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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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RHAPSODY - Symphony Of Enchanted Lands 2 - The Dark Secret (2004)
Par BAST le 2 Octobre 2004          Consultée 56246 fois

VERSION CRISTAL

Le voilà… Enfin ! Le tant attendu cinquième album des italiens de RHAPSODY se sera longuement fait désirer. Plus de deux années se sont écoulées depuis la sortie de « Power of The DragonFlame », un laps de temps inhabituel de la part de RHAPSODY. Mais c’était pour mieux nous surprendre, pour mieux nous envoûter. Les mauvaises langues pensaient que RHAPSODY avait déjà tout dit. « Symphony Of Enchanted Lands II – The Dark Secret » nous prouve que l’imagination fertile d’Alex Staropoli et de Luca Turilli ne risque pas de se tarir de sitôt.

Après un avant-goût constitué par l’EP « The Dark Secret », excellent, mais avant tout destiné aux fans, les italiens de RHAPSODY viennent enrichir cette rentrée de la plus belle des façons. Car « SOEL II » va marquer les esprits. On a beaucoup parlé de Christopher Lee, du vaste Bohuslav Martinu Philharmonic Orchestra et des chœurs d’opéra. L’on va cette fois-ci pouvoir parler musique, rien que musique. Car on a douze titres devant nous pour cela, s’étalant sur plus de soixante-dix minutes. Et quels titres !

01 - The Dark Secret
Longue intro dont les premières phrases ont été extraites pour débuter « Unholy Warcry », sur l’EP. Les narrations s’égrènent lentement, où la voix de Christopher Lee, parfaite dans ce rôle, se pose sur des chœurs immenses et absolument magnifiques. L’emploi d’une vaste chorale est pleinement justifié tant le résultat est proche des plus belles BO. On croit sentir là l’influence du travail d’Howard Shore (BO du Seigneur des Anneaux), mais Alex Staropoli s’en défend. Les narrations laissent ensuite la place aux seuls chœurs et à l’orchestre qui terminent cette intro génialissime dans une myriade de sonorités . La montée en puissance habituelle chez RHAPSODY prépare l’entrée du premier véritable morceau, « Unholy Warcry ». Splendide ! On se doutait, à l’écoute de l’EP, que le son de ce nouvel opus était gigantesque, on tient là une preuve éclatante ! Et cette intro est la meilleure que RHAPSODY ait composé et enregistré.

02 - Unholy Warcry
Incroyable ! Incroyable comme moins de deux minutes peuvent changer la teneur d’un titre. La version d’« Unholy Warcry » parue sur l’EP n’avait pas convaincue tout le monde. Mais l’on s’était rassuré en se rappelant qu’il s’agissait d’une version courte du titre final. Mais pourquoi donc les italiens ont-il tenus à écourter ainsi ce titre et à l’amputer de ses plus beaux moments sur l’EP ? Pourquoi avoir laissé un solo aussi court et peu original alors que la version longue est à ce point grandiose ? Par rapport au titre figurant sur l’EP, on a droit, outre ce fameux solo de Luca Turilli, à un break symphonique magnifique. Non, vraiment, ce titre revêt une autre saveur dans sa version définitive. Excellent !

03 - Never Forgotten Heroes
J’avais entendu un avis assez négatif sur ce titre de la part des chanceux qui avaient pu l’écouter en avant-première lors de présentations officielles de l’album à la presse et aux webzines. Je m’attendais presque à un titre à la « Holy Thunderforce », le morceau le plus mauvais des italiens, à mon sens. Que nenni ! Il ne s’agit pas d’un bête titre bourrin ou je ne sais quoi d’autre, mais d’une pièce épique, complexe et bourrée d’ambiances : l’intro (près de deux minutes) est à pleurer, les lignes vocales recherchées me rappellent « The Wisdom Of The Kings », c’est dire comme je les aime, le solo est simple mais génial. Seul le refrain m’a un peu déçu sur le moment, je m’étais attendu à quelque chose de plus explosif. Mais après plusieurs écoutes, il s’impose parfaitement. Un grand titre de RHAPSODY au tempo enlevé, à l'ambiance baroque envoûtante et qui annonce un album exceptionnel.

04 - Elgard´s Green Valleys
Aïe ! Après « Never Forgotten heroes », l’enthousiasme est à son comble, mais ce court instrumental vient un peu l’altérer. Il s’agit de la mélodie à la flûte et au violon déjà entendue sur « Sacred Power Of Raging Wind », mais répétée à l’identique et à de trop nombreuses reprises. Si elle est plutôt agréable au milieu du long titre, lui consacrer un interlude aussi long relève de la faute de goût. A côté de l’ensorcelant « Elnor’s Magic Valley » (ROATF), ce titre fait plus que pâle figure dans un registre identique. Dommage, les ambiances qui le débutent laissaient présager un interlude nettement plus intéressant.

05 - The Magic Of The Wizards Dream
RHAPSODY a toujours mis une ballade sur ses albums (à condition que l’on considère « The Bloody Rage Of The Titans » comme une ballade). Et, pour la première fois, ce n’est pas une, mais deux ballades qui viennent s’insérer dans « SOEL II ». Et celle-ci est peut-être la plus belle composée par les italiens ! « The Magic Of the Wizard Dreams » est construite selon le même schéma que « Wings Of Destiny », mais avec un long refrain porté par des chœurs qui arracheront une larme aux plus sensibles d’entre vous. Et que dire de Fabio Lione ? Il est un véritable orfèvre quand il s’agit de faire passer des émotions et il est pour beaucoup dans la qualité et la portée de ce titre.

06 - Erian´s Mystical Rhymes
Sixième titre qui débute le second chapitre de l’album : « The White Dragon‘s Order ». Et il s’agit là du plus long de l’album (pour quelques secondes de plus que « Sacred Power Of Raging Winds »). Les premières écoutes se font avec attention tant RHAPSODY excelle dans la composition de pièces épiques. Quelques ambiances destinées à immerger l’auditeur dans des sphères obscures et l’orchestre et les chœurs d'opéra tracent des mélodies captivantes. Un grand moment ! Le chant très heavy de Fabio surprend un peu après cette entrée en matière, mais il prend rapidement aux tripes. Le refrain est l’un des plus beaux de l’album, surtout introduit comme il l’est par des lignes vocales épiques au possible. Le pont symphonique ne déçoit pas : orchestre, soprano, chœurs guerriers, long solo de flûte bien rythmé, guitare déchaînée de Luca défiant un Alex Staropoli dont le répondant ne fait aucun doute, les ingrédients si bien maîtrisés par RHAPSODY sont agencés avec bonheur. Le titre finit sur une narration d’un acteur dont le professionnalisme et le ton confèrent à ce passage des accents cinématographiques qui sollicitent à merveille l’imaginaire. Lorsque les dernières notes jouées par l’orchestre se meurent, un constat s’impose : tellement jouissif… mais bien trop court !…

07 - The Last Angels´ Call
Troisième titre speed et direct de l’album dont l'entrain contraste avec l’ambiance sombre prévalant sur cet opus. On pense à « The Last Winged Unicorn » sur le refrain, magnifique, et surtout à « Emerald Sword ». Le titre est en effet construit de la même manière, avec cette intro excellente, ce génial solo, simple et lent, et ce refrain qui devrait faire de ce titre le nouvel hymne des italiens. Un régal.

08 - Dragonland‘s Rivers
Le titre folklorique de l’album. Le bruit d’une rivière qui court dans un lit tortueux, la rencontre avec un Dragon et le morceau débute sur une mélodie médiévale à la flûte et au clavecin. Ce morceau rappelle « Forest Of Unicorns », mais en plus simple et plus direct, voire « The Village of Dwarves », sans la section metal. Agréable, il est surtout à considérer comme un interlude acoustique. Les chœurs qui reprennent le refrain sur la fin sont splendides.

09 - Sacred Power Of Raging Winds
Version intégralement identique à celle figurant sur l’EP, il est inutile que je revienne davantage dessus. Soit vous connaissez déjà ce titre pour l’avoir écouté sur « The Dark Secret », soit vous vous référez à ma chronique de ce dernier. Pour ma part, je ne m’en lasse pas, je lui trouve même encore plus de saveur au sein de l'album qu'isolé du concept comme il l'était sur l'EP.

10 - Guardiani
Il s’agit d’une version chantée en italien du titre paru sur « The Dark Secret ». L’intro est toutefois légèrement différente, avec des sons de la nature et le passage qui précède le refrain, chanté sur un ton un peu particulier, entre chant et chuchotement. L’emploi de l’italien confère des sonorités plus douces, mais il n’y pas grande différence entre cette version et son pendant en anglais. Superbe deuxième ballade de l’album, à laquelle il est difficile de ne pas céder.

11 - Shadows Of Death
A la lecture d’un tel titre, l’on pourrait s’attendre à un morceau dans la lignée d’un « When Demons Awake » ou d’un « Thunder’s Mighty Roar ». Il n’en est rien. Il s’agit en fait de l’un des titres les plus symphoniques de l’album, avec cette intro portée par les cuivres, mais aussi de l'un des titres les plus heavy. Le riff est assez percutant et le chant de Fabio est plein de rage et de fougue. Beaucoup de parties orchestrales magnifiques, des lignes vocales épiques à souhait et un refrain travaillé et réussi, ce morceau est un délice. Le pont présente un duel entre guitare et clavier, tous deux soutenus par l’orchestre et une rythmique appuyée. On pense aux longs duels dont était bourré « Legendary Tales ». Christopher Lee intervient vers la fin, avant de laisse la place à l’orchestre, sur un des plus beaux passages de l’album et qui aurait mérité d’être plus long. Un morceau absolument superbe qui laisse peu à peu filtrer ses richesses à chaque écoute.

12 - Nightfall On The Grey Mountains
Des loups qui hurlent à la mort, des chœurs gothiques, le titre débute sur un ton sombre comme jamais. On se régale tant le son est riche, puissant et les mélodies superbes. L’orchestre est à la fête et ce titre captive tout du long de ses sept minutes. Les lignes de chant sont épiques, à la MANOWAR, telles une marche vengeresse. Fabio est impérial et on l’imagine chanter le buste droit et le menton relevé. Le refrain apporte un peu de douceur, on pourrait presque dire de répit, comme une note d’espoir face à un avenir torturé. Ce titre clôturerait à merveille le premier ou le second volet d’un film d’héroic-fantasy ;-) « Nightfall On The Grey Mountains », et donc l’album, s’achèvent sur les mêmes chœurs qui l’avaient débuté. Luca nous avait averti que le ton de cette composition annonçait idéalement le prochain album de RHAPSODY. Les Terres enchantées se préparent à un terrible chaos, nous voilà prévenus !

Soixante douze minutes que l’on a pressé la touche play et l’album se termine déjà. A part le dispensable « Elgard´s Green Valleys », chaque titre s’écoute avec passion et l’on rentre aisément dans le nouveau concept fantasy de Luca. Les différentes adjonctions d’ambiances (loups, orage, rivière, vent, dialogues) apportent beaucoup à la cohésion de l’ensemble, au point que chaque titre prend toute sa splendeur mis à la suite des autres. Avis à ceux que « The Dark Secret » ont pu décevoir !

L'évolution des italiens au regard de leurs précédentes productions n'est pas énorme, il faut le reconnaître. Mais, il faut aussi garder à l'esprit que RHAPSODY évolue dans un registre qu'il a inventé, rassemblant diverses influences en un tout cohérent et très personnel. Et comme un hommage à sa discographie passée et aux fans, je pense que RHAPSODY a voulu mettre au jour un album reprenant le meilleur de ses précédents opus, mais servi par des moyens exceptionnels. De « Legendary Tales », ce sont surtout les duels guitare / clavier qui ont été repris, de « Power Of The DragonFlame », certains refrains en forme d'hymne et de « Symphony Of Enchanted Lands », l'ambiance sombre, baroque et gothique, l'utilisation en continu d'éléments symphoniques ou le concept fouillé. C'est d'ailleurs de ce dernier que SOEL II se rapproche le plus. Il n'y a guère que « Dawn Of Victory » dont je ne parvienne à retrouver d'emprunts. « SOEL II » est en effet beaucoup moins heavy. Enfin, il s'agit de l'album le plus sombre des italiens.

Vous l'aurez donc compris, si le premier volet de « Symphony Of Enchanted Lands » est, comme c’est mon cas, votre album favori de RHAPSODY, sa suite vous comblera à merveille. J’émettrai en fait une réserve pour ceux qui préfèrent les deux albums suivants, riches de titres directs et bien speed. Maintenant, si vous appréciez RHAPSODY, je suis certain que vous ne bouderez pas votre plaisir devant la nouvelle offrande des italiens car on a véritablement affaire à un chef-d’œuvre.

Ce qui marque le plus, c'est le soin apporté « SOEL II ». Jamais RHAPSODY n'aura été si mature dans son approche de la fantasy. Les narrations sont parfaites et apportent, enfin, un réel plus à l'album, les chœurs et les orchestrations sont splendides, on pense en continu aux meilleures BO, vraiment ! Les textes sont exempts de clichés, ou presque. Pour la première fois, Luca Turilli les a rédigés en italien puis les a fait traduire en anglais par un professionnel, bien lui en a pris.

L'année 2004 est certainement la meilleure en matière de metal symphonique. Après presque dix ans d'existence, le style n'avait donc pas encore livré tout ses secrets.

Et l'année 2004 voit RHAPSODY atteindre un pallier supplémentaire. Car les italiens viennent de sortir une oeuvre immense, dont on parlera encore et encore durant de longues années. Je pensais cela impossible, mais il semble que « Symphony Of Enchanted Lands » a trouvé un successeur aussi sublime que lui ! Et pour que j'affirme cela, moi qui le vénère depuis six ans...


EDITION LIMITEE

Un album de RHAPSODY est toujours, depuis SOEL premier du nom, accompagné d’une version limitée. Et toujours, les fans en ont pour leur argent.
Plus encore avec SOEL II puisque le prix de cette édition est à peine plus élevé que celui de la version cristal.

La version digipack de SOEL II est somptueuse. La magnifique pochette de l’album est encore plus impressionnante sur un support mat. Le livret, quoique identique dans son contenu par rapport à l’édition normale, est lui aussi d’une grand qualité en terme de support. En outre, vous trouverez quelques superbes calques s’intercaler à l’intérieur.

Rien que pour la beauté de l’ensemble, l’édition limitée est une obligation pour les fans et les amateurs de RHAPSODY.

Cette édition est en outre accompagnée d’un DVD. Enfin ! Nous allons enfin avoir droit au premier making of d’un album des italiens !

Mais je me dois de tempérer immédiatement cet enthousiasme qui fut le mien à l’annonce du contenu du DVD. Car pour un fan de RHAPSODY, il est beaucoup trop court et le choix des séquences s’avère régulièrement décevant.

Vous trouverez pour commencer trois versions du clip de « Unholy Warcry ». La version parue sur l’EP, une version plus courte et une dernière version dite longue. Cette dernière est la plus intéressante. Ce qui lui vaut sa longueur importante, c’est surtout la narration de Christopher Lee, reprise intégralement depuis le titre « The Dark Secret ». Autant vous le dire, le début frise plutôt l’ennui puisque l’on a droit à une succession de vastes paysages, certes jolis, mais qui ne se prêtent pas forcément à la mélodie et aux narrations qu’ils accompagnent. Heureusement, la version longue tire allègrement son épingle du jeu au moment du solo de Luca Turilli, le vrai, celui paru sur la version longue du titre (sur l’album, donc). Un régal !

A la suite de ces trois versions du clip, les italiens nous en ont servi un making of. Intéressant, surtout certains plans (Luca haut perché pour exécuter son solo… et qui redescend de son rocher avec la plus grande prudence !, Fabio à l’aplomb d’une passerelle de pierres mangées par l’herbe…). Agréable pour les fans.

La plus longue partie de l’album est consacrée au making of de l’album. Longue, certes, mais pas assez ! Christopher Lee, l’orchestre, les chœurs et quelques interventions de Fabio, Luca et Alex constituent les meilleurs moments. On n’y apprend pas grand chose, mais c’est tout à fait prenant de s’immiscer dans le processus de création de SOEL II. Maintenant, on aurait aimé voir plus de séquences sur l’orchestre et les chœurs et surtout que celles-ci ne soient pas recouvertes des titres de l’album mais plutôt que l’on entende la version exclusivement orchestrale. Un making of qui, là encore, apportera de bons moments aux fans, mais qui ne tient pas toutes ses promesses, loin de là. Dommage !

Enfin, la séquence la plus intéressante est certainement celle consacrée à la conception de la splendide pochette de l’album. On fait connaissance avec Marc Klinnert, créateur des artworks de RHAPSODY depuis « Dawn Of Victory » et la sculpture du dragon est passionnante… mais là encore trop courte.

Voilà pour le DVD. Pour résumer, il y a de bons moments, mais l’on a trop l’impression d’effleurer chaque étapes de la conception de l’album alors qu’on aurait tant voulu y pénétrer davantage.

Et ma plus grosse déception constitue les séquences sur l’orchestre et les chœurs. J’aurais tant souhaité les entendre en solo, histoire d’encore mieux sonder le travail de conception de Luca et d’Alex.

Quoi qu’il en soit, la version limitée vaut largement que l’on se fende de trois euros supplémentaires par rapport à la version cristal. Le digipack est, je le répète, d’une très grande qualité. Et l’accent italien de Luca est un régal !

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- Luca Turilli (guitare)
- Alex Staropoli (clavier)
- Fabio Lione (chant)
- Alex Holzwarth (batterie)
- Patrice Guers (basse)


1. The Dark Secret
2. Unholy Warcry
3. Never Forgotten Heroes
4. Elgard´s Green Valleys
5. The Magic Of The Wizards Dream
6. Erian´s Mystical Rhymes
7. The Last Angels´ Call
8. Dragonland‘s Rivers
9. Sacred Power Of Raging Winds
10. Guardiani Del Destino
11. Shadows Of Death
12. Nightfall On The Grey Mountains



             



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