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BLACK SABBATH - Dehumanizer (1992)
Par JEFF KANJI le 23 Décembre 2017          Consultée 1213 fois

L'histoire de "Dehumanizer" c'est celle de stars et de leur ego. Pour résumer, Dio sera invité à réessayer de jouer avec ses anciens comparses après une invitation live qui voit Geezer et Dio taper le bœuf sur "Neon Knights" puis se remémorer le bon vieux temps. À ce moment-là, BLACK SABBATH, en dépit d'un "Tyr" de belle facture, est complètement fini commercialement parlant, et DIO dont la carrière a démarré en trombe, est en train de subir lui aussi la désaffection du public. Il faut dire qu'aux USA, le Heavy Metal à Papa n'est plus tendance depuis quelques temps. Geezer était par ailleurs apparu en guest en compagnie de Brian May lors du show de l'Hammersmith Odeon de septembre 1990, alimentant là aussi des possibilités de reformation, même si à ce moment-là la plupart des fans espéraient sans doute davantage une réunion avec le Madman que celle-ci, plus opportuniste.

Cette réunion du line-up qui a accouché des deux derniers chefs d'œuvre du groupe ne s'est pas faite sans heurts. Au départ, Cozy Powell, batteur du groupe depuis 87, enregistre des démos du futur "Dehumanizer" en compagnie du quartette Iommi – Butler – Dio – Nicholls (faudrait voir à pas l'oublier celui-là, surtout qu'il nous a malheureusement quitté cette année). Mais son aventure dans BLACK SABBATH se terminera ici. Officiellement Cozy sera victime d'un accident de cheval l'empêchant de jouer pour quelques temps, mais il se dit aussi que Cozy et Ronnie se tapaient sur le système. D'ailleurs, le lutin cherchera à placer ses pions en suggérant le recrutement de Simon Wright, sans succès. D'ailleurs cette notion de reformation n'était pas vraiment claire, car Tony Iommi contactera Tony Martin à la même époque pour lui proposer de le rejoindre en studio, ce que le vocaliste décidera de ne pas faire, préférant se concentrer sur son album solo. Il rapportera avoir eu une discussion amusante avec Ian Gillan où les deux se rendirent compte qu'ils n'avaient jamais été officiellement virés du SAB'. Et suite au fiasco qui suivra, heureusement. Tony Martin n'aura ainsi pas vraiment l'impression d'avoir quitté BLACK SABBATH au moment d'entrer en studio pour composer et enregistrer "Cross Purposes" en 95.

Fiasco oui, car si cette réunion semblait aux yeux du public partir sur de bonnes bases (le batteur de l'époque "Mob Rules", Vinny Appice, rentre lui aussi à la bergerie), les querelles d'ego qui avaient fait déjà du mal à l'époque du "Live Evil" seront rapidement de retour, bien attisées par un Ozzy Osbourne qui pour son "No More Tours" propose à BLACK SABBATH de faire sa première partie (il est à ce moment-là bien plus populaire que son ex-groupe). Cela Dio ne l'accepte pas, les deux vocalistes n'hésitant pas à s'admonester avec véhémence par médias interposés. Par contre ça pose beaucoup moins de problèmes à Geezer et Tony qui d'ailleurs se produiront en compagnie d'Ozzy (et avec Bill Ward) pour jouer quelques morceaux du bon vieux temps. C'est à cette occasion d'ailleurs que Rob Halford sera chanteur d'un soir pour le SAB', aspergeant de sa classe le répertoire des Anglais, avec la bénédiction de Dio, par ailleurs impressionné par la discipline de travail du Metal God, qu'il avait côtoyé pour l'enregistrement de "Stars" (HEAR'N AID).

Si le line-up de "Mob Rules" est de retour, la musique du SAB' a, elle, pas mal évolué au cours des années 80, Tony Iommi, longtemps seul maître à bord, n'ayant pas hésité à expérimenter avec toute la latitude qu'il voulait. De son côté, Geezer avait fondé son propre Band et contribue d'ailleurs à ce "Dehumanizer" avec deux compositions ; "Computer God" la première, étant l'un des gros morceaux de l'album avec ses riffs Doomy et son passage central plus atmosphérique. Il est un signal fort car BLACK SABBATH renoue ici avec le son et le style de "Mob Rules", loin du Heavy plus épique pratiqué sur "Tyr". "Master Of Insanity" sa deuxième compo, est, elle plus dans le style primal mais expérimental de l'époque "Sabbath Bloody Sabbath"/"Sabotage". Il se dégage un feeling Rock'N'Roll assez rafraîchissant (et ce plan de basse d'intro my God!) qu'on ne retrouvait plus dans les compos du SAB' depuis un moment.

Au rang des réussites, bénéficiant assez largement du travail de Geoff Nicholls, on ne peut pas ne pas citer "I" et "After All (All The Dead)" qui fait de l'œil à "Black Sabbath", inquiétant et mortellement Heavy. Le BLACK SABBATH doomy est de retour, même si parfois Tony Iommi en fait un peu trop ("Letters From Earth", réussi néanmoins grâce à une prestation habitée de Dio). Après, l'album renoue avec les racines de BLACK SABBATH. Ainsi, même s'il y a sans aucun doute un peu de fan-service là-dessous, on ne peut que se réjouir de voir le géniteur du Heavy Metal retrouver en partie ses racines.

Après, il faut reconnaître que ça marchera bien pour la bande, qui bénéficiera d'un regain d'attention de la part du public, "Time Machine", pourtant un des plus mauvais titres de l'album se retrouvant même au générique de "Wayne's World" qui fait la part belle à notre musique préférée. "Dehumanizer" bénéficie d'un début d'album prodigieux, le meilleur depuis dix ans avec son trio d'entrée, mais "TV Crimes", "Time Machine" ou encore "Too Late" se perdent soit en tentative d'accrocher les stations de radio, soit en turpitudes speed qui tournent à vide ou encore en tentatives de délivrer un successeur à "The Sign Of The Southern Cross". L'album se termine néanmoins sur une bonne note, "Buried Alive" rejoignant "Sins Of The Father" au rang des réussites de cet album, qui aura eu au moins le mérite de montrer à un public plus large que le mythique SAB' en avait encore dans le slip (en cuir bien sûr), même si pour ça il fallait en partie occulter une bonne partie des avancées réalisées avec Tony Martin.

"Dehumanizer" est un disque plaisant mais dont la passion est étrangement absente. En cela il porte bien son titre et témoigne d'une cohérence avec ses textes, que Dio n'a cette fois-ci pas repris entièrement à son compte. Un bon album du SAB' mais clairement pas un sursaut de génie dans sa discographie, contrairement à ce que l'hagiographie à l'œuvre envers les disparus et les groupes mythiques a tendance à propager, en particulier depuis le décès de Ronnie James Dio.

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   (3 chroniques)



- Ronnie James Dio (chant)
- Tony Iommi (guitare)
- Geezer Butler (basse)
- Vinnie Appice (batterie)


1. Computer God
2. After All (the Dead)
3. Tv Crimes
4. Letters From Earth
5. Master Of Insanity
6. Time Machine
7. Sins Of The Father
8. Too Late
9. I
10. Buried Alive



             



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