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SPEED METAL  |  SINGLE

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X JAPAN - オルガスム (1986)
Par JEFF KANJI le 22 Août 2013          Consultée 1918 fois

"I’ll Kill You" a du décourager les derniers labels de signer X. Il faut dire qu’avec cette première sortie discographique, les jeunes membres de X (Toshi et Yoshiki ont dix-neuf ans en juin 1985) ont laissé un champ de ruines derrière eux. Avec une sauvagerie hors du commun qui ne masque pas pour autant des qualités d’écriture certaines, "I’ll Kill You" a fait remarquer nos Japonais. La face B "Break The Darkness", clairement un morceau plutôt faible, paraîtra sur la compilation "Heavy Metal Force III", réduisant les efforts de nos jeunes loups qui bénéficient en contrepartie d'une réputation grandissante dans l'underground.

Se heurtant au refus des labels et pourtant déjà suivi par une fan-base dont les rangs ne cessent de grossir, la bande à Yoshiki va opter pour le « do it yourself ». La mère du batteur, après avoir revendu l’entreprise familiale, offre à son fiston les moyens de monter sa propre structure - Extasy Records - qui par la suite révèlera LUNA SEA.
Voyant sa carrière ne pas avancer, les trois cordistes de la bande se barrent et Jun entre en scène. À lui seul il va insuffler une nouvelle énergie et une qualité de jeu plus optimale. La première sortie du label sera un nouveau single de X intitulé "オルガスム" ("Orgasm") que le groupe édite sous le nom エックス. Et inutile de vous dire que X a fait un grand bond en avant !

Sur les trois titres de cette galette, deux resteront dans les setlists live du groupe pour la décennie à venir et "X" deviendra même un des plus grands hymnes du groupe. Grâce à l’apport de Jun, X a gagné en technicité et ses soli sur le vertigineux "Orgasm" commencent à s’approcher de ce que le grand public connaîtra de X JAPAN. Toutefois, la seule composition de son crû, "Time Trip Loving" ne restera pas dans les annales, trop générique bien que l’exécution ne puisse être critiquée. D’emblée choquant à cause de son artwork (admirez les looks de ces jeunes metalleux en 1986) et de son contenu, les paroles, en japonais cette fois-ci, parlent ouvertement de sexe d’une manière concrète (il suffit d’écouter l’introduction du premier titre pour comprendre, procédé que réutilisera MANOWAR sur "Pleasure Slave"). Le visuel, qui nous permet toutefois de mettre un visage sur les pseudos des musiciens pour la première fois, est à l’image de l’extrémisme de sa musique. Non content d’augurer une révolution musicale dans son pays, X va devenir l’un des chefs de file du mouvement Visual Kei dont il est l’un des précurseurs.

"Orgasm" est animé d’une passion frénétique qui transpire à travers le martèlement de caisses de Yoshiki dont la batterie jouit d’un traitement bien meilleur que sur le premier single. D’ailleurs la production a fait un sacré progrès et on s’approche des standards de l’époque. La voix de Toshi, toujours puissante et arrachée, passe son temps à vociférer dans les aigus et la langue japonaise lui sied bien mieux de toute évidence. "Orgasm" et "X" seront plus tard réenregistrées pour "Blue Blood", le deuxième album des japonais. Alors que dire de ces versions ? Que ce soit sur ce single ou sur l’album, "Orgasm" conserve une sauvagerie orgasmique justement, tant tout y est enlevé et énergique. Difficile de croire que des groupes jouent à cette vitesse à l’époque. Je crois qu’à part SLAYER et peut-être le MEGADETH de "Killing My Business…", personne ne rue dans les brancards de cette manière. Quant à l’hymne du groupe "X", il est ici présent dans une version plus brute de décoffrage (mais mélodique) que celle que le line-up « classique » du groupe délivrera trois ans plus tard. Le jeu de guitare, déjà fort respectable, sera magnifié et complété (notamment le motif d’introduction en triades que rajoutera hide) et la partie de basse de Taiji sera plus volubile et mélodique. Yoshiki a déjà composé trois tueries en deux singles, ce qui laisse entrevoir le potentiel du jeune homme qui s’affirme également comme l’un des batteurs les plus redoutables du circuit Metal, décochant fills et double grosse caisse avec une puissance et une précision qui forcent le respect.

X commence à faire son trou avec ce single et devient le premier groupe japonais à recueillir une telle popularité tout en étant signé sur un label indé. Mais alors que le groupe aurait du s’atteler à la composition de son premier opus, Jun quitte le groupe…

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   JEFF KANJI

 
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- Toshi (chant)
- Jun (guitare)
- Hikaru (basse)
- Yoshiki (batterie)


1. オルガスム (Orgasm)
2. Time Trip Loving
3. X



             



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