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1992 Dehumanizer
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BLACK SABBATH - Dehumanizer (1992)
Par ALANKAZAME le 19 Octobre 2010          Consultée 1689 fois

"Dehumanizer". Que voilà un album sujet à controverses ! En tous cas il ne laisse personne indifférent, ni parmi les fans du SAB, ni parmi ceux de Ronnie James Dio. Si on le situe dans son contexte, on a connaissance des conditions laborieuses dans lequel il a été conçu. Dio supplante Tony Martin au micro, provoquant du même coup le retour au bercail de Vinny Appice et surtout de Geezer Butler. On a parfois tendance à l’oublier, mais "Dehumanizer" c’est aussi l’album de la grande réconciliation : Geezer n’avait plus participé à l’enregistrement d’un album de BLACK SABBATH depuis "Born Again", c’est-à-dire depuis presque dix ans.

Le line-up de "Mob Rules" s’est donc reformé de façon éphémère pour accoucher de ce qui est en ce qui me concerne le dernier « grand » album de BLACK SABBATH. Et aussi le meilleur depuis "Mob Rules". Oui, j’assume de manière totalement décomplexée ce propos. Ne vous y trompez pas, je suis un grand admirateur de Glenn Hughes comme de Ian Gillan et je suis prêt à reconnaître de nombreuses qualités à Tony Martin. J’ai d’ailleurs plaisir à écouter "Seventh Star", "Headless Cross" et "Tyr", qui sont de bons albums de mon point de vue ("Born Again" est inécoutable pour un hyperacousique acouphénique comme moi). Et ne me parlez pas de "13", cet album m’ennuie profondément.

Il y a du très bon, pour ne pas dire de l’excellent sur "Dehumanizer". "I", son riff d’enfer, son rythme haletant et surtout son refrain en forme d’hymne fédérateur, est le gros hit de l’album, un essentiel incontestable du groupe. Et je compléterai le top 3 avec les épiques et complexes "Computer God" et "After All". Ces deux-là seront sublimés sur le "Live At Radio City Musi Hall" du groupe rebaptisé HEAVEN & HELL.

Mais il y a aussi d’autres très bonnes choses à mentionner. J’aime beaucoup "Letters From Earth", titre sur lequel la performance vocale de Dio est sublime, empreinte d’émotion, mêlant les registres avec une maestria sans pareille. J’ai aussi un béguin pour "Master Of Insanity", où c’est fois-ci c'est Geezer Butler qui en met plein les oreilles… Écoutez-moi cette intro, et cette section rythmique dantesque sur les couplets : ce mec est un dieu de la basse ! Et bien sûr comment ne pas mentionner "Too Late", seule quasi-balade de cet album, avec un Ronnie si bouleversant au micro et ce formidable solo signé Tony Iommi…

Il y aussi à redire sur d’autres aspects. Deux morceaux sont passables, à savoir "Sins Of The Father", pas repoussant mais banal et passe-partout, et "Time Machine", qui n’a pour lui que son super riff et son rythme soutenu. Et deux autres sont franchement mauvais, à savoir l’insupportable single "TV Crimes" et le balourd "Buried Alive", qui me fait penser au "Over And Over" de "Mob Rules" avec sa structure répétitive et son rythme d’ankylosaure. De temps à autres, la performance d’Iommi laisse en appétit : si le bougre sait encore envoyer des riffs en acier trempé qui impriment immédiatement, il oublie trop souvent ces petites digressions plus nuancées qui faisaient toute la saveur des morceaux les plus aboutis de "Heaven And Hell" et "Mob Rules". Il y a aussi ce son qui me déplaît. Voulu heavy et agressif, il est trop froid, manque de rondeur, de profondeur. Le son est à la fois lisse et sec. La batterie, trop mise en avant, trop « sèche » elle aussi, en particulier au niveau de la caisse claire, est parfois agaçante. La prod atténue donc la puissance de certains morceaux, qui sera mieux mise en évidence lors des concerts d’HEAVEN & HELL au cours des années 2000.

Bref, cet album n’est pas parfait. Il n’en reste pas moins très bon. Dans toute la discographie du SAB’ comme de Dio, il figure au rang de mes préférés. On sait tous comment l’aventure se terminera, de façon prématurée après un salutaire regain d’intérêt de la part du public. Après la séparation, DIO comme BLACK SABBATH concocteront chacun de leur côté des albums passables, voire franchement mauvais, qui les éloigneront durablement du feu des projecteurs… Jusqu’à leurs retrouvailles en 2006 sous le nom d’HEAVEN & HELL, retrouvailles là aussi éphémères, la mort emportant Ronnie quatre ans plus tard. Avec du recul, on se dit que tout ça, toutes ces engueulades puériles, toutes ces séparations stériles, ont quand-même généré un beau gâchis.

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   JEFF KANJI

 
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   (3 chroniques)



- Ronnie James Dio (chant)
- Tony Iommi (guitare)
- Geezer Butler (basse)
- Vinnie Appice (batterie)


1. Computer God
2. After All (the Dead)
3. Tv Crimes
4. Letters From Earth
5. Master Of Insanity
6. Time Machine
7. Sins Of The Father
8. Too Late
9. I
10. Buried Alive



             



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