs de MEGADETH déjà désappointés par le côté plus abordable de Countdown To Extinction 2 ans plus tôt ont l’impression de subir le coup de grâce. Après METALLICA et le black album, voici MEGADETH également perdu pour la cause. Cependant, même s’il a perdu le côté thrash fougueux de la première époque, c’est un MEGADETH transfiguré qui émane une forte confiance en lui ainsi qu’un talent de composition plus affirmé qui apparaît ici. Un groupe stabilisé et complice (ça na va pas durer) qui a réussi à pousser plus loin la mutation entamée sur Countdown. Le redoutable requin du thrash est devenu un bel exemple de reconversion dans un heavy metal qui demeure énergique mais qui sait se faire plus fin et racé. Et à ce titre, largement plus que Countdown, Youthanasia est un superbe aboutissement. Le summun de la deuxième partie de carrière de MEGADETH.

PS : Youthanasia est aussi l’album de MEGADETH le plus intéressant au niveau de la re-édition de 2004. Plutôt que de se taper des remix de titres déjà sur l’album, on a 3 inédits sur les 4 bonus. Du bon gros lourd avec l’excellent « Millenium Of The Blind », le plus nuancé et maladif « New World Order » (version démo) avec une accélération du feu de Dieu qui nous rappelle l’heureuse époque de ... Rust In Peace et enfin « Absolution », un instrumental tout en nuance. Le dernier titre est une version démo de « A Tout le Monde » où l’on sent que c’est réellement une démo et où le refrain fait bien marrer ...

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   (4 chroniques)



- Dave Mustaine (chant, guitare)
- Marty Friedman (guitare)
- Dave Ellefson (basse)
- Nick Menza (batterie)


1. Reckoning Day
2. Train Of Consequences
3. Addicted To Chaos
4. A Tout Le Monde
5. Elysian Fields
6. The Killing Road
7. Blood Of Heroes
8. Family Tree
9. Youthanasia
10. I Thought I Knew It All
11. Black Curtains
12. Victory



             



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