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- Membre : Armored Saint, King's X

TRIBE AFTER TRIBE - Enchanted Entrance (2002)
Par DARK BEAGLE le 3 Novembre 2016          Consultée 783 fois

L’aventure THREE FISH s’étant terminé en 1999, Robbi Robb revient à son premier amour, TRIBE AFTER TRIBE. Cinq années se sont écoulées depuis le plaisant "Pearls Before Swine" et il était difficile de prévoir qu’elle serait la teneur de ce nouvel opus. Et pour être entièrement franc, presque tout le monde s’en foutait. Une discographie erratique, difficile à se procurer aura eu raison de nombreux fans potentiels qui ont lâché l’affaire depuis longtemps. C’est donc dans une indifférence quasi générale que va sortir ce "Enchanted Entrance"
.
Encore une fois, le line-up est assez conséquent même si les noms des musiciens ne sont pas des plus connus (exception faîte de l’ARMORED SAINTS Joey Vera). Robbi Robb a cette faculté de fédérer les gens autour de lui, de jouer de la musique avec lui. L’homme est charismatique, un peu fou, passionné. Son histoire n’est déjà pas banale. Paria en Afrique du Sud pour son positionnement contre l’Apartheid, il ne conçoit pas TRIBE AFTER TRIBE sans les apports de musique Zoulou, puis ensuite, par extension, des différentes approches des minorités d’Afrique.

Cela ne se traduit pas immédiatement. "100 000" est un titre brut, direct. C’est bien simple, c’est du Punk, ni plus ni moins. Les vocaux sont agressifs, la musique est à l’avenant. C’est syncopé, vif, rentre-dedans bien comme il faut. Vous avez apprécié vous faire piétiner sans autre forme de procès ? Profitez-en bien, respirez un bon coup la poussière du sol, parce que la suite ne sera plus la même.

Robbi Robb change de ton dès "Loud And Clear". L’album entre littéralement dans une autre dimension. Tout devient plus posé, planant. Le chant devient étrange, éthéré, presque psalmodique. Le son de la basse est énorme, la guitare se veut plus aérienne. Le travail effectué sur les percussions va rapidement porter ses fruits. C’est tout simplement titanesque et cela sera rapidement confirmé sur les autres morceaux. Outre la batterie traditionnelle, les rythmiques tribales vont prendre une ampleur non négligeable, qui va apporter une couleur chaude à l’ensemble.

TRIBE AFTER TRIBE se fait plus lent, il se nimbe à la fois d’obscurité et de lumière. Un yin et un yang qui s’affronte continuellement sans jamais briser cet équilibre fragile. Robbi Robb est comme possédé. Il aura rarement chanté aussi bien, même si on peut lui reprocher de ne pas véhiculer autant d’émotions que sur l’opus précédent. Un reproche parmi d’autres car on peut aussi pointer un certain manque de renouvellement à travers ce qui nous est proposé. 100 000 était une décharge électrique, le reste de l’album peut se vivre comme quelque chose de très uniforme. Certainement un peu trop.

Bien sûr, certains passages viennent sonner plus Heavy, quand la guitare se fait plus grondante ("Eloise"), d’autres s’avèrent séduisants avec leurs continuité qui peut être valorisante quand elle est bien amenée (comme le mariage réussi entre "Drowning Pieces" et "Tabla Rosa"). Globalement, il y a quand même un sentiment d’étouffement qui peut naître de l’écoute de cet album. C’est relativement homogène, certainement trop par moment et on aurait peut-être apprécié plus de relief, plus de variété dans l’interprétation de morceaux.

Il ne manquerait pas grand-chose à "Enchanted Entrance" pourtant pour atteindre le rang de grand album. Il a chez lui quelque chose d’hypnotique qui fait qu’on y revient de temps en temps, avec plaisir et surtout avec une certaine curiosité, comme si TRIBE AFTER TRIBE n’avait pas tout dit de manière frontale, qu’il laissait planer un certain mystère sur cet opus. Il dégage quelque chose de mystique, quasi shamanique. Ou comment transformer des défauts en qualité, finalement.

"Enchanted Entrance" est donc un disque étrange, dont l’entame n’a en définitive pas d’impact sur la suite, avec un changement de style déstabilisant. La force de l’album ne réside pas forcément dans ce twist ingénieux, mais il y contribue. En brouillant les pistes et nous plaçant dans cet univers aérien et ésotérique, Robbi Robb nous offre un voyage, transcendantal bien sûr. Rien n’est facile ici, et finalement, le disque porte très bien son nom. Prenez la lanterne et suivez le guide, le voyage n’a vraiment rien d’évident.

Note réelle : 3,5/5 monté à 4 parce qu’étrange, planant et unique.

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   DARK BEAGLE

 
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- Robbi Robb (chant, guitare)
- Eric Ryan (guitare)
- Mike Hansen (batterie)
- Mark Fuller (batterie)
- Patric Oliver (percussions)
- Stu. Grant (batterie, samples)
- Joey Vera (basse)
- Billy Tsounis (guitare)
- Craig Else (guitare)


1. 100 000
2. Loud And Clear
3. Island
4. Tunguska
5. Eloise
6. Merry Round Ago
7. Drowning Pieces
8. Tabla Rosa
9. Burn
10. War Sheik



             



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