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PRETTY MAIDS - Planet Panic (2002)
Par DARK BEAGLE le 14 Avril 2021          Consultée 2263 fois

Deux ans après un "Carpe Diem" un peu déséquilibré, PRETTY MAIDS revient avec "Planet Panic", un nouvel opus à la pochette qui tranche avec les précédentes. Terminé les illustrations un peu naïves et colorées, ici la teneur se veut plus guerrière avec cette image qui n’est pas sans rappeler la célèbre photographie prise sur Iwo Jima en 1945 et qui aura souvent été détournée (rien que par SAVATAGE pour le très moyen "Fight For The Rock"). Mais ici le drapeau américain aura été remplacé par un autre reprenant le logo de la formation danoise.

Donc cela laisse présager une approche plus Heavy et effectivement, PRETTY MAIDS sert ici quelques-uns de ses riffs les plus durs et des rythmiques plus plombées que d’habitude. C’est comme si les musiciens avaient réécouté "Carpe Diem" et en étaient arrivés à la conclusion qu’ils étaient meilleurs dans ce style. Mais ils veulent également se donner une espèce de modernité, ils appréhendent les claviers (assurés par Alan Owen encore une fois) de façon plus inédite et vont tester quelques effets pour le moins étrange.

À ce titre, le premier morceau, "Virtual Brutality" est une tentative d’allier le meilleur des deux mondes. Le chant de Ronnie Atkins est un peu trafiqué pour qu’il ait une espèce de résonnance, les claviers produisent des sons plus synthétiques pour donner un côté « cybernétique » qui colle avec le thème de la chanson. Cependant le résultat n’est pas forcément probant et ne serait l’aspect plus mélodique du refrain, cela pourrait devenir rapidement pénible même s’il faut bien convenir que Atkins est bien en voix, certaines lignes vocales font mouche instantanément.

Par la suite, le groupe va proposer des choses bien plus classiques, comme "Playing God" pour la facette la plus rentre-dedans et "He Who Never Lived" pour la branche plus mélodique même si là encore, on peut être surpris par l’aridité de la guitare et la puissance de la rythmique. Pour une fois, PRETTY MAIDS propose un album moins versatile, moins léger, on reste souvent dans le dur et cela, étrangement, devient un brin étouffant. Il faut dire que l’ensemble est plombé par certains mid tempos et par quelques-unes des ballades les plus insipides du groupe.

Prenons "Natural High" par exemple. Les couplets, c’est du TOTO dans ce qu’il a plus gavant. Oh oui, je vois déjà Jeff se radiner avec une badine en hurlant que TOTO c’est bien et tout et tout, mais moi, je ne peux pas. Trop Pop, trop mièvre, trop maniéré, je lâche l’affaire au bout de cinq minutes. La basse bien en avant tout ça, tout ça. Puis pour le refrain, nous croisons la route de FOREIGNER qui aurait embauché Bryan Adams pour la composition, avec des paroles tellement fleur bleue que ça en devient gênant. La ballade finale n’est guère plus rassurante. Vous trouvez déjà "Eye Of The Storm" sirupeuse" ? Fuyez ces deux titres !

Et là, ça gave, parce qu’il y a des pépites sur ce disque, à commencer par "Worthless" qui est une bombe de Heavy Metal agressif, avec une prestation énorme de Ronnie Atkins, qui prouve encore une fois qu’il est l’un des meilleurs chanteurs de sa génération encore en activité. "Worthless", c’est la suite logique de "Until It Dies" de l’album précédent, avec des passages calmes qui servent de tremplin à un déchaînement qui décrasse bien les conduits auditifs. Mais les quelques hauts de cet album, pour être vraiment franc, ne sont que rarement suivis, le disque est hargneux mais tape un peu dans le vide. Il n’est pas franchement étonnant que le groupe ne suive pas cette voie sur "Wake Up To The Real World".

De fait, plus qu’un album, "Planet Panic" ressemble à une espèce de compilation où l’on saute continuellement du coq à l’âne, agencé pour que cela suive une trame à peu près classique pour du PRETTY MAIDS (du Heavy, du Heavy, du plus cool, de la ballade, un pain dans la tronche venu d’on ne sait où…) mais qui ne semblent pas avoir de liens entre eux qui ne suivent pas la même ligne de conduite, ce que l’on n’avait pas sur les opus précédents. "Sin-Decade", "Scream", "Spooked"… Tous semblaient plus homogènes, plus réfléchis, plus construits.

On peut retourner le problème dans tous les sens, la solution ne paraîtra pas beaucoup plus simple : "Planet Panic" est un album étrange de la part de PRETTY MAIDS, pas tout à fait dans une continuité, ni une ouverture pour une direction future. Un disque un peu à part même s’il reprend beaucoup de recettes bien connues des fans des Danois, mais avec une ligne directrice confuse. "Planet Panic", c’est un disque que j’ai envie d’aimer, mais qui me procure autant de satisfaction que d’ennui, une espèce de paradoxe qui force à zapper pas mal de titres pour se concentrer sur ce qui va du moyen à l’excellent. Et c’est dommage parce qu’il y avait là un sacré potentiel.

Note réelle : 2,5/5.

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   (2 chroniques)



- Ronnie Atkins (chant)
- Ken Hammer (guitare)
- Kenn Jackson (basse)
- Michael Fast (batterie)
- Jan Møller (claviers)


1. Virtual Brutality
2. Playing God
3. He Who Never Lived
4. Face Of My Enemy
5. Not What You Think
6. Natural High
7. Who's Gonna Change
8. Worthless
9. One Way To Rock
10. Enter Forevermore



             



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