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HARD ROCK  |  STUDIO

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RUSH - Vapor Trails (2002)
Par DARK BEAGLE le 13 Novembre 2017          Consultée 442 fois

"Vapor Trails", c’est l’album de RUSH que l’on adorerait encenser. Les Canadiens reviennent en effet aux affaires six ans après "Test For Echo", leur dernier opus studio. Ils auraient très bien pu ne pas revenir, achever leur carrière sur un disque qui bat le chaud et le froid, une façon un peu injuste vu le parcours de ce groupe talentueux. Mais les drames qui ont bousculé la vie de Neil Peart auraient pu sonner le glas de la formation. Geddy Lee et Alex Lifeson ne se sont pas opposés à la volonté de leur batteur, et parolier, de faire un break pour se retrouver. Saluons la classe des musiciens qui n’ont pas cherché à enregistrer un disque avec quelqu’un d’autre derrière les fûts.

Neil Peart a donc enfourché sa moto et il a parcouru le nord des États-Unis afin de faire son deuil. Pour ceux que ça intéresse, il a tiré un livre de son expérience, "Ghost Rider: Travels On The Healing Road". Il est revenu en 2001 auprès de ses comparses, marié à nouveau en 2000, et prêt à en découdre. Et c’est une très bonne chose pour les fans et même pour la musique en général tant RUSH est un groupe à part, qui ne tire que peu de casseroles (et encore, certaines sont discutables, toutes les périodes ont leurs adorateurs). Mais "Vapor Trails" est un retour raté.

C’est comme si le groupe n’avait pas fait de break et qu’il reprenait là où il s’était arrêté avec "Test For Echo", comme si le temps ne s’était pas écoulé, comme si les drames qui avaient frappé la vie de Peart n’avaient pas eu lieu (là, on verra que ce n’est pas tout à fait vrai). Et le son, qui était déjà compressé sur "Test For Echo", l’est encore plus ici, au point où il coule complètement l’album. "Vapor Trails" est rapidement fatigant à l’écoute, notamment au casque. Et en plus, il n’est pas si inspiré que cela, ce disque.

Pourtant, ça ne démarre pas si mal que ça, cette affaire, avec un "Little Victory" qui déboîte sa mère. Pardon, l’émotion. Non, mais imaginez un instant que notre regretté Lemmy vienne faire un pige à la basse pour une introduction qui ronfle comme un sonneur de cloches. Ce que c’est bon, cette ouverture ! Avec cette petite accalmie qui vient faire le charme de cette chanson dynamique, où Geddy Lee en impose terriblement derrière le micro. Mais il n’est pas le seul ! Neil Peart cogne ses fûts comme un barbare (ayant un sacré sens du rythme quand même !) et Alex Lifeson nous sort des riffs agressifs qu’il sait moduler pour les amener vers des sphères plus abordables. Mais déjà il y a ce son qui fait un peu grincer des dents.

Le title-track est une autre satisfaction sur ce disque. Simple dans son idée, une mélodie qui fonctionne bien, un titre qui transpire le savoir-faire de RUSH. Et quand le groupe parle de "Ghost Rider", vous aurez compris que ce n’est pas de Johnny Blaze qu’il est fait référence, mais de l’expérience de Peart, qui était aussi physique que spirituelle, une véritable leçon de vie qu’il nous explique ici avec beaucoup d’humilité. En fait, on pourrait avoir un petit mot gentil pour chaque titre, on saluera la quatrième partie de "Fear", "Freeze", qui vient achever la tétralogie entreprise des années plus tôt.

On aimerait continuer à se montrer dithyrambique (ou du moins, à essayer de l’être) en avançant qu’il s’agit du premier album de RUSH à ne pas avoir de synthé depuis le moyen "Caress Of Steel" en 1975 et que certaines conditions d’enregistrement ont été très roots, dans des conditions quasi live. De ce fait, l’aspect Rock du disque transpire et s’avère très rafraîchissant. Mais il y a ce hic, cette production qui ne va pas, qui écrase complètement le son, qui ne permet pas aux morceaux de respirer comme ils devraient le faire. D’ailleurs, le groupe n’en sera pas satisfait vu qu’il ressortira l’album en 2015 en version remixée, pour un rendu bien plus intéressant. On avancera aussi le fait qu'à l'instar de ce qui a été fait sur "Test Of Echo", certains titres tournent un peu à vide, à la recherche de l'idée qui va faire mouche.

En l’état, l’écoute de ce disque est éreintante, voire déplaisante par moments. Et terriblement frustrante, vu que de nombreux morceaux ont un impact amoindri. C’en est presque indigne pour un combo de ce niveau, qui dégage une telle réputation d’excellence. Là, pour le coup, si vous faites découvrir RUSH à un néophyte avec cet album, vous risquez de croiser un regard chargé d’incompréhension et de déception. Utilisez plutôt "Counterparts" ou "Moving Pictures" si vous voulez des œillades pleines d’amour.

"Vapor Trails", c’est le disque de RUSH que l’on déteste critiquer, parce que l’on sait qu’il a un potentiel énorme et que celui-ci est complètement gâché par des choix de production douteux. Il marque néanmoins le retour de cette formation emblématique du Rock Canadien sur le devant de la scène après des années d’absence, quand l’existence même du groupe était mise entre parenthèses. "Vapor Trails" aurait mérité mieux. Plus de profondeur, un son qui ne soit pas inutilement compressé et complètement à côté de la plaque. Parce que ce disque, il aurait pu, il aurait dû représenter bien plus qu’un constat de semi-échec…

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   DARK BEAGLE

 
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- Geedy Lee (chant, basse)
- Alex Lifeson (guitare)
- Neil Peart (batterie)


1. A Little Victory
2. Ceiling Unlimited
3. Ghost Rider
4. Peaceable Kingdom
5. The Stars Look Down
6. How It Is
7. Vapor Trail
8. Secret Touch
9. Earthshine
10. Sweet Miracle
11. Nocturne
12. Freeze (part Iv Of 'fear')
13. Out Of The Cradle



             



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