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HARD ROCK  |  STUDIO

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1974 Rush
1975 Fly By Night
  Caress Of Steel
1976 2112
  All The World's A Stage
1977 A Farewell To Kings
1978 Hemispheres
1980 Permanent Waves
1981 Moving Pictures
  Exit... Stage Left
1982 Signals
1984 Grace Under Pressure
1985 Power Windows
1987 Hold Your Fire
1989 Presto
1991 Roll The Bones
1993 Counterparts
1996 Test For Echo
2002 Vapor Trails
2004 Feedback
2007 Snakes & Arrows
2012 Headlong Flight
  Clockwork Angels
 

- Style : Dream Theater, Mind's Eye, Queen, Maschine, Styx
 

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RUSH - Rush (1974)
Par DARK BEAGLE le 21 Décembre 2018          Consultée 713 fois

L’histoire de RUSH s’est arrêtée en janvier 2018, quand Alex Lifeson a confirmé que le groupe se séparait. Sans animosité. Juste parce qu’il était inconcevable de poursuivre l’aventure sans Neil Peart, le batteur et parolier, qui souffre d’une tendinite chronique pour assurer une tournée ou même enregistrer sereinement un album alors que le guitariste lui-même est gêné par de l’arthrose. Le groupe sera parti sur un coup d’éclat avec "Clockwork Angels", le moment était bien choisi. Les musiciens n’avaient jamais cherché à remplacer Neil Peart quand ce dernier a fait le tour des USA en moto pour faire le deuil de sa fille et de sa femme. RUSH est un groupe où l’amitié entre ceux qui le composent est tellement forte que s’arrêter est la solution la plus simple. Pourtant, Neil Peart est le seul musicien qui n’évolue pas dans RUSH depuis les débuts.

L’histoire commence en 1968, dans la banlieue de Toronto. De jeunes musiciens forment un groupe qui a pour but de jouer du Rock’N’Roll. Alex Lifeson tient la guitare, John Rutsey manie les baguettes tandis qu’un certain Jeff Jones joue de la basse et chante. Ce dernier est très vite remplacé par Geddy Lee. Le combo vivote quelque peu, mais les liens sont forts et l’ensemble commence vraiment à prendre corps quand le nom de RUSH va être adopté. Le temps s’écoule encore, inéluctablement, les adolescents (ils avaient autour des quinze ans en 1968) ont eu le temps de mûrir et de devenir de jeunes adultes. En 1973, ils enregistrent un premier single, "Not Fade Away", une reprise de Buddy HOLLY, qui n’obtiendra qu’un succès d’estime, ce qui ne les empêche pas de sortir un premier opus éponyme l’année suivante.

Le logo est tout en rondeur, il a un petit côté psychédélique propre aux années 70 et le fond donne une impression qu'il arrive à toute vitesse, faisant une belle corrélation avec le nom du groupe. La musique, en revanche, n’a rien à voir avec ce que l’on connaît du groupe. Ceux qui ont commencé leur découverte des Canadiens avec des disques comme "2112", "Signals" ou "Moving Pictures" risquent fort de ne pas s’y retrouver ici. L’aspect Progressif est complètement inexistant, nous sommes plus face à une rugosité toute Hard Rock, qui tire largement du côté de LED ZEPPELIN. En effet, à l’instar de formations comme HEART, RUSH semble avoir posé les quatre premiers méfaits de la bande à Jimmy Page sur sa table de chevet après les avoir longuement écoutés, jusqu’à en tirer toute la moelle.

Le groupe ne semble pas avoir pris "Houses Of The Holy" en ligne de compte pour ne conserver que la puissance Hard Rock du Dirigeable. Parce que cet éponyme ne brille absolument pas par son originalité. Il en est même cruellement dénué. Seulement, même en 1974, la musique semble déjà un peu dépassée, alors que de nouveaux groupes émergeaient à la même époque et proposaient des choses nouvelles, comme BLUE ÖYSTER CULT ou MONTROSE avec son premier essai apocalyptique aux États-Unis par exemple et RUSH n’avait alors strictement rien de novateur. C’était juste un groupe de jeunes qui jouaient certes très bien, mais qui se contentaient de faire comme ces Anglais qui avaient donné un sacré coup de jeune au Rock en 1969.

Et même au niveau des paroles, il n’y a rien de bien original. Geddy Lee et Alex Lifeson parlent de filles, de Rock, des différentes façons de faire la fête sans trop vraiment se soucier d’avoir une ligne directrice ou d’aborder des sujets plus sérieux, à l’exception de "Working Man", plus intéressante, plus construite, qui permet à la musique de se développer de façon jouissive. Il n’est pas étonnant que ce titre soit considéré comme un classique pour le groupe ; il est d’ailleurs souvent le seul titre issu de ce premier album à être joué en concert, il est celui qui se rattache le plus à ce que sera RUSH par la suite, avec une structure plus complexe, sans pour autant être Progressive.

"Working Man", c’est ce qui permet à ce disque de ne pas être oublié. Pourtant, il y a des choses sympathiques dessus. RUSH délivre un bon Hard Rock teinté de Blues. Il y a donc pas mal de LED ZEPPELIN là-dedans, comme en témoigne "Finding My Way" la mal nommée, en ouverture ! Le titre est bon, mais l’interprétation de Geddy Lee derrière le micro est… Étrange. Il donne l’impression de singer Robert Plant en poussant un peu trop sur les aigus et dans ce combat de canard, nous avons d’un côté Daffy et de l’autre Donald. Alex Lifeson a un touché rapide, même s’il ne semble pas avoir la fluidité d’un Page, mais ses parties solo sont loin d’être anecdotiques. Il est un guitariste souvent sous-estimé, pourtant il ne manque pas de mordant et même plus tard, ses interventions seront toujours très réfléchies.

Les deux autres bonnes surprises de cet album sont le speedé "Need Some Love", expéditif, l’un des morceaux les plus courts et les plus Hard de RUSH, ainsi que "Here Again", une ballade qui sent l’hydrogène dont on se sert pour gonfler les dirigeables à plein nez. Et c’est ça qui est frustrant. Parce qu’on entend clairement que les musiciens en ont en réserve et qu’ils n’exploitent pas tout leur talent, qu’ils ne cherchent pas à se sublimer plus que ça. Qu’ils se mettent en quelque sorte au niveau bateau de leurs paroles, sachant se montrer plus ambitieux quand les textes le deviennent ("Working Man"). Et au final, s’il n’y a rien de déplaisant sur cet éponyme, il n’y a malheureusement pas grand-chose de très consistant à se mettre sous la dent. RUSH, à ce moment, est un groupe banal, qui propose une musique déjà devenue banale.

Et le groupe aurait pu continuer ainsi sur quelques albums encore si le destin n’en avait pas décidé autrement. Peu motivé par les tournées, victime de problèmes de santé, John Rutsey décide de quitter la formation. Après quelques auditions, Neil Peart avec sa dégaine de gentil bûcheron va prendre place derrière les fûts et avec lui, les choses vont beaucoup changer. Mais sa présence va également instaurer une belle amitié, un modèle du genre dans le milieu du Rock. Ce premier opus restera à jamais à part dans la longue discographie des Canadiens. Certains s'en approcheront, surtout dans les suivants, mais aucun n’aura un discours aussi simple, aussi bien dans les paroles que dans les lignes musicales. Pour l’histoire.

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   DARK BEAGLE

 
   THE BLUE OYSTER

 
   (2 chroniques)



- Geedy Lee (basse et chant)
- Alex Lifeson (guitare)
- John Rutsey (batterie)


1. Finding My Way
2. Need Some Love
3. Take A Friend
4. Here Again
5. What You're Doing
6. In The Mood
7. Before And After
8. Working Man



             



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