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RUSH - Roll The Bones (1991)
Par DARK BEAGLE le 19 Mai 2017          Consultée 665 fois

Alors que l’explosion du Grunge n’était plus qu’une question de semaines, RUSH sort son quatorzième album studio, "Roll The Bones", avec sa pochette un peu quelconque. Les Canadiens poursuivent leur petit bonhomme de chemin, gardant un œil sur le rétroviseur tout en suivant l’avancée des musiques nouvelles. Pour ce disque, les musiciens décident toutefois de surfer sur le style abordé sur leur précédent essai, le correct "Presto". Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, nous retrouvons à nouveau Ruppert Hine aux manettes, accompagné par le groupe. Et cela explique certainement la très bonne tenue de cet album.

Si "Presto" abordait le sujet de la magie, "Roll The Bones" approche celui de la chance et du hasard (Neil Peart allait d’ailleurs connaître de grands malheurs quelques années plus tard…). D’où les dés qui forment un mur sur la jaquette et les bréchets de poulet dans le livret (là, il s’agit de faire un vœu et en fonction de comment il se brise en tirant dessus, le souhait se réalisera ou pas). Peart, batteur d’exception et parolier attitré du groupe depuis son arrivée au sein du groupe après le premier LP se renouvelle encore une fois au niveau des thèmes, en tentant malgré tout de conserver un soupçon de SF dans l’ensemble, souvent considéré comme le fil conducteur entre chaque album.

Musicalement, on est proche de ce que RUSH a essayé de faire avec "Presto", mais avec plus de réussite cette fois-ci. Le retour au Rock se fait ici plus tranchant, plus dur, même si les élans Progressifs sont assez rares. Au mieux saluerons-nous la dextérité des artistes dans leurs domaines respectifs, avec une mention plus qu’honorable au sous-estimé Alex Lifeson qui retrouve beaucoup de mordant au niveau de son jeu de guitare, ainsi qu’un feeling qui l’a toujours accompagné, mais qui a été un peu mis en sourdine dans la seconde partie des années 80, durant leur période synthés.

Ces derniers n’ont pas disparu pour autant. Ils sont cependant utilisés avec parcimonie et le plus souvent comme un adjuvant à la musique, même si parfois ils ne sonnent pas très bien et tirent un titre vers le bas ("Face Up" par exemple, qui perd pas mal de sa dynamique à cause des claviers aux sonorités un peu trop 80' qui viennent étouffer les tentatives d’envol de la guitare. Le morceau aurait mérité beaucoup mieux, un des gâchis de l’album).

Mais surtout, on retrouve un RUSH plus aventureux, qui n’hésite pas à sortir de sa zone de confort pour se frotter à nouveau à d’autres styles. On se souvient que le groupe abordait souvent des lignes Reggae à la fin des années 70 et au début des années 80. Ici, le groupe va se montrer plus groovy, avoir une approche parfois un peu plus Funky, quand ils ne vont pas tout simplement s’essayer au Rap un court moment (le speech de la chanson-titre, à ne surtout pas sous-estimer avec son refrain simple qui laisse parler la guitare acoustique de Lifeson).

Sans se montrer des plus virulents, les morceaux parviennent parfaitement à éveiller l’attention. L’instrumental "Where’s My Thing?" bien que court fait preuve d’une certaine nervosité. Même si on est loin de la justesse d’un "XYZ", l’effort est assez louable pour être signalé. "The Big Wheel" se veut également très accrocheuse, Geddy Lee chante à merveille dessus, sans en faire des tonnes, "Ghost Of A Chance" suit le même chemin, en plus mélodique. Mais c’est réellement "Dreamline" qui tient le haut du pavé, un morceau délicieux, une ouverture géniale, où l’on retrouve le RUSH capable de sortir des refrains catchy qui fonctionnent parfaitement, avec une guitare virevoltante et un rythme très soutenu.

"Roll The Bones" peut être considéré comme une renaissance artistique pour un groupe qui peinait à retrouver de sa superbe après quelques albums un brin mitigés. Les Canadiens entament les années 90 dans de très bonnes conditions, sans pour autant se laisser trop influencer par l’émergence du Grunge. "Nevermind" de Vous-savez-qui (ouais, NIRVANA, le Voldemort du Glam !) sortira quelques semaines plus tard, remettant en cause beaucoup de chose dans le petit monde du Rock. RUSH ne va pas être des plus inquiétés par cela, mais ils prendront bonne note des évolutions musicales de ces années 90 pour durcir le ton sur le monument "Counterparts".

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   DARK BEAGLE

 
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- Geddy Lee (chant, basse, claviers)
- Alex Lifeson (guitare)
- Neil Peart (batterie)


1. Dreamline
2. Bravado
3. Roll The Bones
4. Face Up
5. Where's My Thing ? (part Iv 'gangster Of Boats' Tr
6. The Big Wheel
7. Heresy
8. Ghost Of A Chance
9. Neurotica
10. You Bet Your Life



             



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