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X JAPAN - On The Verge Of Destruction (1993)
Par JEFF KANJI le 23 Novembre 2020          Consultée 227 fois

Documenter la période "Jealousy" est sans doute a priori le plus délicat et intéressant dans l'évolution de X. Et c'est particulièrement vrai, car après avoir passé une bonne partie de 1992 entre le studio et le live (le groupe compose déjà pour la suite, et peaufine inlassablement "Art Of Life" sous la férule de Yoshiki, le groupe connaît un deuxième revers après le revirement artistique imposé par les hernies et malaises de Yoshiki. La popularité grandissante de X, matérialisée par la signature chez Sony crée des problèmes au sein du groupe, et Yoshiki commence à toucher de plus en plus par rapport à ses camarades. Taiji n'a pas peur de l'affronter, et il lui est demandé de quitter expressément le groupe, ce qu'il fait dès janvier 1992. Cette version, bien plus crédible que celle longtemps portée par X JAPAN des sempiternelles "divergences musicales", c'est celle que Taiji a révélé dans son autobiographie. Le documentaire "We Are X" n'a par ailleurs pas permis de tirer un mot de plus de la part de Yoshiki.

Néanmoins avec Taiji, c'est une part de X qui va s'enfuir, lui l'auteur de "Desperate Angel" ou encore "Voiceless Screaming". Loin de se démonter, il va auditionner avec succès pour LOUDNESS avec qui il commencera à jouer quelques mois plus tard. Il a toujours voulu conquérir le monde avec sa musique, le leader de la scène Heavy japonaise lui en offre la possibilité. En attendant, l'art du mystère et de la dramaturgie va monter d'un cran pour X JAPAN qui va mettre en scène ce départ et surfer sur l’événement que cela peut créer, notamment chez les fans, attachés au populaire quatre-cordiste qui officie au sein du gang de Chiba depuis fin 1986.

Ainsi deux concerts sont programmés à l'immense Tokyo Dome les 6 et 7 janvier 1992. Si les tickets du show de 1989 au Koukaidou de Shibuya s'étaient vendus en moins de deux heures des mois à l'avance, on parlait d'une salle équivalente à peu près à notre Transbordeur à Lyon ou disons l'Élysée Montmartre. Là on parle de 45-50 000 personnes ! Il faut savoir qu'au Japon les artistes qui le remplissent s'appellent Mariah CAREY, Michael JACKSON (qui totalise vingt-et-un concerts dans l'arène, record absolu)… Donc c'est peu dire que l’événement est d'ampleur, la date du 7 sera le dernier concert de Taiji au sein d'X JAPAN.

Et c'est intéressant d'ailleurs, car sur ce Live on sent que le groupe sous la forme hide/Toshi/Pata/Taiji/Yoshiki n'a jamais été aussi performant, mais aussi qu'une forme de grandiloquence se met en place, pour coller à l'ampleur du spectacle. Et là, force est de constater que beaucoup de chemin a été fait en deux ans, mais que le groupe ne dispose pas encore des cartouches nécessaires pour tenir en haleine son public trois heures sans problème.

Il y a des effets pyrotechniques (Yoshiki avec son pied de cymbale pour terminer son solo de batterie, ou encore la pseudo explosion à la fin de "Orgasm"), mécaniques (la plateforme de batterie qui s'élève et avance dans le public façon Tommy Lee, les déplacements de hide pendant son "solo"). Et chacun doit effectue un véritable sprint dès qu'il veut arpenter la large ouverture de la scène et ses coursives. À cet égard il convient de parler de la prestation absolument époustouflante de Toshi, qui n'est jamais pris en défaut alors qu'il court comme un dingo (y compris après Yoshiki quand ils courent comme des gamins l'un après l'autre pour s'asperger de flotte, pendant "Orgasm"). Il y a toujours ces moments où la musique est davantage un prétexte à communier avec le public ("Orgasm" justement et bien sûr "Endless Rain" qui n'avait pas encore ce statut d'hymne indéboulonnable). Et puis c'est l'arrivée sur scène du grand piano à queue transparent, dont Yoshiki va faire plus que bon usage, même si pour le moment cela se limite essentiellement à deux moments du concert.

Il est frustrant de ne rien comprendre aux invectives et échanges de Toshi avec le public, car il prend bien le temps de lui parler, même si les images permettent de trahir certaines intentions, comme avant de commencer "Kurenai" ou "Endless Rain" où même Taiji est ému. Sans ça, hide est un véritable showman, et si Pata a délaissé son look iroquois pour un scénique beaucoup plus sobre, il envoie sacrément le pâté, et ne parlons pas de hide avec ses cheveux et rajouts improbables, son maquillage poussé et son jeu de guitare là aussi d'une précision chirurgicale. Le seul qui agace en réalité… ben ce serait presque Yoshiki, car même si son solo de batterie semble découpé en mouvements, il est juste I-N-T-E-R-M-I-N-A-B-L-E ! Et il y aura aussi un solo de piano. Sans parler de ses déambulations sur scène en mode je détruits tout ce qui me passe sous la main tout en surjouant l'épuisement.

Mais malgré tout on sent que le groupe cherche à créer des moments sans y parvenir. Il y a bien cette intimité réussie sur "Voiceless Screaming", où Taiji se saisit de la guitare principale, en trio avec Pata et Toshi. Il faut en profiter, car ce moment rare permet de capter un instant sans hide (on ne le savait pas, mais on devrait s'y habituer quelques années plus tard) et sans Yoshiki, ce qui arrivera de moins en moins, devant la mégalomanie dévorante de son leader. Mais il manque des compositions comme "Rusty Nail", "Tears" ou "Art Of Life" ou "Crucify My Love" pour varier les plaisirs et équilibrer le set.

Ainsi, si les VRAIS titres sont tous jouissifs et démontrent l'envieuse créativité des Japonais, avec notamment un début de concert canon avec "Silent Jealousy" (dépouillé de son intro), "Sadistic Desire" et "Desperate Angel", le concert (plus de trois heures quand même !) est inutilement long, la faute en grande partie à des solos, qui en sus de presque tous se suivent, sont d'un intérêt musical plus que discutable (hormis celui de piano, même si Yoshiki ne peut s'empêcher de le maltraiter déjà). Mais il est évident que de regarder le concert plutôt que d'écouter sa version audio (qui n'était pas encore sortie à ce moment-là, il faudrait attendre 1995) est nettement plus divertissant, notamment pour "Orgasm" et ses dix-huit minutes ou encore le passage solo de hide, qui, malgré tout, fait de ce passage oublié du concert Rock un moment tout à fait personnel et particulier entre boucleur, effets vocaux, et pads électroniques, le tout mis en scène avec force acrobaties, ballon géant et infirmiers qui viennent lui enfiler la camisole. Comme il y a eu le solo de batterie avant, c'est un peu long, mais clairement ça vaut le détour.

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   JEFF KANJI

 
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- Toshi (chant)
- Hide (guitare, chœurs)
- Pata (guitare, chœurs)
- Taiji (basse, chœurs, guitare acoustique sur 8)
- Yoshiki (batterie, piano)


1. Prologue (~ World Anthem)
2. Silent Jealousy
3. Sadistic Desire
4. Desperate Angel
5. Standing Sex
6. Drum Solo
7. Guitar Solo
8. Voiceless Screaming
9. Piano Solo ~ Swan Lake
10. Es Piano String In Es Dur のピア
11. Unfinished
12. Celebration
13. オルガスム(orgasm)
14. 紅(kurenai)
15. Joker
16. X
17. Endless Rain



             



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