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HEAVY METAL  |  STUDIO

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SAXON - Rock The Nations (1986)
Par DAVID le 5 Février 2006          Consultée 7875 fois

Après un Innocence is no excuse qui a choqué beaucoup de fans à cause de son contenu trop soft, Saxon a essayé d'opérer un retour aux sources avec un Rock the nations moins tape-à-l'oeil. Rien qu'avec la pochette, très réussie et typiquement heavy metal, dans le même style que celle de Thunder and Lightning de Thin Lizzy, on voit bien que Saxon cherche à faire oublier l'épisode Innocence. Trop tard, le virage américain est déjà en marche et Saxon a bien du mal à revenir en arrière. À mi-chemin entre Power and the glory et Innocence is no excuse, avec une grosse production mettant surtout en valeur la batterie, les guitares par contre manquent toujours d'un peu de mordant, pas assez heavy et trop américanisées sans doute, comme sur Crusader.

Rock the nations marque aussi l'arrivée d'un nouveau bassiste, Paul Johnson, qui ne fera pas long feu dans le groupe. La présence d'Elton John sur deux morceaux avait fait scandale à l'époque, les claviers étaient censés représenter la bête noire du metal. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il ait influencé la couleur du disque, il apporte juste un plus, il n'y avait vraiment pas de quoi s'alarmer. Northern Lady est très mélodique avec l'intro au piano, mais ça n'en fait pas une ballade pour autant. Party til you puke est juste un délire rock 'n' roll, dans le genre A little bit of what you fancy, en pire. Ca sonne plus comme un boeuf en studio, enregistré avec deux verres dans le nez, qu'à un véritable morceau travaillé. Tout le monde a l'air à l'aise et décontracté dessus, seul le batteur cogne comme un sourd avec sa frappe metallique, ce qui étouffe le son des autres musiciens qui, eux, jouent tranquillement.

Voilà pour ces 2 morceaux avec Elton John, un peu à part du reste de l'album. Dès l'intro de Rock the nations, on dirait que les guitaristes de Saxon essayent de jouer vite. L'heure est à la virtuosité en Amérique, avec des shredders blondinets de partout et les solos de Saxon s'inscrivent un peu dans cette tendance, mais en vain. Disons que le seul virtuose dans le groupe, c'est Nigel Glockler, les autres ont juste à balancer deux riffs par morceau, on ne leur en demande pas plus. Saxon semble perdu le cul entre deux chaises, avec d'un côté les titres heavy et costauds (Battle Cry, We came here to rock, Running Hot) et de l'autre des résidus de la période Innocence is no excuse (Waiting for the night, Northern Lady). A première vue, la déception est grande, rien ne ressort véritablement du lot. Même la version studio de Rock the nations est assez poussive, ce titre est bien plus efficace en live. Et finalement, à force, on finit par apprécier, la paire Oliver/Quinn est toujours capable de livrer quelques bons riffs (Empty Promises).

Et quand on y repense, Innocence is no excuse souffrait déjà aussi d'un peu de remplissage. Mais il y avait d'excellents titres pour compenser. Le problème sur Rock the nations, c'est qu'il n'y a aucun titre marquant, aucun classique en somme. Rien de mauvais non plus, hormis l'insupportable américaniaiserie Waiting for the night. Un disque qu'on ne réécoutera pas souvent en tout cas, le moins bon de Saxon dans les années 80. Il ne contribuera pas non plus à redorer leur blason, malgré des prestations live irréprochables. Et commercialement, Saxon ne retrouvera plus le succès de son âge d'or : trop heavy pour l'Amérique et trop américanisé pour l'Europe, sans oublier que la concurrence est sans pitié, avec de biens meilleurs albums metal sortis la même année. Mais faut relativiser quand même, ils feront pire après : le heavy de seconde zone des Forever Free, Metalhead et Lionheart ne vaut guère mieux.

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   DAVID

 
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- Biff Byford (chant)
- Graham Oliver (guitare)
- Paul Quinn (guitare)
- Nigel Glockler (batterie)
- Paul Johnson (basse)


1. Rock The Nations
2. Battle Cry
3. Waiting For The Night
4. We Came Here To Rock
5. You Ain't No Angel
6. Running Hot
7. Party Til You Puke
8. Empty Promises
9. Northern Lady



             



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