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SAXON - Lionheart (2004)
Par DARK BOUFFON le 25 Octobre 2004          Consultée 9094 fois

Et pan ! Dans la tronche !

Eh oui, que ceux qui avaient enterré Saxon, que ceux qui raillaient un groupe qu’ils jugeaient « has been », que tous ceux-là aillent se cacher pour éviter de montrer leur jolie face rougie par l’écoute du nouvel opus des Anglais !!

Et quel opus chers lecteurs ! C’est bien simple, les bougres ont bien rajeuni de dix ou quinze ans ! Soyons clairs et honnêtes : tout amateur de heavy estampillé 80’s connaît bien les performances de Saxon sur scène et il n’y a rien à redire de ce côté là. Mais les derniers albums du combo ne m’ont pas complètement convaincu et m’ont laissé un petit-goût d’inachevé ou de manque d’inspiration. Et malgré leurs indéniables qualités intrinsèques, "Metalhead" et "Killing Ground" (les deux dernières livraisons du groupe) n’arrivaient pas à la cheville d’un légendaire "Wheels Of Steel", d’un mythique "Strong Arm Of The Law", ou plus récemment du très bon "Dogs Of War" (enfin, « récent »… 9 ans quand même !!) ou de l’excellent "Unleash The Beast".

Et pourtant, Saxon vient de nous pondre avec ce "Cœur de Lion" (qui fait référence au roi d’Angleterre Richard Ier… et non pas au camembert !!) une pépite, un petit joyau de heavy estampillé NWOBHM version 2004 ! Je ne sais pas à quelle essence marchent Biff et ses acolytes (le viagra ???!!! ;-) mais peu importe, le résultat est à la hauteur des attentes ! Alors c’est certain : certains crieront au manque d’originalité, d’autres au côté passéiste de la structure des compos… Eh bien, qu’ils disent, qu’ils raillent, qu’ils critiquent !! Car franchement, de la part de Saxon, sortir un tel album en 2004 après 25 ans de carrière, ça force le respect ! Je ne vais pas jouer la carte du « Vous en connaissez beaucoup de ‘tits jeunes qui seront encore là dans un quart de siècle ? » mais bon… vous m’avez compris !! Saxon reste et restera un groupe des 80’s, un de ces piliers de la scène anglaises de la N-doubleV-O-B-machin-truc, mais il sonne savoureusement heavy et moderne sur ce "Lionheart" de première bourre, produit par Charlie Bauerfeind.

Parlons-en justement du producteur… Ce cher Allemand a souvent tendance à faire sonner les groupes qu’il produit de manière germanique (normal me direz-vous !). Et ce "Lionheart" n’échappe pas à la règle. Il y a des relents de groupes allemands derrière tout ça et telle ou telle sonorité a pu me faire penser à du Running Wild ou à du Rage. M’enfin, Saxon reste Saxon, quand bien même le groupe se « germanise » un peu !

Le plus étonnant reste la voix de Biff : le bougre n’a pas aussi bien chanté depuis… euh… en fait, a-t-il déjà aussi bien chanté ?? On retrouve bien sûr son timbre de voix unique mais ici point d’écho sur sa voix comme ce fut trop souvent la cas par le passé. Des passages calmes ("Beyond The Grave", "Jack Tars") aux envolées presque halfordiennes ("To Live By The Sword"), le charismatique chanteur brille de bout en bout sur cet album.

Quant au style des compos, on se retrouve avec un mix de ce que le groupe a pu proposer sur "Unleash The Beast" (la qualité des chansons) et "Metalhead" (le gros son qui arrache), à savoir des titres speed pour la plupart, avec des riffs rageurs et très rapidement identifiables. Le début d’album ("Witchfinder General", "Man And Machine") ressemble à une tornade et nous prépare un tapis rouge pour la pièce épique de l’album : "The Return"/"Lionheart", sorte de "Crusader" moderne. Le cas de "Beyond The Grave" constitue par contre pour moi un paradoxe : couplet originaux pour Saxon, solo bluesy mais refrain raté. Pas grave ! On enchaîne avec "Justice" (et hop, un petit break à la Maiden) et surtout avec "To Live By The Sword" (la tuerie speed de l’album avec un break des plus réussis) et l’association réussie "Jack Tars" (petit intermède bienvenu) /"English Man’O’War" (louchant furieusement du côté de Running Wild d’ailleurs, même au niveau du thème puisqu’il y est question de batailles navales). Suit un titre épique avec "Searching For Atlantis", très réussi, mais qui aurait peut-être mérité un traitement plus long avec davantage de breaks. Et le tout se conclut avec le lourd mais finalement très rock "Flying On The Edge". Bref, à part une voire deux compos moins percutantes ("Beyond The Grave" et "Flying On The Edge" ne m’ont pas totalement convaincu), le tout s’avale de manière hautement digeste en 45 minutes… que demande le peuple ?

Mais, attendez !… J’en vois trépigner au fond… Aurais-je oublié de parler de quelques chose ? Hein ? Qui ? Jörg Michael ? Ah oui ! Certains le redoutaient, eh bien non : l’ancien batteur de Stratovarius (ex-Running wild et ex-Rage entre autres également puisqu’on en parlait plus haut) n’a pas « pollué » l’album de double pédale en veux-tu, en voilà (mais que les fans se rassurent, il y en a quand même :). Même si le tout reste très métronomique, j’aime son style car il me semble que cela convient justement très bien à Saxon et à son côté rock basique « in your face ». Quant aux autres musiciens, ils assurent toujours avec talent, notamment Paul Quinn et Doug Scarratt qui nous offrent des soli par moment plus modernes que sur les précédents opus du groupe.

A signaler l’artwork soigné signé Paul Raymond Gregory (les pochettes de "Crusader" et "Unleash…" entre autres, c’était lui) et une édition limitée avec un ‘chti patch pour les nostalgiques des vestes patchées des 80’s.

Vous l’aurez compris avant même d’avoir posé une oreille sur cet opus : Saxon ne révolutionne rien mais reste sacrément jouissif !! Il est clair cependant que ceux qui ne supportent pas les albums relativement linéaires au niveau de la structure (Saxon est connu pour la relative simplicité « rock » de ses compos) peuvent passer leur chemin. Mais une chose est sûre : en 2004, avec cet album, Saxon est loin d’être ringard et "Lionheart" ne dépareillera pas dans votre discothèque à côté de ses glorieux ancêtres ! Et puis on est rassuré sur l’efficacité du viagra made in Biff : avec Saxon, on n’a pas fini d’avoir la gaule…

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- Biff Byford (chant)
- Paul Quinn (guitare)
- Doug Scarratt (guitare)
- Nibbs Carter (basse)
- Jörg Michael (batterie)


1. Witchfinder General
2. Man And Machine
3. The Return
4. Lionheart
5. Beyond The Grave
6. Justice
7. To Live By The Sword
8. Jack Tars
9. English Man’o’war
10. Searching For Atlantis
11. Flying On The Edge



             



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