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X JAPAN METAL  |  SINGLE

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X JAPAN - I.v. (2008)
Par JEFF KANJI le 8 Août 2013          Consultée 1716 fois

On ne peut nier que le groupe qu’on connaissait jadis sous le nom de X est devenu, à la fois par sa discographie, ses concerts géants, et les trajectoires personnelles de ses membres, une légende du Metal, cadre dont il a allègrement franchi les limites au cours de sa carrière.

Toshi quitte sa femme (et bientôt la secte dans laquelle elle l’avait embarqué) et recontacte son ami d’enfance Yoshiki (rappelons que ces deux-là sont les fondateurs de X JAPAN). Et après dix années de silence, la bête respire à nouveau. L’opportunité offerte à Yoshiki de composer le générique de fin du quatrième volet de la célèbre franchise « Saw » va permettre à X JAPAN de se relancer.

Sorti sur iTunes (le groupe vit avec son temps), "I.V." dresse un état des lieux. La formation a perdu son génie de guitariste Hide, flamboyant sur scène et réputé pour ses soli mélodiques et véloces. Il fait partie en compagnie d’Akira Takasaki des rares guitar-heros à avoir émergé du pays du soleil levant. Cependant, le groupe, qui ne se remet pas de la disparition du guitariste (on se rappelle encore les notes emplies de larmes de Toshi pendant la cérémonie funéraire, où le groupe interpréta "Forever Love" une dernière fois en hommage à son ami disparu), va continuer de le créditer comme membre. Certaines de ses parties seront d’ailleurs utilisées pour ce nouveau single.
Mais dans les faits, et après de nombreux essais (incluant Wes Borland de LIMP BIZKIT ou encore Richard Fortus des GUNS N’ROSES), c’est Sugizo, guitariste et violoniste dans LUNA SEA, qui va accompagner Pata, ce dernier ressemblant de plus en plus à Jimmy Page à mesure que le temps passe, comme le clip, tourné dans la baie de Tokyo, permet de le constater.

Côté musique, "I.V." revient clairement à des aspirations plus Metal. Le riff principal, très Indus, se veut ancré dans la modernité (NINE INCH NAILS n’est pas loin), et la batterie toujours volubile de Yoshiki groove à mort et enchaîne les roulements de grosse caisse. De quoi faire pâlir Vinnie Paul lui-même. Le chant de Toshi est toujours aussi reconnaissable malgré le filtre utilisé dans les couplets pour « salir » sa voix. Elle retrouve sa clarté et sa brillance dans l’aigu sur le pré-refrain afin de mettre sur orbite un refrain typique de X JAPAN : ultra-mélodique, jouant sur un question-réponse entre les chœurs et le chant principal. On y trouverait presque un côté KYO je dois dire par son approche éthérée et inoffensive (et ses guitares en son clair), de quoi accentuer le contraste que Yoshiki a voulu insuffler à son morceau. Ce qu’aurait déjà pu nous indiquer l’introduction au piano, inquiétante et qui débouche sur la rythmique d’enfer d’introduction. Il est d’ailleurs marrant de constater que l’intro et l’outro du morceau s’enchaînent à merveille, rendant la lecture répétée presque hypnotique.

Au rayon des évolutions, il y a bien sûr ce gros son et ses rythmiques dans le grave, accompagnés par des lignes de guitare lead plus bruitistes qu’à l’accoutumée, typant un peu plus les passages rentre-dedans. Le chant de Toshi est cette fois-ci en anglais, comme le groupe avait déjà commencé à le produire sur "Dahlia", le groupe s’exprimant majoritairement dans sa langue maternelle jusque-là : un texte une nouvelle fois plutôt sombre (comme souvent chez X JAPAN) pour le coup bien adapté au film qu’il dépeint.
On retrouve également tout ce qu’on aime dans l’écriture de Yoshiki à travers le pont, où l’approche symphonique et le piano ont la part belle. Et surtout ce sens mélodique qui lui est propre jamais ne faillit et le titre jouit d’une continuité mélodique qui le rend plutôt accrocheur.

Cette association de tradition et de modernité est un pari gagnant, "I.V." respirant grâce à des enchaînements fluides mais bien contrastés. Si on sent le groupe nourri de son expérience passée, il se remet en question et accepte de vivre avec son temps. Le plus difficile étant de lier les deux. Une alchimie difficile à accomplir, mais quand on a du talent…

Note réelle : 3,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Yoshiki (batterie, piano)
- Pata (guitare)
- Toshi (chant)
- Sugizo (guitare)
- Heath (basse)
- Hide (guitare)


1. I.v.



             



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