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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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RHAPSODY - Glory For Salvation (2021)
Par JEFF KANJI le 12 Janvier 2022          Consultée 5898 fois

RHAPSODY, dans l'Histoire de Nightfall, constitue un gros morceau. Car au moment de son apogée, Nightfall prenait lui aussi une autre dimension. Quand la formation de home-studistes italiens imposait définitivement son art entouré d'un orchestre à la mesure de son ambition, le petit webzine codé à la mano par Stef et Powersylv prenait son envol avec cette chronique-fleuve de Bast toujours le papier le plus lu depuis 2004, et qui marquait profondément l'ancrage dans la mouvance Heavy-Power-True-Prog Metal qui avait mis au monde ce jeune sentient de vingt-deux ans, toujours vivace, mais qui a appris à apprécier les autres mouvances du Metal et de ses dérivés, de l'Ambiant hérité des expérimentations solo de Protector au Punk anglais des DAMNED.

La formation italienne (elle l'est redevenue à 100%, ce qui n'avait plus été le cas depuis "Symphony Of Enchanted Lands") a lancé une nouvelle saga, une nouvelle ère entamée par "The Eighth Mountain", un disque avec lequel j'ai été assez dur. Mais on l'est souvent davantage avec ceux qu'on aime. Le pansement arraché, je me tournai sans grand espoir vers un RHAPSODY qui continuait de sombrer avec "I'll Be Your Hero" qui promettait un disque calibré, tentant de correspondre aux standards du tube "Metal radiophonique" en vigueur et dont peu de formations se sortent avec talent. Autant vous dire que toutes les conditions étaient réunies pour que je n'écoute même pas cet album.

Mais que voulez-vous ? Quand on a aimé quelqu'un, la tentation de se demander ce qu'il devient, par rapport à son propre parcours de vie et l'évolution du monde est toujours enfouie quelque part, et cette fidélité quasi exclusive à Nightfall est l'une des chances qu'il reste à RHAPSODY d'entretenir une fan-base vieillissante, plus forcément passionnée comme aux premières années. Car la bascule est désormais faite depuis longtemps pour toute une génération, et les STRATOVARIUS, SONATA ARCTICA, RHAPSODY ou autres EDGUY font désormais partie du passé, leur heure de gloire ne reviendra jamais, et ce même si la surprise s'invite à la fête (le "Nemesis" du premier par exemple). Le jeune lecteur et/ou futur chroniqueur de Nightfall n'aura jamais cette relation aux Italiens comme Bast ou Volthord ont su la porter et la partager.

Dans sa quête de reconquête d'un passé glorieux, le quintette italien avance dans sa saga des Nephilim, et a essayé de donner le meilleur de lui-même sur "Glory For Salvation" ; avec sa méthode, ses armes, sa façon de voir les choses, et écouter Alex Staropoli en interview ne trahit pas autre chose, tant tout cela est à prendre avec un sérieux fondamental. Et en s'appliquant de la sorte, le claviériste a semble-t-il réussi à sortir de lui des mélodies souvent simples, plutôt efficaces, et surtout que son effectif a su valoriser. "Glory For Salvation" sonne comme une libération pour les Italiens, Giacomo Voli est épatant, proposant un subtil équilibre entre le vibrato passionné de Fabio Lione (ce que l'EP avait permis de constater) et son chant très pur et impliqué. Et du côté de Roberto De Micheli, on est ravi également. Il s'est complètement affranchi de la patte Turilli, qu'il avait paru un temps indispensable de préserver, pour riffer de façon plus que pertinente, et se concentrer sur les mélodies plus que sur autre chose. Et c'est le cas aussi pour la section rythmique, la cohérence basse-batterie, déjà excellente jadis (le duo Guers/Holzwarth) n'aura sans doute jamais été autant mise en valeur, et elle permet même de conserver l'intérêt sur la power-ballade "Magic Signs" qui sans aucun doute n'aurait pas autant retenu l'attention sauf ce travail sur le groove.

Alors la grâce du grand RHAPSODY ne reviendra pas, c'est acquis, le son se veut à la fois dans les standards actuels tout en conservant une patte à l'ancienne, qui permet de l'écouter conjointement à d'autres albums plus anciens avec facilité, comme si d'un point de vue purement sonore, RHAPSODY OF FIRE prenait les choses en main et transformait son kitsch et son manque de moyens initial en marques de fabrique hors du temps. Sur "I'll Be The Hero" c'est flagrant, mais aussi dès l'introductif "Son Of Vengeance" avec ses synthés désuets. Mais si on veut apprécier cet album, on se rend bien compte que sans forcément briller de l'éclat d'un diamant, l'enchaînement des six premiers titres est un quasi sans-faute. L'idée de reprendre le thème embryonnaire qui servait d'intro à "The Eighth Mountain" pour le développer en une épopée de plus de dix minutes est un tour de force.

On retrouve aussi une ritournelle médiévalisante avec "Terial The Hawk" avec son côté "Village Of Dwarves" portée par une cornemuse irlandaise, un instrument qui me pénètre tellement (comme le cor anglais) qu'il me fait accéder instantanément à la dimension émotionnelle de la musique qu'il exprime. Comme quoi, tout est affaire de subjectivité quoiqu'on fasse. Cela ne m'empêche pas de constater que le niveau baisse de manière assez flagrante avec la faute de goût de "Infintae Gloriae", sensation exacerbée par le fait de succéder à la pièce la plus ambitieuse de "Glory For Salvation". Mais si l'on s'exempte des relectures linguistiques de "Magic Signs" (un exercice qui semble devenir une habitude), RHAPSODY finit 2021 avec un album bien plus solide que l'EP "I'll Be Your Hero" ne le laissait entrevoir.

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   JEFF KANJI

 
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- Alex Staropoli (claviers, piano, clavecin, orchestrations, chœurs)
- Giacomo Voli (chant)
- Roberto De Micheli (guitare)
- Paolo Marchesich (batterie)
- Alessandro Sala (basse)


1. Son Of Vengeance
2. Kingdom Of Ice
3. Glory For Salvation
4. Eternal Snow
5. Terial The Hawk
6. Maid Of The Secret Land
7. Abyss Of Pain Ii
8. Infinitae Gloriae
9. Magic Signs
10. I'll Be Your Hero
11. Chains Of Destiny
- Bonus Tracks
12. Un'ode Per L'eroe
13. La Esencia De Un Rey



             



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