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RUSH - Snakes & Arrows (2007)
Par DARK BEAGLE le 11 Avril 2018          Consultée 502 fois

L’autre soir, alors que je discutais avec Positron, celui-ci m’a donné la solution qui me manquait pour vous parler de ce "Snakes & Arrows" de RUSH. Quand il n’y a rien à dire sur un album, il n’y a rien à dire. Et il a été rajouté qu’on ne pouvait pas me le reprocher. Donc voilà. Bon, vous avez pu voir qu’il y a quand même un certain nombre de lignes, donc je ne vais pas vous laisser en plan avec une note et quelques phrases balbutiées pour comprendre ce qu’est ou ce que n’est pas cet album. Voilà voilà… Oui, moi aussi je vous aime.

"Snakes & Arrows", c’est un bon petit disque. Encore heureux, vu que l’on parle de RUSH. Certes, les Canadiens ne sont pas toujours irréprochables, malgré une réputation qui leur colle bien à la peau, celle de ne jamais avoir sorti de mauvaises choses. Voilà qui est flatteur. Mais cet opus, c’est un peu comme le cinéma d’auteur français. Il ne se passe pas grand-chose, mais il y a un public pour. Ce n’est pas l’album qui provoque le déclic, qui nous révélera les grandes vérités inconnues au sujet de nos Canadiens préférés.

Déjà, il y a cette pochette étrange, qui nous fait songer au jeu des échelles et serpents, sur fond mystique, comme si on retournait aux origines indiennes de ce jeu. Les serpents représentent le vice, les flèches la vertu (ou comment transformer des moments de jeunesse innocents en trucs ésotériques). Comme souvent avec RUSH, il n’y a pas trop d’indications quant à l’orientation que prendra cet album.

En revanche, on note rapidement que la production est bien meilleure que sur "Vapor Trails", le son est bien moins compressé, tout semble plus fluide et nous nous retrouvons vers quelque chose qui tire vers "Counterparts" dans l’idée. Seulement, et ça nous nous en rendons compte assez vite, RUSH a tout dit dans son effort de 1993. Il y avait l’inspiration, le savoir-faire, un travail d’écriture aux petits oignons, effarant après vingt ans de carrière, comme si l’histoire de RUSH n’était qu’un éternel recommencement.

Mais la machine a fini par se gripper. Les drames personnels de Neil Peart semblent avoir eu raison de l’inspiration, ou tout simplement les musiciens ont eux-mêmes placé la barre trop haut, ils ont touché le Graal et l’ont laissé filer. "Snakes & Arrows", c’est un disque un peu sombre, un peu désabusé, qui se laisse parfois aller au remplissage gratuit (mais inclus dans le prix du disque) à l’image des trois instrumentaux qui n’apportent pas grand-chose, qui n’ont pas la saveur d’instrumentaux passés qui osaient aller loin dans la réflexion autour des mélodies parfois très complexes. Ici, cela ressemble à du mortier destiné à combler les fissures et qui provoquent malgré eux un léger déséquilibre.

Après, il n’y a pas grand-chose de franchement mauvais. Mais il n’y a rien d’éblouissant non plus. Nous sommes avec RUSH, donc il y a toujours cette part de savoir-faire qui n’appartient qu’à eux, né d’une complicité évidente entre les musiciens au fil des ans. RUSH, ce n’est pas un groupe, c’est une histoire d’amitié et cette amitié, nous la retrouvons gravée sur ces sillons et c’est souvent ça qui a sauvé le groupe dans le passé. Même quand ils ne sont pas brillants, ni même quand ils ne sont pas simplement bons, il y a toujours eu cette alchimie qui faisait mouche et qui leur permettait de toucher leurs auditeurs.

Et ce "Snakes & Arrows" présente un joli travail, correct, qui attire plus l’oreille que ce que proposait "Vapor Trails" malgré quelques bonnes idées. Pas de quoi sauter au plafond ni même se relever pour en profiter encore et encore. C’est bien fait, bien travaillé, il y a des relents de "Counterparts" qui fonctionnent bien sur le plan nostalgique même si on est loin de la qualité de ce dernier. Mais comment rivaliser avec ce chef d’œuvre ?

Il n’y a en définitive pas grand-chose à dire autour de ce "Snakes & Arrows", sinon que c’est un (bon) disque de plus pour RUSH, que l’on ressort de temps en temps pour chercher s’il possède une ligne directrice cachée, ou si une révélation nous sera faite. Toujours un peu en vain, toujours sans réel déplaisir, mais toujours avec ce constat terrible, qui fait de ce "Snakes & Arrows" une curiosité : il s’agit là du disque le plus « anodin », le plus « passe partout » de RUSH…

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- Geddy Lee (chant, basse, claviers)
- Alex Lifeson (guitare)
- Neil Peart (batterie)


1. Far Cry
2. Armor And Sword
3. Workin' Them Angels
4. The Larger Bowl
5. Spindrift
6. The Main Moonkey Business (instrumental)
7. The Way The Wind Blows
8. Hope (instrumental)
9. Faithless
10. Bravest Face
11. Good News First
12. Malignant Narcissism (instrumental)
13. We Hold On



             



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