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METAL SYMPHONIQUE  |  SINGLE

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RHAPSODY - Emerald Sword (1998)
Par BAST le 16 Juillet 2005          Consultée 14939 fois

Sortir un single pour un groupe qui n’avait vendu de son premier album « que » 90 000 exemplaires, c’était une initiative jugée à l’époque comme douteuse. RHAPSODY fut l’un des premiers groupes de la scène heavy revival à s’essayer à ce genre d’opération médiatique et commerciale. Alors que dans le milieu de la pop, un single est souvent appelé à mieux se vendre que l’album dont il est issu, la tendance s’inverse nettement au sein de la scène metal. Car le single n’est plus le support naturel pour de nombreux passages radio, mais a pour principal objectif de faire monter la pression autour d’un album attendu de pied ferme et d’amasser, évidemment, quelques subsides non négligeables.

Alors qu’« Emerlad Sword » s’apprête à paraître, RHAPSODY est dans une situation enviable. Son premier album a connu un franc succès, malgré des critiques acerbes en France, et a même remporté le titre de meilleur premier album de l’année 97 dans le magazine « Burn ! » (Japon, plus gros tirage de la presse metal). Même si les italiens ont jugé trop prématuré de tourner entre « Legendary Tales » et « Symphony Of Enchanted Lands », l’attente autour de SOEL est fébrile, « Emerald Sword » constituant une mise en bouche à côté de laquelle peu de fans passeront.

RHAPSODY ne décevra pas, le recul me permet de l’affirmer, et ce single aura constitué l’étrier sur lequel le premier pied de la reconnaissance s’est posé.

« Emerald Sword » est, aujourd’hui encore, l’hymne indiscutable de RHAPSODY. On découvre les italiens sous un jour encore meilleur que sur LT. Des chœurs grandioses et un orchestre de chambre de toute beauté soutiennent des mélodies imparables, dominées par un refrain fédérateur. Au regard des titres orientés speed de LT, on constate - sur « Emerald Sword », mais les autres titres speed de SOEL confirmeront cette tendance - que RHAPSODY a simplifié son style : pas de duel guitare / clavier, des mélodies moins alambiquées et absence de break. Mais cette fausse simplicité permet au titre de se montrer encore plus accrocheur. Monumental !

Le second titre est une version réenregistrée de « Land Of Immortals ». RHAPSODY a choisi un titre emblématique de son premier opus et le rejoue à la note près mais, évidemment, avec une production bien plus percutante. Les riffs sont bien tranchants et le morceau davantage pêchu, tout simplement.

Enfin, le dernier et troisième morceau est… culte. « Where Dragons Fly » n’est pas une face B ordinaire, mais un titre haut en couleur, un brin folklorique, qui préfigure l’ambiance générale qui prévaudra sur SOEL, un mois plus tard. La meilleure face B du groupe et un titre qui justifie aujourd’hui encore à lui seul que l’on ressorte du placard ce premier single des italiens. Simple mais ô combien délectable.

« Emerald Sword » est désormais une curiosité historique plus qu’autre chose. Car près de 6 ans après sa sortie, on le retient avant tout comme le support par lequel les fans de la première heure ont pu découvrir quelques facettes du chef-d’œuvre SOEL. L’achat, à l’époque de sa sortie, était évident pour les fans du groupe. Aujourd’hui, il serait inutile de le conseiller à qui que soit : ceux qui doivent le posséder l’ont (ou l’ont eu).

Je lui attribue la note maximale, qu’il faut replacer dans son contexte. En octobre 1998, ce single était INDISPENSABLE pour les nombreux amateurs de l’univers épique, grandiloquent et empli de fraîcheur de RHAPSODY.

A noter que ce single est sorti en version « shape ». On y découvrait un disque dont les contours reprenaient ceux du dragon (assez laid) ornant la pochette. Cette version est introuvable autrement qu’en occasion.

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   BAST

 
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- Luca Turilli (guitare)
- Alex Staropoli (clavier)
- Fabio Lione (chant)
- Daniele Carbonera (batterie)
- Alessandro Lotta (basse)


1. Emerald Sword
2. Where Dragons Fly
3. Land Of Immortals



             



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