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HEAVY METAL  |  LIVE

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JUDAS PRIEST - Unleashed In The East (1979)
Par POWERSYLV le 5 Octobre 2005          Consultée 12843 fois

En 1979, JUDAS PRIEST fait déjà figure de référence en matière de heavy/speed metal anglais. Ces 3 dernières années très prolifiques ont permis au groupe de sortir des disques dont l'inspiration sera déterminante sur les groupes des années 80 (voire plus), qu'ils soient heavy, thrash ou plus extrêmes. Avec quelques autres pointures de Sa Gracieuse Majesté (UFO, MOTORHEAD), JUDAS est à l'époque non seulement le groupe de transition entre les premiers dinosaures hard-rock et les tous jeunes groupes du début des années 80, mais aussi l'un des archétypes du heavy metal moderne. Tant de succès et de superlatifs méritaient bien un album en concert.

Comme l'ont fait leurs aieux de DEEP PURPLE sept ans plus tôt et comme le feront encore beaucoup de groupes, ce live est enregistré au Japon. Le Pays Du Soleil Levant a toujours été réputé pour avoir des fans de rock déchaînés et fidèles, et il faut rappeler qu'un guitariste comme Ritchie Blackmore (ex-DEEP PURPLE, RAINBOW) est considéré comme un demi-dieu (pourquoi demi !?). La photo qui sert de pochette définit bien la folie qui devait régner pendant les concerts du nouveau Prêtre du Heavy Metal, avec les musiciens sur scène qui semblent en transe (particulièrement K.K. Downing et Rob Halford). Un disque live qui tombe à point nommé : 1979 est effectivement l'année du début d'un renouveau heavy metal. Après 3 ans de punk-mania, cheveux longs, décibels et technique reprennent du poil de la bête.

Disons d'entrée les choses comme elles sont : "Unleashed In The East" est un des plus grands lives heavy metal de tous les temps. Les titres du premier album Rocka Rolla répondant absents car pas forcément représentatifs de ce que PRIEST était devenu, il comporte moults classiques des 4 albums suivants (et encore, il en manque !) dans le feu du concert : les interprétations ici sont carrément dantesques ! L’impact des chansons est décuplé ici par rapport à leurs versions studio qui étaient déjà pas mal. Cette remarque est surtout flagrante pour les extraits issus de "Sad Wings Of Destiny" ("The Ripper", "Victim Of Changes", "Genocide" ...) joués de manière surpuissante, mais également pour les titres de "Sin After Sin", "Stained Class" et "Killing Machine". Énergiques, efficaces, les bombes s'enchaînent sans transition, à part peut-être quelques brèves présentations des titres par Rob ou quelques "Thank You" reconnaissants.

Déjà, démarrer sur un "Exciter" à 200 à l'heure ... hmmmm, quel délice. Et je ne vous parle pas de cette terrible version de "Sinner" absolument démente avec cette intro de K.K.Downing et sa guitare magique. Le son est très bon, il suffit de fermer les yeux pour s'imaginer en plein coeur du concert : aussi que certains titres aient été retouchés en studio, passez-moi l’expression mais je m’en bats les steaks :). "Running Wild" est absolument dévastateur et "The Ripper" est tout simplement transfiguré dans le feu et l’acier de la scène. Les 2 reprises à la sauce Priestienne "The Green Manalishi" et "Diamonds And Rust" calment un peu le jeu avec leur tempo plus modéré, mais n’en restent pas pour le moins des bijoux. PRIEST a d’ailleurs compris une chose à l’époque : le heavy metal peut être tout aussi redoutable sans forcément donner dans le speed à outrance. Même si le quintet sera l’un des premiers représentants de cette tendance (avec MOTöRHEAD dans un style plus couillu).

Trois titres de "Sad Wings Of Destiny" achèvent la galette de façon magistrale dans des versions cataclysmiques : l’épique "Victim Of Changes" est tout bonnement rutillant (surtout la reprise après le passage calme, où le cri de Rob fait froid dans le dos), "Genocide" chanson un peu poussive dans sa version studio est sûrement celle qui tranche le plus par rapport à sa version originale, et "Tyrant" s’est pris une bonne décharge de poudre à canon (on s’en prend pas mal au passage d’ailleurs) et lors de la reprise du refrain, la clameur du public donne des frissons. On se rend compte alors que le live est déjà fini. Heureusement c’est là qu’arrivent les fameux inédits sur le remaster de 2001, disque qui permet de réhabiliter certaines pièces de choix et donner une large plus-value à un live dont la version originale était déjà exceptionnelle. Le pourtant indispensable "Hell Bent For Leather" (moment de bravoure sans pareille en concert) est ici légitimement présent. Ah, Rob et sa moto ! On retrouve le mésestimé "Starbreaker" au refrain conquérant, "Delivering The Gods" et son riff entêtant ainsi que le plus dispensable "Rock Forever".

Premier live de la fructueuse carrière du PRIEST, "Unleashed In The East" se révèle un disque fougueux par les terribles versions live qu’il présente. Il s’avère aussi plus attachant que ses pourtant très bons successeurs quand on se remémore ce qu’il incarne et l’époque à laquelle il a été enregistré. La N.W.O.B.H.M. est alors sur le point d’exploser à un niveau international avec de jeunes loups nommés IRON MAIDEN, SAXON ou DEF LEPPARD … et plus rien ne sera désormais comme avant. JUDAS PRIEST alors considéré comme l’un des parrains de cette meute devra continuer à s’affirmer avec audace pour rivaliser avec ces nouveaux challengers. Le défi sera relevé haut la main en 1980 avec un nouvel album studio qui entrera lui aussi dans la légende.

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   (7 chroniques)



- Rob Halford (chant)
- K.k Downing (guitare)
- Glenn Tipton (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Les Binks (batterie)


1. Exciter
2. Running Wild
3. Sinner
4. The Ripper
5. The Green Manalishi
6. Diamonds And Rust
7. Victim Of Changes
8. Genocide
9. Tyrant



             



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