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HEAVY METAL  |  STUDIO

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2011 Call To Arms
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SAXON - Call To Arms (2011)
Par ALANKAZAME le 22 Août 2011          Consultée 6914 fois

"Call To Arms" est le 19e album studio de SAXON. Si certains en doutaient encore, le groupe britannique fait maintenant clairement partie de ceux qui n’ont plus rien à prouver. En plus d’être un groupe culte, SAXON peut se prévaloir d’une solide réputation de groupe sérieux, stable, productif et avant tout tourné vers la musique. Depuis 1976, ces gars-là arpentent le monde pour autant de tournées de folie presque systématiquement séparées par la publication de nouveaux albums. Ils ne se sont jamais arrêtés en cours de route, même durant les périodes difficiles. On ne compte plus les titres essentiels qu’ils ont offerts au petit monde du Heavy Metal. Bref, en cette année 2011, Biff BYFORD et ses compères avancent en terrain conquis et se contentent de faire du mieux qu’ils peuvent, ce qu’ils ont toujours su faire.

Pourtant, depuis la fin des années 2000, SAXON accuse une petite baisse de régime. Après un très bon album, "Lionheart" (2004), "The Inner Sanctum" (2007) a commencé à montrer les limites atteintes par le concept artistique très NWBHM inauguré en 1985 avec "Innocence Is No Excuse", et "Into The Labyrinth" (2009) n’a fait que confirmer cette impression. Craignant de s’encrasser avec l’âge, nos rosbeefs préférés ont opté pour un virage à bâbord, un retour aux sources, dans l’esprit des hits intemporels fleurant bon l’huile de vidange du début des années 1980, à la "Wheels Of Steel", "Denim And Leather" et autres "Crusader". C’est dans cet esprit qu’a été conçu "Call To Arms". Pari gagné ? Pas tout à fait…

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça commence très fort avec un titre absolument redoutable en ouverture, "Hammer Of The Gods". Un rythme effréné, des guitares hystériques, et surtout un chant digne des plus belles prouesses de cette indestructible légende qu’est Biff BYFORD. Bien que plus technique que les premiers albums, "Hammer Of The Gods" évoque avec succès les premiers hits de SAXON, "Heavy Metal Thunder" en tête, et ne manquera pas d’enflammer les salles de concerts. Mais on décèle déjà LA faiblesse qui plombe l’album dans son ensemble : l’absence de riff de-la-mort-qui-tue. Car c’est avant tout ça qui caractérise la qualité d’un "Strong Arm Of The Law" ou d’un bon vieux "Dallas 1 PM" : des riffs de légende s’extirpant de guitare tonitruantes, qui vous donnent envie de vous jeter contre les murs et dont vous vous souviendrez jusqu’à la fin de vos jours. Et j’ai beau me passer en boucle les trois quarts d’heure de musique proposés par "Call To Arms", je ne retrouve rien de tout cela avec cet album.

Oh bien sûr il y a de beaux morceaux de bravoure. Les titres les plus bourrins sont assurément les meilleurs, "Surviving Against The Odds" et "Afterburner" en tête. "Chasing The Bullet" est également très réussi avec sa super ligne de basse sur les couplets. Et Biff est toujours aussi enthousiasmant. D’ailleurs l’increvable chanteur à la chevelure dorée fait preuve d’une surprenante vitalité malgré son âge avancé (59 ans au moment de l’enregistrement) : tantôt rageur, tantôt furieusement mélodique, fidèle à son timbre vocal inimitable, il casse littéralement la baraque, comme au bon vieux temps. Il livre d’ailleurs sur la plupart des titres quelques-unes des ses meilleures performances sur la période récente, et son talent occulte presque totalement celui de ses comparses musiciens…

Car ce qui a empêché "Call To Arms" d’être aussi bon qu’il aurait pu être, c’est que malgré l’indéniable talent de Paul QUINN et Doug SCARRATT, la musique n’est pas à la hauteur de ce qu’on estime être en droit d’espérer de la part de SAXON. Désireux de renouer avec ses racines, de proposer une musique plus simple, plus directe, plus rock’n’roll, le groupe est peut-être allé trop loin dans cette démarche. Outre l’absence de grands riffs que je viens d’évoquer, certaines compos paraissent simplistes, parfois un peu faibles, et malgré le retour à quelque chose de plus brut, de plus sobre, certains passages manquent cruellement de puissance. Les guitares ne sont plus aussi pesantes qu’autrefois, et malgré toute leur bonne volonté, les Britanniques n’ont pas réussi à retranscrire l’ambiance de leurs débuts. Cela n’empêche pas certains titres d’être intéressants comme je l’ai évoqué précédemment, mais on en trouve aussi d’autres vraiment pas enthousiasmants, comme "Back In 79" ou le titre éponyme (malgré une belle performance de BYFORD sur le refrain), mid-tempo lourdeaux presque caricaturaux. "When Doomsday Come", titre composé pour le film de guerre "Hybrid Theory" (1), en plus d’être un poil sirupeux, comprend une intervention de Don AIREY (DEEP PURPLE), qui est certes un excellent joueur d’orgue mais qui n’a strictement rien à voir avec la direction artistique caractérisant les ¾ des pistes de cet album… Les autres chansons que je n’ai pas évoquées sont cool, mais sans plus, et la présence d’une version « orchestrale » de "Call To Arms" en fin de galette est pour le moins subsidiaire.

Bref, il y a à boire et à manger sur ce 19e SAXON, et c’est d’autant plus embarrassant que nous avons ici affaire à un album de dix pistes pour tout juste 39 minutes de musique, sans compter le doublon que je viens d’évoquer. Plutôt décevant, un peu cheap (à l'image de sa pochette vraiment pas engageante), "Call To Arms" contient tout de même plusieurs bons moments et même un excellent titre, "Hammer Of The Gods", taillé pour le live. Il renferme surtout une excellente performance vocale de Biff BYFORD, qui sauve le disque à lui tout seul, d’où ma note finale de 3/5. Et bien qu’il manque de consistance, cet album pourra contenter les fans déçus par l’orientation plus FM des deux précédents et qui voulaient un retour aux fondamentaux, mais même après plusieurs passages en boucle, je ne parviens décidément pas à en extraire quelque chose de véritablement inoubliable. Un skeud mineur, en somme, mais peut-on vraiment demander plus de la part d’un si grand groupe qui arrive en fin de carrière ? Peu importe ce qui sort de ses studios, SAXON reste un groupe de scène, et tant qu’ils continueront à assurer en live, l’essentiel sera sauf.


(1) Rien à voir avec LINKIN PARK, je vous rassure.

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   (2 chroniques)



- Biff Byford (chant)
- Paul Quinn (guitare)
- Doug Scarratt (guitare)
- Nibbs Carter (basse)
- Nigel Glockler (batterie)


1. Hammer Of The Gods
2. Back In '79
3. Surviving Against The Odds
4. Mists Of Avalon
5. Call To Arms
6. Chasing The Bullet
7. Afterburner
8. When Doomsday Comes (hybrid Theory)
9. No Rest For The Wicked
10. Ballad Of The Working Man
11. Call To Arms (orchestral Version)



             



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