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X JAPAN - Jealousy (1991)
Par JEFF KANJI le 19 Février 2014          Consultée 2317 fois

« We are X! ». Voilà ce qu’on peut écouter dans les moindres recoins du Japon après la sortie du fracassant "Blue Blood" ainsi que pendant la tournée à guichets fermés qui suit. Cependant une première sonnette d’alarme est tirée : Yoshiki s’effondre le 22 novembre 1990 terrassé par une hernie discale aggravée par la fatigue. La tournée s’interrompt donc brusquement mais dès le surlendemain, les membres de l’EKKUSU décollent pour Los Angeles pour enregistrer le successeur de "Blue Blood".

Les sessions ne sont pas de tout repos et au cours de l’enregistrement de "Stab Me In The Back", titre datant de quelques années et sorti initialement comme cadeau avec le deuxième pressage de "Vanishing Vision" (1988), que le groupe souhaite faire paraître sur son nouvel opus faute d’avoir pu l’inclure à "Blue Blood", Yoshiki s’effondre une nouvelle fois. Il parvient à terminer le morceau mais doit se résoudre à ne pas enregistrer les autres chansons rapides de l’album. "Jealousy" sera de toute manière le dernier opus à intégrer des morceaux de la période underground du groupe (les deux précédents avaient récupéré "X", "Sadistic Desire" ou encore "I’ll Kill You").

Finalement, X parvient à sortir son troisième opus dans les temps le 1er juillet 1991. En Europe et aux USA on n’y prêtera absolument pas attention, ce début juillet voyant également la sortie de l’éponyme de METALLICA (le "Mental Vortex" de CORONER subira d'ailleurs la même injustice).
"Jealousy" est l’album le plus vendu à ce jour d’X JAPAN qui allongera son patronyme (X) un an plus tard. Avec plus de 600 000 exemplaires, il surpasse son prédécesseur et reste classé pendant près d’un an dans les charts.

Il faut dire que le premier groupe Visual Kei de l’Histoire a mis toutes les chances de son côté. Avec une production plus équilibrée ("Blue Blood" donnait vraiment la part belle à la batterie), et une tracklist qui sait à la fois varier et corriger les écueils de l'opus précédent, "Jealousy" propose l’album le plus réussi d’X JAPAN.
Si on écoute "Dahlia", on se rend compte de la position entre-deux de "Jealousy" qui combine à la fois l’aspect brut du Speed Metal cher au groupe ("Silent Jealousy", "Stab Me In The Back") à des sonorités plus Rock et Heavy qui lui conviennent à merveille ("Desperate Angel", "Joker"). De plus les ballades se font réussies et succèdent à "Endless Rain" sans coup férir, en particulier "Say Anything". "Voiceless Screaming" est pourtant touchante de par son dépouillement instrumental (que le groupe poussera encore plus loin avec "Forever Love" et ne doit pas être négligée. On a même un petit frère de "Week End" avec l’excellent "Miscast" peut-être même encore plus réussi que son aîné.

Les deux seules bizarreries que nous propose Yoshiki sont cette introduction au piano brutalement interrompue en son milieu avant que la splendide mélodie de "Silent Jealousy" ne prenne le relais et ce "Love Replica" où hide s’amuse comme un petit fou sur cette tourne de boîte à rythme sur laquelle une voix en français vient s’exprimer en fond. Toujours ces fameuses narrations chères à Yoshiki. Habilement réparties, ces deux curiosités deviennent des respirations. Comme quoi, il suffit parfois de pas grand-chose.
Parfaitement équilibré par toutes les facettes de X, une interprétation excellente et diversifiée (ce très bel instrumental délivré par Pata que j’allais oublier) que l’on retrouve jusque dans les paroles qui mélangent allègrement anglais et japonais au sein de même chansons ("Joker"), d’une richesse supérieure à "Blue Blood", surtout du point de vue des arrangements et si l’on peut avoir la sensation que les orchestrations ont reculé, il suffit de se repaître de la sublime introduction de "Say Anything" qui affiche les progrès dans ce domaine, tant on accède à une autre dimension que "Kurenai" par exemple.

"Jealousy" est un album à la fois plus soft et maîtrisé qui tire une vraie force de son statut d’album-charnière dans la carrière du groupe qui remplira pour la première fois (mais pas la dernière) le Tokyo Dome pour trois dates consécutives qui seront les derniers concerts de Taiji, terminant le Violence In Jealousy Tour dans le gigantisme qui sera désormais celui d’X JAPAN, le groupe signant un contrat international avec Atlantic Records et devant changer son nom en X JAPAN à cause d’un groupe de Punk américain portant déjà le nom X. Le groupe en profitera pour officialiser l’arrivée de Heath en remplacement de Taiji et s’atteler à l’achèvement du projet "Art Of Life".

L’album incontournable d’un X aux horizons élargis avec son prédécesseur plus Metal.

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   JEFF KANJI

 
   CONCERTO MOON

 
   (2 chroniques)



- Yoshiki (batterie, piano, claviers)
- Toshi (chant)
- Hide (guitare)
- Pata (guitare)
- Taiji (basse)


1. Es Dur のピアノ線
2. Silent Jealousy
3. Miscast
4. Desperate Angel
5. White Wind From Mr Martin
6. Voiceless Screaming ~Pata's Nap~
7. Stab Me In The Back
8. Love Replica
9. Joker
10. Say Anything



             



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