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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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RHAPSODY - The Eighth Mountain (2019)
Par JEFF KANJI le 5 Mai 2019          Consultée 2268 fois

Le sentiment paraîtra sans doute un peu surprenant pour quelqu'un qui avait eu une belle surprise avec "Into The Legend", un album sur lequel Alex Staropoli et ses acolytes se reprenaient en main avec la manière. Mais nous sommes en 2019, RHAPSODY approche les vingt-cinq ans de carrière avec pour seul rescapé à son bord son claviériste et maître à penser ès touches blanches et noires. Qui a encore besoin d'un album de RHAPSODY OF FIRE en 2019 ? Surtout après le départ fracassant des derniers rescapés du RHAPSO classique, à savoir son conteur émérite Fabio Lione, désormais à plein temps chez ANGRA, et Alex Holzwarth qui a préféré quitter le navire au bord du naufrage. Les deux rejoignant le reste de l'équipe pour une tournée-anniversaire que notre ami Volthord a su apprécier à sa juste valeur.

Alors certes, RHAPSODY n'a plus de RHAPSODY que le nom, et même s'il sera sans aucun doute l'enfant légitime de Lucas Turilli's RHAPSODY, le futur Lione/Turilli RHAPSODY (c'est à y perdre son italien) semble désormais largement plus légitime que la créature en musicien reconstitué d'Alex Staropoli, qui a pris encore une fois un maximum de dispositions pour mener à bien la genèse de "The Eighth Mountain". Roberto De Micheli et Alessandro Sala ont beau jouer extrêmement bien (les soli à la Turilli avec force sweeps sur "Clash Of Times", la basse vrombissante et solide des couplets de "White Wizard"), rejoints par un efficace Manuel Lotter qui doit se contenter de reproduire ce que les maîtres à penser de la formation italienne ont toujours demandé à leurs batteurs : de la double, de la double, et encore de la double. "Master Of Peace" a beaucoup à voir avec un "Riding The Wings Of Eternity" par exemple, sans jamais en atteindre une once du souffle épique. Et très franchement, on ne peut pas blâmer Giacomo Voli, qui chante extrêmement bien, même si la personnalité si intrinsèquement liée à RHAPSODY de Lione manquera parfois.

Le single "Rain Of Fury" a permis de constater que malgré ces chambardements violents, RHAPSODY fait toujours du RHAPSODY, et qu'Alex met toujours un point d'honneur à soigner ses orchestrations Hollywood Metal, même si les renforts de cordes synthétiques s'avèrent un peu trop envahissants, ne réussissant pas le mimétisme orchestral abouti de "Into The Legend". Mais le plus gros problème de "The Eighth Mountain" vient surtout d'une inspiration vacillante, RHAPSODY diluant trop souvent ses bonnes idées (la belle introduction mélancolique de "White Wizard" aux claviers évocateurs, gâchée par une rythmique d'une platitude effroyable et ce malgré les efforts d'Alessandro Sala) dans un Power Symphonique tellement vu et revu qu'on peine ne serait-ce qu'à lui accorder de l'intérêt. C'est hélas aussi le cas sur les titres plus Baroque et légers réduits à portion congrue ("Warrior Heart" qui s'en écarte de plus assez rapidement pour jouer avec les contrastes avec une subtilité quasi MANOWAR-ienne). Et même quand la formation semble regarder dans le rétroviseur du côté moins évident d'un "Triumph Or Agony" ou d'un "Dark Wings Of Steel", on est irrémédiablement déçu ("The Courage To Forgive").

RHAPSODY est encore capable de nous réjouir pourtant, comme sur "March Against The Tyrant", aisément le meilleur morceau de la galette : quasi dix minutes passionnantes alternant harmonies, tempi et mélodies accrocheuses, le seul titre que je sauve intégralement de "The Eighth Mountain". Vous comprendrez donc mon désarroi devant cette significative baisse de régime d'une légende du Metal Symphonique, qui a proposé depuis son début de carrière un florilège d'opus aboutis, et qui semblait revenu en pleine forme il y a trois ans, quand la créature de Luca marquait le pas, pêchant par excès de grandiloquence (ne laissez jamais un ordinateur plein de plug-ins à un guitariste, il finira par gâcher son talent, Jari Mäenpää s'ajoutant immédiatement à la liste).

Les premières écoutes sont déprimantes, puis on finit par se dire qu'on a bien fait de creuser car il y a du savoir-faire (personne ne pourra le nier), quelques moments franchement cool (intro de "White Wizard", thème de cordes de "Rain Of Fury", l'incongru "March Against The Tyrant" débordant de classe), puis au moment ou finalement je rédige ce papier, je sais que non je n'investirai pas dans ce disque pour compléter une discographie que j'ai de toute façon arrêté d'adorer religieusement depuis trop longtemps à mon grand regret.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Alex Staropoli (claviers, piano, orchestrations, chœurs)
- Giacomo Voli (chant)
- Roberto De Micheli (guitare)
- Manuel Lotter (batterie)
- Alessandro Sala (basse)
- -
- Raffaele Albanese (chœurs)
- Christopher Lee (narration)


1. Abyss Of Pain
2. Seven Heroic Deeds
3. Master Of Peace
4. Rain Of Fury
5. White Wizard
6. Warrior Heart
7. The Courage To Forgive
8. March Against The Tyrant
9. Clash Of Times
10. The Legend Goes On
11. The Wind, The Rain And The Moon
12. Tales Of A Hero's Fate



             



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