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RHAPSODY - Legendary Years (2017)
Par VOLTHORD le 20 Août 2017          Consultée 2266 fois

Coup ultime, dernier épisode de la saga du split RHAPSODY, plus ridicule que jamais. Alex perd tous ses acolytes qui justifiaient encore l’existence de RHAPSODY OF FIRE, même après un "Dark Wings Of Steel" des plus ratés, et malgré le petit sursaut d’un "Into The Legend" qui marquera effectivement la fin définitive d’une époque déjà en demi-teinte, et ouvrira un nouveau chapitre sur fond de mauvaise suite sortie directement en DVD et VOD. Luca Turilli, quant à lui, fait sa tournée d’adieu avec tout le monde à l’exception d’Alex (en remplaçant ou en évitant le clavier comme il peut sur scène), tournée que votre serviteur a par ailleurs déjà couvert en ces pages.

Et voici "Legendary Years", le truc qu’a trouvé Alex pour nous présenter ses nouveaux potes."Legendary", encore le même mot, prouvant que le claviériste est bien conscient que malgré tous ses efforts pour s’accrocher au nom de RHAPSODY et à son logo, son histoire est derrière lui. Même sur les photos promo du groupe, on a l’impression qu’Alex est un clone de lui-même, photoshopé au milieu d’une bande de jeunots. Si Magritte avait été fan des premiers moments du groupe, il aurait sans doute titré chacune de ces images “Ceci n’est pas RHAPSODY”.

Ne nous méprenons pas, Alex doit être le premier à savoir que cet album n’a aucun intérêt. Le réenregistrement des quelques titres clés du groupe (et quelques choix intrigants) n’est sans doute qu’un prétexte pour pouvoir jouer "sa" version des titres en live et éviter de verser les royalties aux anciens membres. S’il y a un juriste dans la salle qui pourrait nous abreuver de ses connaissances sur le monde des droits d’auteur, qu’il confirme, l’infirme !

Bref, on partait sur de sacrées mauvaises bases, faut se l’avouer. "Legendary Years" est une sorte de rapiéçage d’anciens titres du groupe avec des musiciens déconnectés du contexte historique initial. Contrairement à un réenregistrement sonnant comme un hommage au matériau de base (phénomène qui reste rare, mais dont le “Dragons Of The North XX” d’EINHERJER pourrait servir de mètre étalon), on a ici davantage le rendu d’un cover band qui aurait dégoté les samples symphoniques originaux.

On rentre un peu dans la "vallée de l’étrange". Vous savez, ce concept de robotique postulant que lorsqu’un robot est "trop" réaliste, il en devient repoussant pour nous autres, qui comprenons que nous n’avons pas franchement à faire à un autre humain ; qu’en quelque sorte, on essaie de nous duper. Ainsi mieux vaut une version cartoonesque d’un robot humanoïde pour que l’on se sente à l’aise pour interagir avec lui.

Eh bien ce "Legendary Years", c’est un peu pareil. On dirait que tout est fait (sans doute par flemme plus que par volonté artistique) pour ressembler en tout aux originaux, mais avec un vide d’intention rappelant les regards éteints de ces robots maladroitement humanisés.
Prenons (pas vraiment) au pif "When Demons Awake" : le riff est identique quoiqu’il sonne étonnamment moins agressif, la voix écorchée de Giacomo Voli est de nouveau mixée "à droite puis à gauche", ce qui est désormais ultra kitsch mais qui déjà à l’époque était un choix esthétique contestable. Évidemment, il n’accentue pas vraiment les mêmes mots que Fabio, mais respecte étonnamment le manque de naturel de son phrasé "extrême" (qui avait un côté attendrissant sur "Power Of The Dragonflame"). Après, tout arrive au moment où on l’attend, le jeu de guitare en revanche sonnant à la fois identique mais un tout petit peu plus "haché" que celui de Luca, et la basse isolée à 4:27 semble dégringoler dans la panique alors que la basse de Patrice Guers sur le titre original semblait tomber lourdement (et avec style !) du ciel. Le nouveau morceau fait 6 minutes et 46 secondes, l’ancien morceau faisait 6 minutes et 46 secondes.
À ce stade-là, il aurait été préférable qu’Alex remanie ses compos, ses arrangements, étoffe, nous montre qu’à l’époque, lui il aurait fait "ça" à la place du rendu final, que ce salaud de Luca lui a imposé tel solo de guitare à tel endroit, mais qu’il aurait fait autrement.

Seconde solution, qu’Alex change de style complètement en créant le premier album de Bollywood Metal, ou monte SKHAPSODY (bordel, j’aimerais entendre ça maintenant !), ou RAP-SODY en featuring avec X-ZIBIT (un coup de fil à WITHIN TEMPTATION et c’était réglé). Vraiment, n'importe quoi, mais quelque chose de nouveau.

Mais non, nous voilà avec un "Emerald Sword"-bis, un "Dawn Of Victory"-bis, et un "Wings Of Destiny"-bis (il y a que moi qui trouve ce morceau vraiment nul depuis le début ?), avec certes, un chanteur talentueux. Giacomo Voli rappelle assez Fabio mais théâtralise davantage sa performance, quitte parfois à en faire un peu trop. Et ce n’est gênant que dans le contexte de telles reprises où tout ce qui entoure le chant se voudrait similaire aux originaux. De vrais nouveaux arrangements auraient sans doute laissé une marge de créativité à cette nouvelle personnalité qui à mon avis ne demande qu’à s’épanouir.

Au jeu des 7 différences, on aura toujours l’impression d’y perdre un peu. Quelque part dans un solo, parfois dans un chœur ("Rain Of A Thousand Flames" me semble particulièrement raté de ce point de vue, vallée de l'étrange quand tu nous tiens) ou dans une ligne de basse (rarement cela dit, la basse d’avant-Guers étant rudimentaire). Côté batterie, je n'ai rien noté de particulier, peut-être simplement parce qu'un Allemand en vaut bien un autre ! Ou plus concrètement parce que je ne suis pas très attentif.

Seul titre qui peut-être est un peu "techniquement" au dessus de l’original : ce "Dawn Of Victory" où Giacomo donne plus d’intensité au morceau que Fabio, et où il y a même une flûte par-dessus le riff pre-solo et post-solo à 2:40. Et moi j’aime bien la flûte. Bien sûr, l’original est chargé émotionnellement (et historiquement !), et cette nouvelle version ne donne pas suffisamment d’impression de nouveauté pour que ça fasse totalement l’affaire.

Ma note minimale ne veut pas dire "purge absolue" bien sûr, on connaît tous assez les compos d’origine et le sérieux des musiciens. Mais qui préférera écouter cet album à n’importe quel best-of maison du vrai RHAPSODY ? Seuls ceux qui auraient une haine viscérale du chant de Fabio pourraient enfin découvrir ces morceaux sous un autre angle (s’ils ne développent pas une haine viscérale du chant de Giacomo Voli, cela va sans dire !).
Mais l’existence de ces personnes reste à être prouvée par la science.

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- Roberto De Micheli (luca turilli)
- Alessandro Sala (patrice guers)
- Giacomo Voli (fabio lione)
- Manu Lotter (alex holzwarth)
- Alex Staropoli (un mec qui s'accroche)


1. Dawn Of Victory
2. Knightrider Of Doom
3. Flames Of Revenge
4. Beyond The Gates Of Infinity
5. Land Of Immortals
6. Emerald Sword
7. Legendary Tales
8. Dargor, Shadowlord Of The Black Mountain
9. When Demons Awake
10. Wings Of Destiny
11. Riding The Winds Of Eternity
12. The Dark Tower Of Abyss
13. Holy Thunderforce
14. Rain Of A Thousand Flames



             



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