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- Style : Heavens Gate, Damien, Satan Jokers, Biomechanical, Cage, Sinner, Primal Fear, SortilÈge
- Membre : Msg, Tipton, Entwistle & Powell, Yngwie Malmsteen , Iced Earth, Charred Walls Of The Damned, Beyond Fear, Fight, Deeds / Dirty Deeds, Toto, Racer X
- Style + Membre : Halford
 

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JUDAS PRIEST - Sin After Sin (1977)
Par POWERSYLV le 4 Septembre 2005          Consultée 15906 fois

Après un Sad Wings Of Destiny rutilant et encore gorgé de nombreuses influences rock/hard des années 70, JUDAS PRIEST décide en 1977 (soit un an après) de passer le cap en faisant un choix décisif : celui du heavy metal ! Il se dote de plusieurs atouts pour arriver à ses fins et faire de leur troisième album le péché de trop de la rock music. Sin After Sin sera justement son nom, et après ce disque, rien ne sera jamais plus comme avant. Sad Wings Of Destiny a assuré au groupe une certaine notoriété qui leur a permis d’effectuer quelques premiers concerts européens. Résultat des courses, JUDAS PRIEST parvient à signer un contrat avec la major Columbia ! Et ce pour un bon moment. Conscient également du potentiel du groupe, le bassiste/producteur Roger Glover (ex-DEEP PURPLE, futur RAINBOW) décide de donner un coup de main au quintet en leur proposant de produire avec lui ce nouvel opus. Ce que le groupe accepte bien volontiers, conscient qu’il s’agit d’une chance supplémentaire de travailler avec quelqu’un qui a déjà de la bouteille dans le métier, une grande capacité d’écoute et … une grande notoriété. L’expérience avec Roger Glover ne durera que le temps de cet album cependant. Sempiternel problème qui n’est toujours pas stabilisé : le poste de batteur. Alan Moore est parti et le groupe décide sans attendre d’engager ponctuellement un batteur requin de studio, Simon Phillips pour s’occuper comme il le faut des fûts.

On démarre à fond les ballons avec le gigantesque « Sinner » : mené sur un tempo largement plus rapide que les morceaux passés, « Sinner » marque tranquillement les débuts de l’ère du heavy / speed metal, dont JUDAS PRIEST sera largement l’inspirateur avec MOTORHEAD. « Sinner » possède un riff subtil, et un refrain entêtant martelé aux fûts. Différents passages se suivent et s’enchaînent comme du petit lait pour former un morceau d’une seule unité mais à multiples facettes. Les guitares explosent et le solo de Tipton calqué sur la rythmique des autres est absolument ébouriffant pour l’époque. Quant à Rob Halford, sa voix est non seulement juste mais elle se calque efficacement sur les passages musicaux. Deuxième surprise, on retrouve la reprise du « Diamonds & Rust » (Joan Baez) qui figurait déjà sur Rock Rolla en bonus et dont l’interprétation est ici plus carrée, plus adaptée à la direction du groupe. Plus metal quoi. S’ensuit le martial « Starbreaker », bien carré comme il faut et au refrain mémorable à la fois de par sa simplicité et aussi grâce à un riff en béton qui porte le sceau de Priest. Quand on connaît la suite discographique de Priest, on ne peut que se dire en entendant « Starbreaker » que le combo a désormais trouvé la formule qui tue et qu’il exploitera dans les années à venir, influençant ainsi nombre de combos, notamment ceux de la N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal) 2 ans plus tard, ou encore les groupes de heavy/power metal allemands des années 80/90. « Last Rose Of Summer » est le premier moment d’accalmie du disque, morceau qui possède des réminiscences de la première époque. C’est le titre un peu faible du disque car malgré une jolie mélodie et la voix d’Halford qui se fait caressante, le refrain est un peu trop redondant. Disons que contrairement à un « Beyond The Realms Of Death », « Last Rose Of Summer » est une ballade plus pop que foncièrement metal.

« Let Us Prey » est un instrumental majestueux qui introduit en une bonne minute le morceau suivant, « Call For The Priest ». Celui-ci bien que ne faisant pas partie des classiques du groupes est néanmoins d’importance car il s’agit réellement du premier titre « pur speed » de JUDAS, le préfigurant les futurs « Exciter », « Rapid Fire » ou « Screaming For Vengeance ». Le riff de ce titre est efficace et vous glisse entre les doigts comme une anguille, la batterie est par moment limite double et la basse ronronne en fond. A noter les guitaristes qui se lâchent carrément au milieu du morceau, c’est tout bonnement excellent ! « Raw Deal » démarre sur un riff d’introduction carré typique qui débouche sur une partie plus puissante et mid-tempo groovy pas déplaisant. Un espèce de groove qu’on pourra retrouver par exemple 15 ans plus tard dans la musique power metal d’un certain PANTERA ou chez les groupes stoner. A noter l’accélération du tempo menée de main de maître dans la deuxième partie qui est très entraînante. La fin est apocalyptique pour l’époque. « Here Comes The Tears » est la deuxième ballade du disque. Le début est acidulé et romantique, puis après un passage à la guitare acoustique, l’ambiance est carrément mélancolique. Un passage puissant déboule ensuite : le contraste entre le passage doux et la partie puissante est saisissant et illustre encore les capacités vocales extraordinaire d’Halford qui se révèle définitivement sur ce disque comme l’une des nouvelles voix montantes du heavy metal. Une explosion digne de la guerre nucléaire termine ce titre plutôt poignant et on arrive au dernier moment du disque, et non des moindres. « Dissident Agressor » illustre ici le JUDAS PRIEST sombre, lourd et inquiétant, avec un riff tranchant et joué plutôt grave sur le couplet, et un refrain entraînant. Tout est ici question de puissance. Un riff terrible qui sera une grande source d’inspiration, ce n’est pas pour rien que « Dissident Agressor » sera repris près de 10 ans plus tard par SLAYER sur South Of Heaven.

Même si l’heure n’est pas encore au cuirs et aux clous, Sin After Sin marque musicalement l’entrée de JUDAS PRIEST dans un giron purement heavy metal. Il introduit une série d’albums légendaires, à commencer par Stained Class et Killing Machine où les anglais trouveront véritablement leur identité musicale. Sin After Sin frise la perfection et reste un album majeur dans la discographie du Priest, comme dans toute discothèque de heavy metal qui se respecte.

A noter la présence sur le remaster de 2001 de l’inédit efficace « Race With The Devil », titre enthousiaste au riff chantant et rock’n roll, et à la trame un peu folklorique. On y trouve aussi une version live de « Jawbreaker » - dont la version studio se trouve sur l’album Defenders Of The Faith (1984).

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   (7 chroniques)



- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Simon Phillips (batterie)


1. Sinner
2. Diamonds And Rust
3. Starbreaker
4. Last Rose Of Summer
5. Let Us Prey
6. Call For The Priest
7. Raw Deal
8. Here Comes The Tears
9. Dissident Aggressor



             



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